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2025-05-18

Les orchidées sont toujours en fleur dans les prairies et, chose curieuse, je n’y vois pas beaucoup de butineurs ou de pucerons parasites.

Des butineurs, on en trouve facilement sur d’autres fleurs, que ce soient des abeilles …

des papillons « de jour » …

… ou des papillons « de nuit ». En photos 2 et 3, il s’agit d’un regroupement de mâles aux antennes plumeuses autour d’une femelle aux antennes en fil.

Depuis plusieurs jours, un Xylocope violet Xylocopa violacea s’affaire sur une fissure d’un poteau électrique, probablement pour préparer une loge de ponte. Le pauvre est harcelé sans cesse par une petit guêpe qui veut absolument le faire partir. Le ballet des deux insectes est incessant, que d’énergie gaspillée !

En parlant de ponte, chez bon nombre d’oiseaux, non seulement la ponte a eu lieu mais la couvaison est aussi terminée. Il y a dans un des nichoirs fixés au murs chez moi, une nichée de Mésanges charbonnières Parus major. Le mâle – bandeau pectoral noir épais – et la femelle – bandeau pectoral fin et discontinu – se relayent à un rythme soutenu pour calmer les appels des affamés. Régime riche en protéines : araignées, chenilles et larves diverses, le tout prélevé dans mes arbres fruitiers, merci.

Voici une nichée de Sittelle torchepot Sitta europaea, où on voit un oisillon venir chercher sa becquée. On peut voir aussi que le trou, une ancienne loge de pic, a été maçonné avec de la boue pour s’ajuster à la taille de l’oiseau. C’est de là que viendrait le nom de « torchepot » car l’oiseau fait un torchis de paille et de terre.
Les images sont de qualité médiocre en raison de mes réglages maladroits en situation de très faible lumière.

Voici les Milans noirs Milvus migrans obligatoires de la semaine. Les nids sont tous masqués par la végétation, mais j’ai l’impression, au nombre d’oiseaux en vol, que certaines couvaisons ont pris fin.

Une image juste pour montrer l’écart d’envergure entre un Martinet noir Apus apus et un Milan noir.

Les Corbeaux freux Corvus frugilegus, nouveaux arrivants à Lugrin cette année, sont plus nombreux que je ne le pensais ces dernières semaines.

Un Pouillot véloce Phylloscopus collybita est posé en chanteur solitaire au bout d’une branche.

Au point d’eau, il y a des Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris

… du Rougegorge familier Erithacus rubecula

… du Moineau domestique Passer domesticus, aussi vu sur des fils …

… du Serin cini Serinus serinus, mâle, celui-ci aussi vu chantant sur un fil …

… du Chardonneret élégant Carduelis carduelis, moins élégant au moment du bain …

… un oiseau impossible à identifier pendant son bain, qui s’avère être une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla

… et une Orite, Mésange à longue queue, Aegithalos caudatus qui semble me demander l’autorisation de se baigner.

Voici maintenant les observations rapportées de la réserve de la Dranse à Thonon, et de la réserve des Grangettes, à l’embouchure du Rhône dans le Léman.

A la réserve de la Dranse
Une Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus, oiseau migrateur qui niche dans les roselières.

Les Nettes rousses Netta rufina sont en pleine saison de formation des couples. Comme il y a plus de mâles que de femelles, on voit souvent ces attroupements d’une dizaine de mâles autour d’une femelle – pas loin du harcèlement !

T’as une belle tête !
J’ai pu prendre quelques photos d’assez près de Nette rousse mâle …

… de Fuligule morillon Aythya fuligula, mâle …

… de Foulque macroule Fulica atra

… et surtout de Grèbe huppé Podiceps cristatus.

A vol d’oiseau, surtout de Grand cormoran Phalacrocorax carbo, la réserve des Grangettes est assez proche, allons-y.

Les Grangettes.
La réserve consistant en une grande zone humide , c’est un paradis pour les libellules de toutes tailles et couleurs. Il me reste à les identifier.

La Bergeronnette grise Motacilla alba aime bien vivre à proximité de l’humidité, où elle trouve larves et insectes pour se nourrir.

Les Pie-grièche écorcheurs Lanius collurio sont de retour de migration pour la saison de reproduction, voici un mâle.

De retour aussi pour la reproduction, ce sont les Tariers pâtres Saxicola rubicola, femelle sur les trois premières images, mâles sur les deux dernières.

