2023-03-19

Ils sont revenus !
Après les passages des Milans royaux et des Buses variables en migration, les Milans noirs ont suivi.

Et maintenant, ceux qui vont passer ici la saison jusqu’à la mi-juillet, ont repris possession de leurs perchoirs favoris. Ils ne sont pas encore tous arrivés mais il y en a chaque jour un peu plus.

Autre rapace, l’Epervier d’Europe. A la façon dont certains volent, de manière décidée en suivant la rive du lac vers la Suisse à l’est, on se doute que ce sont des oiseaux en migration. Pour d’autres, qui cerclent dans des thermiques, il est difficile d’interpréter : oiseau local ou migrateur ?

Le hasard cette semaine m’a permis de prendre deux oiseaux en contre-jour. Un Rougegorge familier …

… et un Héron cendré.

Un autre ne m’a offert que son dos, un Pouillot véloce.

Des Merles noirs ont été plus coopératifs.

Dans les bois, voici une Sittelle torchepot …

… un mâle de Verdier d’Europe, occupé à grésiller du haut d’un mélèze …

… un Roitelet huppé …

… et une Mésange bleue. Je suis retourné observer quelques jours plus tard mais aucun mouvement. L’oiseau est-il en train de couver ou le nichoir potentiel n’a finalement pas été adopté ?

Autre mésange, la Mésange noire …

… et autre mésange encore, la Mésange charbonnière.

Parmi les autres oiseaux qui fréquentent la source, un mâle de Pinson des arbres …

… une petite troupe de Tarins des aulnes, dont les mâles ont des couleurs vives et une calotte noire bien marquée.

Mon camouflage et mon immobilité ont trompé quelques instants la vigilance d’une Pie bavarde, oiseau habituellement très méfiant au moment d’aller boire.

Corvidé comme la Pie, la Corneille noire du bord du lac n’a pas eu le coup de lumière nécessaire pour iriser le plumage.

La Bergeronnette grise parcourt les rives à la recherche de petites larves et d’insectes.

La Mouette rieuse m’a coûté un peu de patience pour réussir un cliché de face.

Deux Cygnes tuberculés en vol …

… sont passés juste avant un vol de Harles bièvres …

… pendant que les Fuligules morillons s’adonnaient à leur toilette …

… et que le Grèbe huppé ne s’inquiétait guère de son reflet.

Le parc de la Dranse à Amphion abrite une importante colonie de Héron cendré. Voici quelques images des oiseaux posés à la cime des grands arbres …

… ou en vol autour de leurs perchoirs.

D’autres oiseaux continuent à collecter des branches pour garnir leurs nids.

Mais cette concentration d’occupants provoque aussi des querelles de voisinage, très bruyantes. Le Héron cendré lance des cris et des grincements, peut-être doux à l’oreille de son partenaire mais assez peu mélodieux à mon goût.

2022-05-22

Les photos les plus extraordinaires qui restent dans ma mémoire sont les occasions ratées. Je partage celle-ci, très malheureusement floue : deux sangliers, dérangés par le chien, on t pris la fuite en traversant le chemin. Tout à coup, un marcassin à peine gros comme un chihuahua s’est élancé à son tour… Le chien en était encore à rechercher les bêtes dans les broussailles en contrebas.

Oublions les photos ratées pour passer à celles où la coopération active d’un animal est requise : les Milans noirs cerclaient en nombre un soir d’orage mais un seul a bien voulu passer devant l’arc en ciel éphémère. Ce n’est pourtant pas bien compliqué !

Passons à la distinction entre le mâle du Rougequeue noir et le mâle du Rougequeue à front blanc quand on ne voit pas la tête. il suffit de regarder la couleur de la poitrine : noir chez le R noir …

… et orangée chez le R à front blanc.

Encore quelques mâles, le Pic épeiche – barre rouge derrière la tête …

… le Pinson des arbres – couleurs vives …

… le Merle noir – noir, œil et bec jaunes …

… l’Hirondelle rustique – filets longs aux plumes de la queue …

… et l’Etourneau sansonnet – base du bec bleutée.

