2024-01-21

Les Grands corbeaux étaient encore présents cette semaine mais moins nombreux et moins acrobatiques dans le ciel.

Par contre, ils se sont montrés très territoriaux, comme a pu le constater le Milan royal venu se reposer dans un châtaignier. Il en a été vite chassé.

La même mésaventure est arrivée à un Autour des palombes, qui a été contraint à de nombreux changements de direction avant que son poursuivant ne lâche l’affaire.

J’avais déjà vu ce rapace en début de semaine, lors d’une tentative ratée de prédation sur un groupe de pinsons. La prise de vue avait rendu l’identification difficile mais les stries sur la poitrine sont celles d’un Autour des palombes en plumage juvénile.

Lorsque ce même type de rapace a été harcelé par le Grand corbeau, j’ai pu obtenir quelques images de meilleure qualité, c’est bien un Autour des palombes en plumage juvénile. Impossible de dire toutefois s’il s’agit du même individu.

On reste dans les rapaces, avec ces Milans royaux, dont le premier porte une balise. En juin 2023, 10 de ces oiseaux ont été équipé dans les Pyrennées et 21 autres dans les Vosges dans le cadre d’un programme de suivi.
Pour plus d’infos sur les positions, copiez le lien dans un autre onglet de votre navigateur https://www.life-eurokite.eu/fr/carte-de-telemetrie.html.
L’individu en deuxième photo semble porter une bague.

Mais où est-ce que j’ai mis ma carte de crédit ?
Au jeu des légendes, il pourrait y avoir une foule de possibilités pour cette image d’un Pigeon ramier.

A cette saison les Roitelets huppés sont très difficiles à voir car ils passent leur temps dans les branches des sapins ou courent dans les lierre.

D’autres oiseaux, heureusement, préfèrent la cime des arbres, comme le Grosbec casse-noyaux …

… les Pinsons du Nord …

… ou les Grives litornes.

Les mésanges ou le rouge-gorge se promènent à tous les étages, en fonction de la présence d’insectes à picorer.

Un Pic épeiche, mâle, prospecte le tronc d’un mélèze.

Au bord du lac, un Cincle plongeur guette depuis les rochers.

Les rassemblements de Grèbes huppés indiquent généralement la présence de poissons. En tous cas, ils plongent sans cesse.

Les Harles bièvre, mâle à tête vert foncé et femelle à tête rousse, commencent à former des couples.

Chez les Cygnes tuberculés, c’est soit une querelle territoriale soit une tentative, un peu brusque, de séduction.

2023-11-19

Un petit air de Canada dans les prés de Lugrin …

… et une compensation aux averses fréquentes et nombreuses.

Puisque nous sommes dans les enrochements en bord de lac, voici un couple de Canards colvert.

Le Cincle plongeur est facilement observable, depuis que les plages de galets sont libérées des baigneurs et de pas mal de promeneurs.Celui qui a une petite plume blanche sur l’arrière de la joue s’est montré à deux jours d’intervalle. Curiosité de cet oiseau, il a aussi la « paupière » – membrane nictitante – blanche.

Quelques autres oiseaux du lac, Grand cormoran …

… Héron cendré …

… Grèbe huppé …

… Fuligules morillons, sous la pluie …

… et Harles bièvres, femelles à la tête rousse et mâles à la tête vert presque noir.

Plusieurs Mouettes rieuses sont passées assez près de moi. Lorsque le dessus de l’aile porte des motifs bruns, il s’agit d’un individu immature. Quand l’aile est bien marquée de gris et de noir, c’est un individu adulte. En dernière photo, un groupe éloigné de Mouettes rieuses pêchant, dont l’une a capturé un petit poisson.

Les couleurs de plumage indiquent aussi chez le Goéland leucophée, l’âge et la maturité.Le groupe de trois oiseaux qui se pourchassent est donc composé « d’ados ».

Pour revenir aux oiseaux « terrestres », une femelle de Merle noir s’adonne à l’activité principale de son espèce : remuer feuilles et herbes pour chercher des vers et insectes. C’est un oiseau qui accélère le processus naturel de compostage.

Sans commentaires particuliers, des Pouillots véloces …

… une Corneille noire …

… et un Pinson des arbres, femelle.

Je pense qu’il s’agit d’un Grimpereau des jardins : ongle postérieur court, marques blanches bien nettes à la pointe des ailes.

J’ai été intrigué par le manège de cette Mésange bleue, fouillant derrière le crépi d’un muret. Je crois qu’elle en a extirpé un cocon d’araignée, cocon qui protège la ponte.

Fin de la semaine avec quelques « mouches » sur des fleurs de Grande astrance.

2023-01-08

De cette première semaine de l’année, je rapporte des photos prises depuis le lac jusqu’en montagne, mais sans un millimètre de neige – tout a fondu, même au-dessus de 2000m. Préparez vous pour 1000m de dénivelé environ, courage.

Les Canards colvert sont nombreux sur les rives mais pas encore en querelles de formation de couples. Ce sera pour plus tard au printemps.

Autres canards, les Harles bièvres ou Grands harles. Les mâles ont pris la teinte saumonée du poitrail, plumage nuptial, et quand ils ne font pas la sieste, ils passent une partie du temps à poursuivre des femelles.

Un Goéland leucophée ….

… et un Héron cendré complètent la faune du lac.

Ce bois flotté n’est pas tombé à cause des intempéries, on y voit bien les traces de dents des castors. Je n’ai encore jamais vu que ce genre de traces, il me reste à trouver les animaux proprement dits.