Et voici un mâle de Pic épeiche Dendrocopos major, dont la barre rouge de la tête est difficilement visible en photo 1.

Les Grèbes huppés Podiceps cristatus sont très nombreux aux Grangettes et assez peu farouches, même lorsqu’ils sont au nid.

Cette grenouille est soit une Grenouille verte ou une Grenouille rieuse, j’ai de la peine à distinguer. Ce qui est certain c’est qu’elle constituent un aliment de choix pour …

… les Hérons cendré Ardea cinerea, très nombreux aussi et peu farouches. L’un d’eux s’est laissé tirer le portrait alors que j’étais à découvert.

Et maintenant il est temps de faire une petite sieste !
Regardez bien, il a les yeux fermés, il dort.

2024-03-10

Cette semaine débute sur une séquence attristante. Les Grèbes huppés ont une cour très complexe, dont fait partie l’offrande réciproque de cadeau. Le plus souvent il s’agit d’une grande herbe aquatique. Ici, c’est malheureusement un déchet de plastique.

Parmi les figures de la cour, il y a les nombreux face à face avec hochements de tête, lissage de plumes, etc. Bien que les sexes soient semblables, je trouve que les deux dernières images sont très « macho » : nage avec une patte en l’air et roulement des mécaniques avec les « poings sur les hanches ».

Chez les grèbes, il y a aussi le Grèbe castagneux, tout petit mais vorace consommateur de petits poissons.

Les Foulques macroule ont une parade simple : un peu de poursuite, quelques appels bruyants. L’accouplement est extrêmement bref, quelques secondes à peine.

Les Hérons s’interpellent avec des espèces de croassements et des claquements de bec. Difficile de savoir s’ils tentent d’intimider un voisin ou de séduite un partenaire, la situation des nids tout en haut de grands arbres empêche de bien voir ce qui se passe.

Les Harles bièvre mâles -tête vert sombre, qui ont suivi des femelles tout l’hiver, semblent s’y intéresser moins ces jours-ci. Ils ne s’occupent pas des nids ou des petits, partant vers d’autres lieux une fois que la reproduction est assurée.

Pour les Fuligules morillon, la séduction semble réservée aux plans d’eau calme. Quand ils sont sur le Léman, c’est pour la pêche. Mâles en blanc et noir, femelles brunes, mais tous les adultes ont l’œil jaune vif.

Un Grand cormoran est passé très près, arborant son plumage nuptial presque complet. Joue jaune, plumes blanches sur la tête et sur le cou, il ne manque que la crête de plumes noires sur la tête.

Le mâle du Canard chipeau a un plumage nuptial discret en comparaison à d’autres canards, mais quelle élégance et quelle complexité quand on voit les détails.

Autre oiseau aquatique, la Poule d’eau, aux pattes extraordinaires par les couleurs et les dimensions.

A terre aussi, les oiseaux chantent les territoires et la recherche de partenaires.
C’est le cas des Rougegorges que l’on entend partout dans les haies et les bosquets.

Les Etourneaux sansonnets ont pris leur plumage nuptial et vont bientôt nicher.

Les Buses variables continuent de passer en migration – 19 comptées en deux heures une après-midi – mais je ne sais pas si la poursuite que j’ai photographiée est une parade ou une intimidation.

Ce qui est certain par contre, c’est que les Corneilles noires ont jugé qu’une Buse était indésirable sur leur territoire. Cette dernière a dû battre en retraite.

Le Milan royal est en migration mais peu d’individus passent à portée d’objectif.

Si le Pic épeiche est repérable dans les arbres dès qu’il bouge …

… il n’en va pas de même pour le Grimpererau !

Les Mésanges bleues sont très actives, à la recherche de nourriture surtout. Elles se nourrissent de bourgeons et de fleurs, apparemment.

Une Mésange huppée, apparition peu fréquente, retrouve des faines de hêtre qui subsistent après l’hiver.

Une Mésange nonnette, à la recherche d’insectes sur l’écorce et dans la mousse, s’interrompt pour me jauger.

Les Ecureuils roux sont sortis de leur torpeur hivernale et courent dans les arbres et au sol pour se nourrir.

Fin de cette semaine sur une image de violettes, pas violettes ….

