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2022-05-01

Fête du travail mais pas pour tout le monde. Comme le savent tous les parents, il n’y a pas de pause dans ce métier là. Même chez les Orites, on en a parfois ras le bol …

Et oui, j’avais annoncé avec pessimisme que le nid repéré ne donnait rien. Mais cette semaine, j’ai vu des oiseaux adultes apporter de la nourriture, dont de succulentes chenilles. Cependant, toute nouveauté dans l’environnement du nid provoque la méfiance et il faut attendre jusqu’à faire partie du décor pour que les adultes reviennent nourrir leur nichée. Après, c’est une livraison toutes les 5-8 minutes.
Deux oisillons sont régulièrement visibles. Une fois seulement, un troisième est apparu. Malgré leurs gosiers grand ouverts et contrairement à d’autres espèces, ils n’émettent aucun son. On voit aussi un adulte entrer dans le nid et ressortir un sac fécal, enveloppe de mucus qui contient les excréments d’un oisillon, assurant ainsi la propreté du nid.

Quelques oiseaux saisis au vol et en vol, à agrandir absolument.

Les canards en vol sont moins spectaculaires mais ils révèlent tout de même de belles couleurs et de beaux motifs sur les ailes, ce qui en permet l’identification – quand on peut les voir par en-dessus !

Sur les berges de la Dranse et les rives du lac, les Hérons cendrés côtoient les Grands cormorans, sans querelle apparente, ils ne se nourrissent pas des mêmes poissons …

… et puis, les Grands cormorans sont en pleine effervescence autour des nids. Ces simples entassements – apparemment – supportent les grands coups de vent puis le poids de deux adultes et au moins deux jeunes pendant plusieurs semaines. Les adultes prélèvent des branches sèches ou feuillues et récupèrent aussi des branchages au fond de l’eau.

Les Mouettes rieuses en font toute une histoire bruyante mais le nid est un simple creux dans le sol, garni de quelques brindilles.

Dans le tumulte des mouettes, un petit goéland calme et discret, à première vue : le Goéland cendré. Il a quitté son perchoir pour rejoindre un congénère et entamer un duo d’amour digne des plus grandes scènes d’opéra.

Peut-on voir des kiwis au bord du Léman ?
Non, cet oiseau qui en a un peu l’apparence est un Grèbe huppé qui va se coucher au sol. Il y a peut-être un oeuf, juste devant la patte gauche de l’oiseau mais la distance ne permet pas d’en être sûr. Pourtant, les nids de Grèbe que j’ai vu jusqu’ici étaient des constructions de branchages attachées dans des roselières, pas directement au sol.

J’aimerais bien trouver un nid d’Aigrette garzette mais pour l’instant je dois me contenter d’observer des individus isolés, ce qui est déjà joli.

Joli aussi, l’œil doré du Fuligule morillon …

… et la tête inimitable du mâle de la Nette rousse.

Quelques oiseaux, « en vrac ».
La Bergeronnette grise, qui peut être plutôt foncée ou plutôt claire …

… les Harles bièvres, mâle et femelle …

… le Pouillot véloce …

… le Roitelet triple bandeau – orange noir blanc …

… la Sittelle torchepot – en deuxième image elle tient une bestiole blanche extraite du bois …

… une femelle de Merle noir …

… un Pigeon ramier …

… une Mésange nonnette et une femelle de Rougequeue noir.

Deux Milans noirs partagent une proie, un couple proche de chez moi, alors que d’autres se regroupent dans de grands arbres, peut-être en recherche de partenaire ?

Après avoir photographié un Bombyle en vol la semaine dernière, voici un Bombyle occupé à aspirer le nectar d’une fleur.

Autre insecte assez abondant ces jours-ci, le Panorpe – je crois. La deuxième photo montre un accouplement, pendant que la femelle grignotte un autre insecte.

Quelques papillons, le Tircis …

… et une Piéride, probablement un mâle de la Piéride du chou.

Mais que mangent donc les écureuils quand il n’y a pas de noisettes ?
Ils sont friands de cônes de différents résineux et se servent volontiers d’un oeuf ou deux s’ils peuvent accéder à un nid sans défense. Mais ils mangent aussi des fleurs, ici les fleurs du saule marsault. Il y en a à profusion.