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2025-05-04

Bon appétit !
Tout le monde mange, depuis les aliments minuscules comme le nectar de fleurs pour le Bourdon terrestre Bombus terrestris

… les insectes en plein ciel que consomment les Martinets noirs Apus apus

… les insectes dans la végétation que mangent la Mésange huppée Lophophanes cristatus ou le Pinson des arbres Fringilla coelebs, ou encore des rongeurs ou même un serpent qui font le menu du Faucon crécerelle Falco tinnunculus.

Justement, un Faucon crécerelle Falco tinnunculus est venu se poser non loin de moi pour consommer le lézard fraîchement capturé, avant de se rendre compte de ma présence. Pourtant, je ne lui aurais pas disputé son repas !

Quand ils ne mangent pas, les oiseaux passent en vol :
Faucon crécerelle Falco tinnunculus

… Faucon pélerin Falco peregrinus

… Autour des palombes Astur gentilis

… Milan noir Milvus migrans

… Milan royal Milvus milvus

… et curieusement au-delà de 1800m d’altitude, un Pygargue à queue blanche Haliaeetus albicilla, immature. Cette espèce est parfois visible dans la région car il y a un programme de réintroduction à Sciex, au bord du lac, mais je ne m’attendais pas à en voir si haut.

Il y a ceux qui se baignent,
le mâle du Pinson des arbres Fringilla coelebs

… l’Orite ou Mésange à longue queue Aegithalos caudatus

… et le Pouillot véloce Phylloscopus collybita, qui a mis du temps à se jeter à l’eau …

… suivi par un jeune Merle noir Turdus merula.

Encore des photos de Mésange huppée Lophophanes cristatus, petit oiseau qui a un aspect très sympathique.

Des femelles de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros ont tourné autour de la maison …

… et j’ai compris qu’il y avait des projets de nids : j’ai trouvé des brindilles et de la mousse éparpillées sur mon balcon et deux ébauche de nid sur les poutres de l’avant toit. Pour l’instant je ne vais pas regarder de plus près pour ne pas déranger.

Autres nids, occupés, ceux des Milans noirs Milvus migrans. Encore au moins deux semaines à couver.

Et voilà un animal qui va souffrir du passage à un temps plus froid, cette Marmotte Marmota marmota qui prenait son bain de soleil du 1er mai.

2024-07-14

La chenille de la Zygène commune figurait parmi les photos de la semaine dernière. Voici le papillon.

Au rayon des plantes, voici quelques plantes vues en montagne, au-dessus de Tignes précisément.
J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé qu’un seul pied de Lis martagon et encore ses fleurs ne sont pas ouvertes.

Par contre la Joubarbe des montagnes est en pleine floraison, que ce soit par tiges isolées ou en gros massifs.

Je n’ai vu qu’une seule orchidée, mais quelles belles fleurs !

A plus de 200m d’altitude, les marmottes sont omniprésentes et très actives.

On trouve bien sûr les oiseaux habituels en montagne, comme la Linotte mélodieuse, dont le mâle arbore un poitrail bien rouge et une tache sur le sommet de la tête.

On trouve aussi le Traquet motteux, dont le mâle arbore de belles taches noires sur les yeux.

La femelle du Traquet motteux, comme les jeunes, a la tête grise. Un jeune s’est essayé à l’équilibre sur un fil de clôture et a finalement opté pour l piquet, plus stable.

Je n’ai pas souvent rencontré de Huppe fasciée en montagne. La présence de cet individu, très affairé à rechercher des insectes ou des vers, m’a laissé le temps de prendre plusieurs photos.

Cette série de photos d’une Grive litorne n’est pas impressionnante de qualité. C’est par contre une observation rare, les grives litornes nichant peu, même dans les Alpes, préférant les contrées nordiques.

Le passage d’un Faucon crécerelle a été la seule présence de rapace de la journée à Tignes.

Les rapaces sont bien présents à Lugrin. Pourtant les Milans noirs sont en train de partir en migration, les nichées étant terminées et les jeunes capables de voler (6è photo). Je suis préoccupé par le nid tardif dans le frène, il y a toujours au moins un oiseau au nid (7è photo). Quand va-t’il se décider à prendre son envol ?

Rapace encore, les Buses variables tournent sans cesse maintenant que le ciel compte moins de milans noirs. Le plumage de la buse en deuxième photo montre tout de même que la vie n’est pas de tout repos.

Rapace toujours, une femelle d’Epervier, je crois.

Encore un grive, relativement commune, la Grive musicienne. Elle a pris tout son temps pour boire, manger un petit quelque chose puis se baigner. Un régal à observer.

On voit bien que le Merle noir, ici un jeune, fait partie de la même famille que les grives, les Turdidés.

Celui-là de Merle noir, un mâle récoltant des vers, m’a inquiété. J’avais peur qu’il prenne une décharge électrique en passant dans les mailles de la clôture à moutons. Heureusement, il n’y avait pas de courant.

Sur la même clôture, c’est le mâle de la Pie-grièche écorcheur qui est venu se percher pour dominer les herbes où il capture insectes et sauterelles.

Au bain, un mâle de Fauvette à tête noire …

… et une jeune Mésange bleue.

Ce Geai des chênes se baignait dans le ruisseau, pourtant assez agité, et a pris son envol quand j’ai levé mon appareil pour le photographier.