2024-01-28

Cette semaine, en suivant la météo, les comportements de la faune ont alterné entre hiver et printemps :
les Grands corbeaux ont poursuivi leurs consolidations de couples, à grands cris rauques – activité d’hiver …

… les Grives litornes se regroupent par deux pour grésiller dans les arbres – activité d’hiver …

… pendant que quelques abeilles venues d’une ruche bien exposée au soleil commencent à butiner les chatons de noisetier, plutôt printanière comme activité.

Une paire de Canards colvert, femelle suivie d’un mâle, exhibent le miroir vert sur leurs ailes.

Alors que des bandes de Fuligules morillons vont d’un lieu de pêche à leur lieu de repos, apparemment encore peu occupés à la parade et à la formation de couples …

… chez les Grèbes huppés, il y a de très nettes amorces de parade. Sur les trois dernières photos, un des oiseaux n’a pas de collerette sur le cou. Rien à voir avec le sexe ou l’âge, il n’a juste pas encore son plumage nuptial, ce qui n’empêche en rien la séduction.

Bon, chez les Grèbes huppés, il y a aussi ceux qui préfèrent la sieste à la difficile recherche d’un ou une partenaire.

Les mâles de Harles bièvre ont leur plumage nuptial mais ils semblent s’occuper avant tout de pêcher, pourtant les femelles sont là avec leur brushing bien travaillé !

Des Hérons cendrés reviennent inspecter la cime des arbres où se trouvent les nids de l’année dernière. Je ne sais pas s’ils reprennent possession de leur nid année après année ou s’ils piratent le premier nid qu’ils trouvent à leur convenance.

Un Cincle plongeur est venu se poser sur un rocher et a chanté, trilles discrets mais mélodieux, soit pour affirmer sa présence soit pour attirer un congénère. Il m’a offert en tout cas de belles poses.

Un autre Cincle, posé aux aguets sur un muret, s’est lancé avec succès dans une séance de chasse-pêche.

Avec le décollage du Grand cormoran, quittons les oiseaux lacustres.

On commence par la cime des arbres avec un Grimpereau des jardins …

… et une Sittelle torchepot.

Plus bas dans les branchages, on trouve une Mésange à longue queue ou Orite …

… et une femelle de Pinson des arbres.

Les broussailles sont le domaine, entre autres, du Roitelet à triple bandeau.

On me taquine parfois sur mon comportement de voyeur vis à vis des oiseaux. Soyez rassurés, il y en a qui prennent leur revanche, comme ce Merle noir.

Et fin de la publication avec les rapaces, d’abord une Buse variable …

… ensuite une femelle d’Epervier d’Europe …

… et enfin un Faucon pélerin.

2023-09-17

Ce n’est pas la première fois que je présente des photos d’un Grèbe huppé apportant un poisson à un jeune …

… mais je n’avais encore jamais vu l’adulte reprendre le poisson, probablement trop gros pour le gosier du jeune, et l’avaler malgré les cris de protestation de son rejeton.

Puisqu’on est en bord de lac, voici un Goéland leucophée de l’année avec son plumage brun.

Bien qu’elle soit assez bruyante, la Mouette rieuse est, à mon avis, un oiseau plutôt élégant.

Cet ado pas encore très gracieux est un jeune Cygne tuberculé sorti de l’oeuf cette année.

Dernier oiseau vu au bord du lac, à la recherche de quelque nourriture, une Corneille noire.

Les Orites ou Mésanges à longue queue, discrètes dans le feuillage dense, commencent à être plus faciles à voir avec la chute des feuilles due à la sécheresse ou, malheureusement, à la mort de certains arbres.

Le Chardonneret élégant est un oiseau très coloré et pourtant difficile à distinguer dans la végétation. Comme aucun des oiseaux n’a la tête franchement rouge voire sans plumes rouges du tout, il s’agit d’une bande de jeunes de l’année.

Le Pipit des arbres se fait rarement voir autour de chez moi et c’est donc un plaisir de pouvoir en capturer un en photo.

Le Pouillot fitis a été plus fréquent par le passé mais je l’ai peu vu cette année. C’est aussi avec plaisir que je l’ai revu.

Un Rossignol philomèle, pendant ses derniers jours dans la région avant son départ en migration vers l’Afrique …

… un Gobemouche noir …

… une Mésange nonnette …

… et un magnifique Rougequeue à front blanc ferment le bal pour cette semaine.

2022-10-23

Cette semaine, partons des rives du Léman vers les hauteurs, avec en premier un Grèbe huppé …

… puis un Grand cormoran perché …

… et un Martin pêcheur pressé.

