2024-05-19

Beaucoup d’oiseaux ont commencé a transporter de la nourriture vers les nids, signe que les œufs ont éclos. Pour certaines espèces les nids sont assez faciles à repérer mais pour ceux qui nichent dans les buissons, dans de grands arbres ou à l’abri du lierre, il faut se contenter d’observer la collecte d’aliments.

Merle noir, femelle.

Roitelet à triple bandeau

Rougegorge familier. La baie de lierre apportée par l’adulte est presque aussi grosse que la tête d’un oisillon.

Rougequeue noir. Je n’ai vu que des mâles, les femelles sont peut-être encore au nid pour réchauffer leur progéniture.

Mésange charbonnière. En suivant un adulte , j’ai fini par apercevoir l’entrée du nid, haut dans un châtaignier et derrière le lierre.

Mésange bleue. Le nid a été facile a repérer par les allées et venues des adultes, pas trop inquiets de ma présence.

Pic épeiche. Le ou les petits dans le nid émettent en continu une espèce de grésillement. Il faut ensuite attendre la venue des adultes, méfiants, pour voir quel trou est occupé.

Milan noir. Le nid en bas de ma rue, visible par en-dessus est enfin animé par deux poussins, d’abord peu duveteux et peu mobiles et beaucoup plus hardis en fin de semaine.

Héron cendré. Les jeunes étaient déjà bien dégourdis la semaine précédente mais j’ai enfin pu assister à un nourrissage : un adulte face à quatre jeunes. Un jeune frappe le côté du bec de l’adulte qui régurgite alors une becquée avant de prendre du recul et peut-être sa respiration. C’est ensuite un autre jeune qui vient quémander.

Curieusement, alors que des hérons sont occupés à nourrir leur nichée, d’autres prospectent les grands arbres, à la recherche de branchages. Je ne crois pas qu’il ait une deuxième nichée plus tard dans la saison et ce serait pour renforcer les nids.

Le nid d’Etourneau sansonnet photographié la semaine précédente est silencieux. Le ou les jeunes ont très certainement pris leur envol. Plusieurs étourneaux tournaient autour du trou dans le platane, dont l’un avec des branchages pour garnir un nid. Il a fait deux tentatives pour insérer ses branches dans le trou avant de laisser tomber, au sens propre, et de repartir collecter des objets plus maniables.

D’autres Etourneaux sansonnnets vaquent à leurs occupations : boire et se baigner, lancer des trilles pour attirer un ou une partenaire, picorer des insectes pour se nourrir.

A la source, il y a toujours quelques oiseaux qui passent,
une Mésange nonnette …

… un Serin cini mâle, joliment coloré …

… et une jeune Grive musicienne. Musicienne puisque les taches ont une forme de pointe de flèche et jeune car elle a encore les commissures jaunes au bec.

D’autres oiseaux isolés,
une Pie-grièche écorcheur, mâle, …

… une Sittelle torchepot …

… deux Fauvettes à tête noire, mâle avec la tête noire et femelle avec la tête brune …

… un Milan noir qui vocalise …

… et une Buse variable planant dans une ascendance.

Le Martinet noir glisse dans le ciel à grande vitesse …

… ce que ne peut imiter l’Hirondelle de fenêtre, aux ailes plus courtes, pourtant suffisamment rapide pour être difficile à photographier…

… comme l’Hirondelle de rochers, d’aspect un peu rondouillard. Pourtant, regardez bien la dernière image, elles exécutent toutes deux un looping !

En montagne, j’ai vu arriver dans le ciel cet oiseau étrange, pourvu de deux « jambes ». De plus près, j’ai reconnu une Bondrée apivore, dont la queue a été fortement déplumée.