Et pour finir, quelques images de Rougequeue noir.

2024-07-07

On débute au bord du Léman et on grimpe, jusque vers 2000m d’altitude.


Quelques Hérons cendrés viennent quotidiennement occuper les branches mortes d’un châtaignier, probablement parce que leurs perchoirs habituels sur les rives sont maintenant dérangés par les vacanciers pour l’été.

Une femelle de Merle noir venue boire et se baigner, …

… comme les jeunes Mésanges bleues …

… et la femelle de Fauvette à tête noire. Pour avoir une idée de la vitesse des mouvements des oiseaux, le déclenchement à 1/800è de seconde fige les gouttes d’eau mais pas les ailes !

Le nid de Milan noir le plus tardif est toujours occupé par au moins un jeune …

… alors que d’autres jeunes de l’année sont maintenant visibles en vol, reconnaissables au plumage frais très moucheté sur le dessus des ailes, entre autres.

La montagne cette semaine est une découverte autour du Roc d’Enfer, non loin de Morzine. En absence de nuages, la vue sur le Mont Blanc est belle.

Quelques papillons sont passés devant mon objectif, adultes ou encore sous forme de chenille.

Les fleurs en montagne ont toujours un peu de retard sur la végétation de la plaine, ce qui permet de voir encore des orchidées sauvages par exemple.

Les petits oiseaux étaient nombreux, pas tous identifiables, en voici quelques uns, identifiés.

On va vers les oiseaux un peu plus grands avec ce Chocard à bec jaune, qui vient de capturer un coléoptère.

Premier rapace : un Faucon crécerelle, à peine visible lorsqu’il passe devant la falaise.

Deuxième rapace, un Milan royal.

Troisième rapace : un Aigle royal. Regardez bien les trois premières photos, il est pourchassé par une Pie bavarde qui le contraint à prendre le large. le roi de la montagne serait-il déchu ?

Un peu le Graal pour qui fait de la chasse photo en montagne, un Gypaète barbu. Autant les autres rapaces me survolent avec une certaine indifférence, autant celui-ci a cerclé à faible hauteur dans le but évident de m’inspecter et de satisfaire sa curiosité. Le fait qu’il lâche une fiente en troisième photo n’a rien d’une menace ou d’un jugement, c’est un comportement tout à fait naturel.

La montagne est également fréquentée par des ongulés, dont les plus habituels sont les chamois.

C’est par contre la première fois que je vois des Mouflons. Il y a eu des ré-introductions pour la chasse dans les années 50 et quelques groupes familiaux se maintiennent tant bien que mal car l’animal est peu adapté aux rigueurs de la montagne. Certains animaux sont en pleine mue, ce qui explique des pelages un peu bizzares. Il y a des groupes rassemblant femelles et petits et quelques jeunes mâles …

… les mâles adultes se regroupant à l’écart.

Enfin, les Marmottes animent les alpages, tant par leurs déplacements que par les cris d’alarme.

Mais la plus amusante des animations est sans aucun doute celle due aux jeux des jeunes marmottes, de vrais lutins.

2022-07-17

Cette semaine a été peu productive en termes de photos.
Voici quelques images rapportées de deux journées à Tignes.

Autour de la station à 2100m d’altitude, la montagne est impressionnante, que ce soit par les glaciers ou les formes rocheuses.

C’est un environnement beaucoup trop « industrialisé » à mon goût, où les remontées mécaniques fleurissent plus vite que les plantes et où chaque pente est quadrillée de pistes, de ski ou de VTT. Pourtant des plantes assez rares trouvent des recoins pour fleurir.

On voit aussi que les oiseaux sont parfois sur un fond ou sur des perchoirs qui n’ont rien de naturel, ce qui n’empêche pas les nichées d’aboutir, vu les nombreux jeunes oiseaux.

De très nombreux insectes volent et sautent dans les herbes, dont voici deux spécimens très colorés. Entre le Grand nacré, le Moyen nacré et quelques autres paillons du type Argynis, la distinction ne peut se faire que par les motifs du dessous des ailes, on en reste donc là.

Quand à cette superbe sauterelle, je la soupçonne d’être très fraîchement extraite d’une mue pour briller autant.

Une espèce semble s’être très bien acclimatée à une présence humaine nombreuse et intense. Des terriers s’ouvrent au bord des pistes de VTT ou des chemins. Les bestioles sifflent presque en continu au voisinage des immeubles, mais les marmottes prospèrent, visiblement.
Les adultes prennent des airs blasés, sûrs de la stabilité de leur assise …

… alors que pour les jeunes, c’est le photographe qui est devenu le sujet d’observation.

Face à cette abondance de proies, il ne pouvait pas ne pas y avoir de prédateur. L’aigle royal a fini par être visible, bien que très loin. J’espérais le voir prendre son envol, surtout lorsque les Chocards à bec jaune sont venus le survoler de près pour l’intimider mais il n’a bougé que lorsque, lassé d’une longue attente, j’ai tourné le dos pour quitter mon point d’observation peu confortable.

Bien entendu, les photos de l’individu en vol sont plus lointaines que souhaitées. Les motifs sur et sous les ailes sont ceux d’un individu « subadulte », soit de 3 ans, si j’ai bien compris les subtilités de comptage des âges. En dernière image, il est survolé par un faucon, difficile à identifier.