A l’étage des prairies et des bois, les températures très clémentes ont incité les écureuils à sortir de leur cachette hivernale pour aller retrouver les noisettes,noix et glands qu’ils ont enterrés à l’automne.

A ce même étage des pentes au-dessus du lac, un Rougegorge s’est posé jsute devant moi.

Les Mésanges bleues sont hyperactives à la recherche du moindre insecte dans les buissons …

… tout comme l’Orite (ex- Mésange à longue queue).

Les prairies et les haies sont les lieux où l’on peut voir les grives, dont la Grive draine.

De temps à autres, il y a un survol de Buse variable, souvent pourchassée par des corneilles.

On monte encore, dans les forêts au-dessus des villages, pour apercevoir dans la pénombre des bois une compagnie de sangliers …

… ou entr’apercevoir une biche dissimulée par les arbres.

Et enfin, plus haut, au-dessus des forêts vers 1000m, c’est le domaine des chamois. Deux d’entre eux étaient en-dessous de moi, une femelle et son petit au-dessus et le dernier, assez proche, à peine au-dessus de moi. Si vous vous demandez s’il va pouvoir mettre toutes ses pattes sur le petit bout de rocher, rassurez-vous, il y est très bien parvenu et a poursuivi son chemin sans hésitation.

2022-02-27

Il y a ici deux semaines de photos, récoltées à Lugrin, aux Grangettes (réserve naturelle à l’embouchure du Rhône dans le Léman) et en région toulousaine. Elles sont donc présentées avec mention du lieu, même si certaines espèces sont visibles en toutes régions.

Lugrin : une Buse variable a pris son envol non loin de moi et a cerclé tranquillement pour prendre de l’altitude.

Lugrin : la Sittelle torchepot fréquente le troncs à la recherche d’insectes mais utilise aussi les fissures des branches de châtaignier comme enclume pour briser les coques de noisettes qu’elle peut encore trouver. Et elle y met de la force !

Lugrin : un grimpereau enfin identifiable. C’est un Grimpereau des jardins – ventre un peu « sale », « marches » régulières du motif de l’aile, ongle postérieur court, etc…

Lugrin : un Pic vert est passé dans le champ de l’objectif et je n’ai eu qu’à déclencher. Il a un soupçon de rouge dans la moustache sous le bec, c’est donc un mâle.

Région toulousaine, Fontenilles : les Etourneaux sansonnets sont nombreux et bruyants. Ils ont leur plumage nuptial, noir tacheté. Les attitudes en vol sont énergiques mais pas toujours rectilignes.

Région toulousaine, Fontenilles : le tas de fumier d’un centre équestre attire divers oiseaux, dont le Rougequeue noir. Celui-ci est une femelle ou un immature né l’année dernière.

Région toulousaine, Fontenilles : autre visiteur du tas de fumier, le Cochevis huppé, proche parent des alouettes.

Région toulousaine, Fontenilles : les Hérons garde-boeufs sont revenus de migration. Par contre il semble qu’ils aient besoin de se réchauffer les pattes, sur les panneaux solaires.

Région toulousaine , Fontenilles: quelques Pipits, qu’on voit peu à Lugrin, sont passés dans le ciel mais je ne saurais préciser l’espèce.

Région toulousaine, Fontenilles : celui-ci est identifiable, c’est le Pipit farlouse.

Région toulousaine, Fontenilles : aucun doute possible pour cet oiseau à la tête noir et au corps orangé, c’est le Tarier pâtre mâle.

Région toulousaine, Fontenilles : voici le premier Pouillot véloce que je vois cette année et, à la chasse aux insectes, on voit que son nom est mérité.

Région toulousaine, Fontenilles : j’ai trainé le long d’un ruisseau – l’Aussonnelle – et deux chevreuils effrayés par des coups de fusil lointains sont venus vers moi avant de changer de direction. Les arbres m’ont géné et une seule photo est acceptable.

Région toulousaine, confluence Arriège-Garonne : un Faucon crécerelle était en chasse. Le suivre quelques instants procure de belles images. La tête grise indique un mâle.

Les Grangettes : le canal du Vieux Rhône est un lieu où de nombreuses espèces sont visibles. Voici une Gallinule poule d’eau. Son bec doit encore virer au rouge pour la saison des nids.

Les Grangettes : le Grèbe castagneux continue à défier ma technique de photographie. Un jour j’en réussirai des photos nettes.

Les Grangettes : les Grèbes huppés ont commencé la formation des couples, avec quelques mouvements de parade. Ils accomplissent des mouvements de tête, soit simultanément soit l’un après l’autre, face à face. Si un intrus approche, il y a des attitudes menaçantes comme de foncer en avant, la tête au ras de l’eau. Quand les oiseaux sont assez proches, on voit qu’ils ont un magnifique œil rubis.

Les Grangettes : une autre espèce a l’œil rouge, c’est le Foulque macroule. L’un d’eux est venu poser assez près.

Les Grangettes : il n’y a pas que de l’eau mais aussi de grandes étendues de cultures. De grands oiseaux blancs ont attiré mon attention. Ce sont des Cygnes tuberculés qui sont allés brouter des herbes tendres. Sur la deuxième photo, on voit un immature, à la tête brunâtre.

Les Grangettes, Léman : retour à l’eau avec les Harles bièvres, mâles à la tête verte.

Les Grangettes, Rhône : une femelle de Harle bièvre a pris son envol pour aller chasser plus loin. Elle a pris un poisson, qu’il lui a fallu avaler rapidement sous la menace d’un goéland.