Viennent ensuite les oiseaux des prés et des haies, dont les mésanges…

une Orite à longue queue – qui n’est plus nommée la Mésange à longue queue …

… un Chardonneret élégant …

…et un Rougegorge familier.

Cet oiseau est moins commun sur mes terrains de chasse photo, c’est le Pipit des arbres.

Dans les arbres, justement, il y a le Pic épeiche – ici un mâle avec une bande rouge à l’arrière de la tête …

… et le Pic épeichette, pas plus gros qu’un pinson.

Le Faisan de Colchide se promène dans les prés, pas très au courant des dangers de la nature sauvage, puisque c’est un animal régulièrement lâché par les chasseurs. Il a des plumes joliment irisées sur le cou et la nuque. Autrement, je trouve que c’est un volatile peu intéressant.

A toutes les altitudes, on voit des Buses variables, puisque la migration d’automne se poursuit.

Là, on est en montagne, en témoigne la présence de trois chamois dans les rochers.

Dans le même massif rocheux – Mont César – une silhouette massive posée sur un arbre mort : l’Aigle royal. Impossible de dire si celui pris au perchoir et celui pris en vol sont des individus différents ou le même. Celui en vol, en tout cas, est un adulte.

Les Chocards à bec jaune sont les acrobates de la montagne, passant en bandes en piaillant sans cesse.

Clôture de la semaine sur des champignons de saison. L’Helvelle crépue, aussi appelée Morille d’automne, était considérée comestible – sans être gustativement un régal – et a récemment été classée dangereux en raison de la présence d’une toxine. Les Armillaires couleur de miel sont jolies, mais comme de nombreux champignons qui colonisent les racines des arbres malades ou morts, elles ne sont pas comestibles.

2022-02-13

Les nuits sont encore froides mais certaines journées ensoleillées ont réchauffé l’air et la terre, faisant sortir d’hibernation ces jolis papillons qui se nomment Petite tortue.

Le Milan royal a débuté sa migration pré-nuptiale mais je n’avais pas encore réussi à en photographier. C’est maintenant chose faite avec cet individu tout à fait typique : queue échancrée, corps roux et ailes aux motifs bien marqués.

Les Etourneaux sansonnets sont déjà en plumage nuptial – noir tacheté- mais il leur manque encore les reflets bleu-vert pour que le tableau soit complet.

Le mâle du Merle noir voit son bec passer du jaune un peu terne à l’orange vif, comme son cercle oculaire. La femelle reste toujours plus terne.

La femelle du Pinson des arbres présente tout de même un peu de couleur sur le dos. Le mâle de son côté prend des teintes de plus en plus marquées que ce soit sur l’orangé de joues ou le gris de la tête et des épaules.

Chez la Mésange charbonnière, la couleur ne change guère. par contre, j’ai enfin pu photographier, sans doute possible, un mâle en première photo. La bavette noire qui descend en s’élargissant en est le signe. Les deux autres photos sont là pour montrer la vitesse à laquelle ces oiseaux sont capable de décoller, la troisième photo est prise au 1/1600è de seconde. Même les gouttes d’eau sont figées mais pas l’oiseau.

Sur le lac, la majorité des Grèbes huppés somnole, en petits groupes. Certains ont tout de même débuté les mouvements de parade, face à face et en synchronisation.

Les Grèbes castagneux, reconnaissables à leur postérieur qui fait comme un tutu, sont aussi en groupes mais actifs, sans cesse à plonger pour pêcher.

Les Harles bièvres étaient plutôt calmes, pas de poursuites à la nage ou en vol. La femelle en dernière photo a la tête très hérissée, ce qui est une marque de tension mais sans raison que j’ai pu voir.

Toujours au bord du lac, une Bergeronnette des ruisseaux s’est posée quelques secondes, avec son beau plumage jaune vif.

Un peu plus loin, un Grèbe huppé a capturé un poisson de belle taille. il faut d’abord l’assommer puis le tourner afin de pouvoir l’avaler, tête en premier.

Un bref moment en montagne, vers 1000m, m’a donné l’occasion de capturer une scène de querelle entre un Grand corbeau et une Corneille noire. Même si les contrastes sont trop marqués pour voir les détails des oiseaux, on voit bien la différence de gabarit. Sur l’avant dernière photo, on voit aussi que les deux oiseaux, acrobates confirmés, volent sur le dos.