Quelques oiseaux « mixtes » : les Harles bièvres, mâle à tête vert foncé presque noir et femelle à tête rousse …

…le Serin cini dont le mâle est très jaune et la femelle un peu plus brune…

… le Chardonneret élégant – le mâle porte le masque rouge jusque derrière l’œil, donc toutes ces photos seraient de femelles …

… les Fauvettes à tête noire, mâle en noir et femelle en roux …

… et les Pie-grièches écorcheurs, les premières que je vois cette saison. Le mâle porte un masque noir sur les yeux et la femelle, brune, arbore un motif en écailles sur la poitrine.

Chez d’autres oiseaux la distinction n’est pas possible ou très difficile.
Chez le Héron cendré, on voit seulement la différence entre les adultes, encore occupés à améliorer le nid et les jeunes de l’année, comme cet « ado » sur la jetée.

Autre bâtisseur continu de nid, le Grand cormoran.

Le Pouillot véloce s’assure du lissage de ses plumes après un bain, rapide bien sûr.

Un Pigeon ramier est également venu s’abreuver et, peut-être se baigner mais le bruit du déclencheur l’a effrayé.

Deux Orites ou Mésanges à longue queue.

Un Faucon crécerelle en chasse.

Une Buse variable pourchassée par une Corneille noire.

Je me suis équipé plusieurs fois pour de la photo rapprochée. La passion de la photo doit être solidement ancrée pour passer de longues minutes accroupi ou à genoux – sur des cailloux pointus généralement – avant d’obtenir une image correcte. Les papillons du genre Argus ont la sale manie d’aller se restaurer sur les déjections animales, ce qui ajoute encore à l’inconfort du photographe.

Les deux papillons suivants sont là pour leur beauté car je n’ai pas su les identifier. Le premier est un Hétérocère, c’est à dire un papillon « de nuit » et ses antennes en plumeau indiquent un mâle. le deuxième, minuscule, présente les couleurs de l’arc en ciel sur son arrière train, quelle élégance.

Quelques « moustiques », tipules ou panorpes ?

Les dernières orchidées de prairies pour terminer cette publication. La chaleur les fait faner et il faudra monter en altitude pour en voir de nouvelles.

2021-10-31

Voici la star de la semaine : il s’agit d’un Héron cendré, un jeune de l’année d’après la couleur de la calotte – noire chez les adultes, grise chez les jeunes. Il est venu se poser sur des rochers non loin de moi puis s’est approché, une première fois par un vol court puis par une marche mélangeant gaucherie et grâce de ballerine, exhibition dont j’ai été le spectateur privilégié.

Le rivage est aussi fréquenté par de petits oiseaux, comme le Cincle plongeur, farouche et vif …

… ou le Troglodyte mignon.

J’ai également assisté à la pêche des Grèbes huppés, malheureusement d’assez loin. Les oiseaux dont le cou et la tête sont rayés sont des jeunes de l’année. Parmi les captures, on peut reconnaître une perche et, peut-être une lotte du Léman.

Plusieurs Grands cormorans sont passés sans s’arrêter, destination un lieu de pêche plus éloigné.

Les Goelands leucophée sont de grands oiseaux à la tête assez peu avenante. Les adultes ont le bec jaune avec une tache rouge. Les oiseaux immatures, jusqu’à la troisième année arborent un plumage plus brun et un bec gris.

La Mouette rieuse est en plumage hivernal avec sa petite marque noire derrière l’oeil. Le capuchon brun ne reviendra qu’au printemps prochain.

Au-dessus des prairies, les Buses variables continuent leurs passages migratoires. Il y a également quelques oiseaux qui semblent installés pour la saison.

AU fur et à mesure que les arbres se dégarnissent, les oiseaux sont plus visibles, comme le mâle du Pic épeiche.

Dans les châtaigniers, il reste encore assez de fruits pour que le Geai des chênes ait l’embarras du choix, avant de s’envoler avec un trésor à enfouir.

Au champ de tournesols par contre, les graines sont moins nombreuses et les oiseaux aussi.

Je n’avais encore pas vu de Pouillot véloce chasser les insectes dans les Buddleia, arbres à papillons. Cet arbuste colonise progressivement les rives du lac, les talus et les haies, au détriment des espèces locales. Au moins, des oiseaux y trouvent leur compte.

Cet arbre à papillons attire les Vulcains mais pas les Bronzés, semble-t-il.

La semaine se clôt avec un bel Ecureuil roux.

2021-01-31

Petite semaine photographique, avec des averses fréquentes. Les oiseaux sont le plus souvent à l’abri mais ils se montrent à la moindre éclaircie et commencent à chanter si le soleil perce, même très peu.