Toujours en montagne, j’ai déclenché le cri d’alerte du Faucon pélerin en passant juste en-dessous de son perchoir, dans la falaise des Mémises. Il n’est pas pour autant parti pendant que je tentais de le photographier, en plein contre-jour. Un peu plus tard, il a provoqué les sifflements d’alerte des marmottes …

… ce qui m’a permis d’en voir une avant qu’elle ne se jette au fond de son terrier.

Le Chamois s’est montré indifférent au passage du faucon mais a tout de suite repéré ma présence au loin.

Avant de quitter la montagne où j’étais monté dans l’espoir de voir un aigle, j’ai été récompensé par ce spectacle, malheureusement très éloigné : un Grand corbeau qui houspille un Aigle royal. je crois en tout cas qu’il s’agit de ces deux oiseaux.

En revenant sur le « plancher des vaches », voici un petit coléoptère, dont les élytres sont soudées donc qui ne peut voler, qui s’appelle le Crache-sang. Si on le dérange, il sécrète un liquide rouge brillant destiné à faire fuir les prédateurs.

Pour terminer, deux papillons de nuit, le premier est une Phalène picotée et le deuxième un Autographa gamma dont on voit bien la forme particulière du dos qui lui sert de camouflage sur les écorces des arbres.

2024-01-28

Cette semaine, en suivant la météo, les comportements de la faune ont alterné entre hiver et printemps :
les Grands corbeaux ont poursuivi leurs consolidations de couples, à grands cris rauques – activité d’hiver …

… les Grives litornes se regroupent par deux pour grésiller dans les arbres – activité d’hiver …

… pendant que quelques abeilles venues d’une ruche bien exposée au soleil commencent à butiner les chatons de noisetier, plutôt printanière comme activité.

Une paire de Canards colvert, femelle suivie d’un mâle, exhibent le miroir vert sur leurs ailes.

Alors que des bandes de Fuligules morillons vont d’un lieu de pêche à leur lieu de repos, apparemment encore peu occupés à la parade et à la formation de couples …

… chez les Grèbes huppés, il y a de très nettes amorces de parade. Sur les trois dernières photos, un des oiseaux n’a pas de collerette sur le cou. Rien à voir avec le sexe ou l’âge, il n’a juste pas encore son plumage nuptial, ce qui n’empêche en rien la séduction.

Bon, chez les Grèbes huppés, il y a aussi ceux qui préfèrent la sieste à la difficile recherche d’un ou une partenaire.

Les mâles de Harles bièvre ont leur plumage nuptial mais ils semblent s’occuper avant tout de pêcher, pourtant les femelles sont là avec leur brushing bien travaillé !

Des Hérons cendrés reviennent inspecter la cime des arbres où se trouvent les nids de l’année dernière. Je ne sais pas s’ils reprennent possession de leur nid année après année ou s’ils piratent le premier nid qu’ils trouvent à leur convenance.

Un Cincle plongeur est venu se poser sur un rocher et a chanté, trilles discrets mais mélodieux, soit pour affirmer sa présence soit pour attirer un congénère. Il m’a offert en tout cas de belles poses.

Un autre Cincle, posé aux aguets sur un muret, s’est lancé avec succès dans une séance de chasse-pêche.

Avec le décollage du Grand cormoran, quittons les oiseaux lacustres.

On commence par la cime des arbres avec un Grimpereau des jardins …

… et une Sittelle torchepot.

Plus bas dans les branchages, on trouve une Mésange à longue queue ou Orite …

… et une femelle de Pinson des arbres.

Les broussailles sont le domaine, entre autres, du Roitelet à triple bandeau.

On me taquine parfois sur mon comportement de voyeur vis à vis des oiseaux. Soyez rassurés, il y en a qui prennent leur revanche, comme ce Merle noir.

Et fin de la publication avec les rapaces, d’abord une Buse variable …

… ensuite une femelle d’Epervier d’Europe …

… et enfin un Faucon pélerin.