J’ai eu cette semaine la surprise de pouvoir approcher deux Buses variables, habituellement farouches. La première m’a laissé contourner son arbre perchoir …

… et la deuxième était trop préoccupée à maintenir son équilibre sur le câble électrique pour s’inquiéter de ma présence un tout petit peu au-dessus d’elle.

Pour terminer cette édition, voici deux oiseaux assez rares et que je trouve magnifiques, même si je ne veux pas introduire une quelconque hiérarchie entre les animaux que j’observe.

Le premier est le Grosbec casse-noyaux, habituellement à la cime des arbres. Celui-ci est descendu boire au point d’eau et il m’a fallu de longues minutes d’immobilité pour qu’il se décide à sortir du roncier.

Le deuxième est le Bouvreuil pivoine, dont j’ai vu le mâle et la femelle – discrète – dans un cerisier. On voit que le mâle mange un bourgeon, ce qui fait effectivement partie de son régime alimentaire.

2021-12-05

Aux premiers jours de décembre, la vie des oiseaux est difficile mais pas seulement à cause du froid. Ce merle a probablement échappé à l’attaque d’un chat ou d’une fouine. Par contre, ci-dessous, les femelles du Merle noir prennent de belles couleurs sous la gorge.

De belles couleurs aussi chez le Rouge-gorge familier et chez les Pinsons des arbres, même si les femelles ont un plumage à dominante brune.

Si la Mésange charbonnière est fréquente, la Mésange noire se montre beaucoup plus rarement.

Un Pic épeiche est venu faire une démonstration d’agilité. Quand on voit les ongles et la raideur des deux plumes caudales, on comprend mieux son adresse.

Autre démonstration, l’aérodynamisme du Héron cendré, vu de dos. je suis aussi admiratif des vagues dans le plumage au moment de ralentir pour se placer sur un perchoir exigu.

Que dire du Grand cormoran, si ce n’est qu’il est en effet plutôt grand avec presque 1m50 d’envergure.

Un oiseau rare, tout au moins dans mes observations, a passé quelques instants dans un bouleau avant d’être chassé par deux corneilles : un Autour des palombes, individu de 1ère année d’après le plumage.

Les dites corneilles picorent des graines dans les galets du rivage.

Pas trop loin sur le lac, une femelle de Harle bièvre s’est laissée photographier.

Pour clore la semaine, une scène de famille chez les Grèbes huppés : une jeune « ado » à la tête rayée harcèle un adulte en quémandant de la nourriture. N’obtenant pas de réponse, il a d’abord secoué la tête dans l’eau – ça me semble bien remplacer le trépignement – puis il est allé jusqu’à piquer le flanc de l’adulte qui s’adonnait à sa toilette. Je n’ai pas malheureusement la photo de la la dernière phase où l’adulte chasse le jeune.

2021-11-14

Commençons par quelques portraits, assez rapprochés, offerts par la chance


Les oiseaux du lac ont été observés un jour de forte bise. Les Grands cormorans, secoués par les vagues, m’ont fait penser à des périscopes, avant de s’envoler vers d’autres lieux de pêche.


De leur côté, les Mouettes rieuses se laissaient porter par le vent, sans un coup d’aile


Chez les Goélands leucophée, deux adultes surveillaient la surface de l’eau pendant qu’un immature aux ailes marquées de brun me survolait lentement.


Les Grèbes huppés semblent très occupés à la pêche. Ils ne négligent pas pour autant la surveillance et les plongées sont parfois destinées à lancer une attaque subaquatique contre un congénère trop rapproché. Ce dernier s’éloigne alors à toute la vitesse de ses pattes palmées, comme le montrent les éclaboussures.


D’autres Grèbes huppés s’étaient mis à l’abri du vent derrière une digue. D’abord, deux adultes …


…et un jeune de l’année comme le montre le plumage rayé sur le côté de la tête. L’eau calme m’a permis de prendre la photo d’une plongée.


Ausommet des haies, les Grosbecs casse-noyaux sont revenus ou peut-être simplement sont redevenus visibles. Ils sont restés tout de même assez lointains.


D’autres oiseaux recherchent activement de la nourriture, dans les branches ou
au sol.


Les mésanges investissent à nouveau leur point d’eau mais comment se baigner quand les feuilles mortes encombrent la baignoire ?


La semaine se termine avec une observation peu fréquente, en plus d’être probablement la dernière de la saison : une chauve-souris volant en plein jour, peut-être dérangée dans son gîte. Impossible malheureusement de déterminer l’espèce.