Commençons par des oiseaux communs, les Moineaux domestiques

Le Rougegorge familier m’a également offert de belles poses.

Les Mésanges bleues sont aussi communes mais j’ai pu en photographier une en chasse aux insectes, en vol.

La Grive draine, comme toutes les grives, ne se laisse pas approcher mais parfois elle fuit trop tard et a été prise en vol.

Le Pic épeiche a aussi pris son envol lorsque j’étais assez près pour un déclenchement.

Ce grimpereau , très occupé à rechercher des insectes dans l’écorce d’un chataignier, ne s’est pas inquiété de ma présence. D’après son ongle postérieur, court, et le motif du plumage, ce serait un Grimpereau des jardins.

Sur le lac, de grands rassemblements de Grèbes huppés se forment avec 150 à 200 oiseaux qui dorment, pèchent ou font simplement des va et vient. Dans les endroits calmes des couples esquissent des bribes de parades nuptiales.

Les Grèbes castagneux s’occupent avant tout de plonger sans relache pour pêcher de petits poissons. La formation de couples viendra plus tard.

Les mâles des Nettes rousses siestent avec le bec sous l’aile mais surveillent tout de même la femelle qui est sous les branchages. Il s’agit de ne pas laisser passer sa chance !

Les Fuligules morillons sont bien actifs pour séduire les femelles : plusieurs mâles accompagnent une femelle dans tous ses déplacements, y compris lorsqu’elle plonge. Parmi les signaux de séduction, à part le plumage noir et blanc, il y a la huppe derrière la tête et l’oeil jaune vif.

Mais voilà un individu atypique : l’oeil n’est même pas jaune terne et la face est blanche. Ce pourrait être un jeune né en 2020, qui ne prendra son plumage définitif qu’en deuxième année.

Ce Héron cendré semble méditer sur son sort : pourquoi n’est-il pas parti en migration vers le sud comme beaucoup d’autres … Sale temps sur les rives du Léman !

2020-11-29

A nouveau une petite semaine en termes d’observations, bien que les déplacements soient plus libres depuis 2 jours. La grisaille domine et il est probable que pas mal d’oiseaux montent un peu plus haut dans la montagne pour trouver le soleil et de quoi manger.

Les distances et les durées de déplacement étant plus souples, je suis parti à la chasse au martin-pêcheur… J’en ai vu à cinq reprises mais aucun ne s’est arrêté suffisamment longtemps pour une photo. Je me suis donc contenté des Fuligules morillon, dont le vol sifflant annonce l’arrivée avant qu’ils se posent dans de grandes éclaboussures.

Plus loin au bord du lac, un Grèbe huppé s’est ébroué les ailes …

… et un jeune Cygne tuberculé est venu me voir de près.

Les Hérons cendrés ne se sont pas approchés mais m’ont survolé à distance photographiable.

Les grands cormorans, une fois la pêche en groupe terminée, vont se poser sur des roches du rivage pour se sécher, tout en observant avec méfiance toute personne qui s’approche de leur perchoir.

A l’intérieur des terres, voici une femelle de Faisan de Colchide, avec son camouflage très efficace dans les bois, moins dans les prairies.

Quelques Mésanges à longue queue ont tourné autour de la source avant d’aller boire et se baigner.

Boire, c’est ce que fait cette Mésange bleue : on devine la goutte d’eau dans le bec.

Celui-ci se baigne, c’est un Roitelet huppé. En se penchant sur l’eau et en vibrant ses ailes, il fait passer de l’eau jusqu’à son dos. Ensuite, il va se lisser soigneusement les plumes en se posant sur une branche.

Le Roitelet triple bandeau a attentivement observé la scène mais n’est pas allé se mouiller. Je suppose que c’était dû à ma présence et non au fait qu’il pouvait être un individu crasseux.

Un Pic épeiche, femelle (pas de rouge sur la nuque).

Il y a de nombreuses Grives draines dans les prés mais elles sont très difficiles à approcher pour la photo.

J’ai aperçu plusieurs Buses variables mais pour l’instant, une seule me semble installée pour l’hiver car j’en revois une chaque jour dans la même zone.

Et pour terminer, voici les photos obtenues au piège photo, remis en service à proximité d’un tas de pommes gâtées, déposé en bas du jardin.