2024-01-14

Cette semaine est placée sous le signe du Grand corbeau. On le voit habituellement en montagne, à partir de 1000m, mais en hiver des groupes d’oiseaux viennent plus bas chercher de la nourriture là où la neige est peu épaisse. En plus, les oiseaux commencent les parades nuptiales.
Tout d’abord, pour se faire une idée de la taille de l’oiseau, voici une photo qui montre deux Corneilles noires à gauche et un Grand corbeau à droite. Son envergure est donnée entre 115 et 130 cm, soit l’envergure d’une Buse variable.

Maintenant, les photos de Grand corbeau posé ou en vol et les acrobaties des couples – unis pour la vie – ou des couples en formation. Il y a souvent un troisième oiseau qui suit les vols synchronisés de deux « amoureux ». Est-ce un prétendant qui tente sa chance ?

En même temps que les Grands corbeaux et pour la même raison, recherche de nourriture, ce sont les Grives litornes qui ont fait leur apparition à basse altitude. Elles ont reconnaissables à la tête grise, la poitrine rousse et le ventre presque blanc. Les Grives draines, brunes et ventre tacheté, ne se formalisent pas de la concurrence.

La neige a aussi fait réapparaître les Pinsons du Nord, à la poitrine orangée et la tête grise …

… là aussi sans que cela ait l’air de déranger les Pinsons des arbres.

Le Pic noir est aussi un oiseau plutôt montagnard et forestier. J’en ai vu plusieurs à basse altitude mais extrêmement farouches et difficiles à photographier.

J’ai toujours du plaisir à revoir des oiseaux absents de mes observations depuis un moment. C’est le cas des Grosbec casse-noyaux, très discrets et peu fréquents.

Il y a eu plusieurs passages de Faucon pélerin, dont un qui semblait se diriger vers l’est du lac, c’est à dire sur l’itinéraire de la migration de printemps. Mais il est vrai que la plaine du Rhône en amont du lac bénéficie d’un temps plus clément en ce moment, pratiquement sans neige.

Plusieurs Milans royaux sont aussi passés en direction de l’est, probablement en migration, ce qui n’est pas exceptionnel pour cette espèce.

2023-12-17

La météo a oscillé entre temps froid et relativement sec, chutes de neige à basse altitude puis pluies soutenues et quelques éclaircies dont il fallait vite profiter.

L’arrivée de la neige a provoqué quelques passages de rapaces fuyant le mauvais temps.

Certains sont passés plutôt loin, comme celui-ci, probablement un Busard Saint-Martin …

… ou celui-là, un Autour ou un Epervier.

Les Milans royaux ont attendu jusqu’au dernier moment, ce qui leur a valu de voler pendant des averses de neige.

Le plus surprenant aura été le Faucon pélerin, qui est allé se reposer au sommet d’un vieux châtaignier aux branches gelées. Il m’a vu passer, m’arrêter et photographier, sans fuir comme la plupart des oiseaux.

Les tempêtes qui ont agité le lac ont jonché les rives de bois flottés, apportant peut-être aussi de quoi rassasier les Corneilles noires.

Quant aux Grands corbeaux, ils ont à nouveau démontré leur capacité à voler sur le dos pendant leurs courses-poursuites à travers le ciel.

On reste dans les corvidés avec le Geai des chênes. Bien sûr, il recherche de la nourriture pour consommation directe mais il cache aussi soigneusement quelques provisions pour les temps plus durs de l’hiver.

Les Pinsons des arbres circulent entre sol et cime des arbres, à la recherche de graines surtout.

Le Roitelet à triple bandeau est resté à bonne distance …

…mais le Roitelet huppé, très occupé à capturer des insectes, s’est montré beaucoup moins méfiant.

Quelques oiseaux isolés, sans commentaire.

Enfin, un Héron cendré s’est posé sur un châtaignier visible depuis mon balcon. Vu de face, il est difficile de s’imaginer la longueur du bec mais tout est en ordre dès qu’il tourne la tête.