2024-08-04

Voici les toutes dernières photos de Milan noir lugrinois de cette saison. Il y aura peut être encore quelques oiseaux de passage mais les résidents de cet été sont bien tous partis en migration, direction Espagne pour les adultes « paresseux »et Niger pour les jeunes qui doivent rester trois ou quatre ans en Afrique avant de revenir.

En marchant le long des haies, j’ai dérangé une Buse variable, qui a manifesté sa désapprobation à grands cris.

Maintenant que les prés ont été fauchés, des Hérons cendrés délaissent la pêche pour venir picorer des sauterelles et autres insectes.

Depuis plusieurs semaines, je n’avais vu que les mâles de Pie-grièche écorcheur, voici enfin une femelle.

Autour du point d’eau, l’animation augmente.
Voici une Mésange nonnette …

… quelques Fauvettes à tête noire …

… des Pinsons des arbres, dont un mâle en dernière photo …

… un jeune Rougegorge familier …

… des Gobemouches gris …

…des Serins cini …

… et des Orites ou Mésanges à longue queue.

Sans conteste un des plus beaux oiseaux dans nos régions, un Bouvreuil pivoine mâle est venu boire, affichant ses couleurs spectaculaires.

Dans les prés fauchés, en fin de journée un Renard roux est venu fureter, probablement à la recherche de souris. Il porte des taches noires sur le museau, ce que n’avaient pas les renards de la semaine précédente, c’est donc un individu différent.

Je suis étonné du peu de lézards sur les murets. Les pluies abondantes du printemps leur ont peut-être fait du tord, à moins que le manque d’insectes ne leur soit préjudiciable.

Départ pour la montagne, entre 1200 et 2000m, dans le massif de la Dent d’Oche. La température moyenne est tout de même plus basse qu’en plaine et on trouve encore des fleurs, dont différentes espèces d’Orchidées …

… et du Rhododendron des Alpes.

Sur un petit lac, le lac de Neuteu, un canard colvert fait des ronds dans l’eau, sans s’en rendre compte.

Un rapace peu fréquent est passé rapidement. C’est un Circaète Jean-le-Blanc, un oiseau de deuxième année d’après son plumage. Il se nourrit de serpents.

Plus fréquents mais toujours impressionnants, les Vautours fauves ont fait leurs vol de prospection. L’un d’eux a amorcé une descente mais il a plongé de l’autre côté d’une crête et je n’ai pu le suivre.

Il y a aussi de plus petits oiseaux, comme les Fauvettes babillardes – je crois …

… et les Traquets motteux.

Les Linottes mélodieuses sont peu remarquables vues de dos mais le poitrail et le front marqués de rouge sont caractéristiques. En dernière photo, l’oiseau de gauche est un Tarier des prés …

… que l’on voit mieux sur cette photo.

Les bouquetins sont toujours à peu près au mêmes endroits, les mâles sur un versant et les femelles sur le versant opposé. Les bêtes ne sont pas farouches mais j’ai tout de même été surpris qu’un jeune mâle vienne brouter à moins de trois mètres de moi

2022-02-13

Les nuits sont encore froides mais certaines journées ensoleillées ont réchauffé l’air et la terre, faisant sortir d’hibernation ces jolis papillons qui se nomment Petite tortue.

Le Milan royal a débuté sa migration pré-nuptiale mais je n’avais pas encore réussi à en photographier. C’est maintenant chose faite avec cet individu tout à fait typique : queue échancrée, corps roux et ailes aux motifs bien marqués.

Les Etourneaux sansonnets sont déjà en plumage nuptial – noir tacheté- mais il leur manque encore les reflets bleu-vert pour que le tableau soit complet.

Le mâle du Merle noir voit son bec passer du jaune un peu terne à l’orange vif, comme son cercle oculaire. La femelle reste toujours plus terne.

La femelle du Pinson des arbres présente tout de même un peu de couleur sur le dos. Le mâle de son côté prend des teintes de plus en plus marquées que ce soit sur l’orangé de joues ou le gris de la tête et des épaules.

Chez la Mésange charbonnière, la couleur ne change guère. par contre, j’ai enfin pu photographier, sans doute possible, un mâle en première photo. La bavette noire qui descend en s’élargissant en est le signe. Les deux autres photos sont là pour montrer la vitesse à laquelle ces oiseaux sont capable de décoller, la troisième photo est prise au 1/1600è de seconde. Même les gouttes d’eau sont figées mais pas l’oiseau.

Sur le lac, la majorité des Grèbes huppés somnole, en petits groupes. Certains ont tout de même débuté les mouvements de parade, face à face et en synchronisation.

Les Grèbes castagneux, reconnaissables à leur postérieur qui fait comme un tutu, sont aussi en groupes mais actifs, sans cesse à plonger pour pêcher.

Les Harles bièvres étaient plutôt calmes, pas de poursuites à la nage ou en vol. La femelle en dernière photo a la tête très hérissée, ce qui est une marque de tension mais sans raison que j’ai pu voir.

Toujours au bord du lac, une Bergeronnette des ruisseaux s’est posée quelques secondes, avec son beau plumage jaune vif.

Un peu plus loin, un Grèbe huppé a capturé un poisson de belle taille. il faut d’abord l’assommer puis le tourner afin de pouvoir l’avaler, tête en premier.

Un bref moment en montagne, vers 1000m, m’a donné l’occasion de capturer une scène de querelle entre un Grand corbeau et une Corneille noire. Même si les contrastes sont trop marqués pour voir les détails des oiseaux, on voit bien la différence de gabarit. Sur l’avant dernière photo, on voit aussi que les deux oiseaux, acrobates confirmés, volent sur le dos.

J’ai eu cette semaine la surprise de pouvoir approcher deux Buses variables, habituellement farouches. La première m’a laissé contourner son arbre perchoir …

… et la deuxième était trop préoccupée à maintenir son équilibre sur le câble électrique pour s’inquiéter de ma présence un tout petit peu au-dessus d’elle.

Pour terminer cette édition, voici deux oiseaux assez rares et que je trouve magnifiques, même si je ne veux pas introduire une quelconque hiérarchie entre les animaux que j’observe.

Le premier est le Grosbec casse-noyaux, habituellement à la cime des arbres. Celui-ci est descendu boire au point d’eau et il m’a fallu de longues minutes d’immobilité pour qu’il se décide à sortir du roncier.

Le deuxième est le Bouvreuil pivoine, dont j’ai vu le mâle et la femelle – discrète – dans un cerisier. On voit que le mâle mange un bourgeon, ce qui fait effectivement partie de son régime alimentaire.

2022-01-23

La pleine lune du 18 janvier a été voilée le soir mais le matin du 19 a présenté un beau spectacle sur le Léman.

Il m’arrive parfois en fin de semaine de ne plus savoir pourquoi j’ai pris une photo ou l’autre, l’animal observé étant particulièrement discret sur l’image, même en agrandissant.
C’est le cas de ce Grimpereau, qui démontre avec brio son mimétisme avec les écorces.

C’est aussi le cas de ce Pic épeiche, qui fait tout pour se faire passer pour une branche.

Heureusement, il y en a d’autres qui se montrent bien. La taille du Geai des chênes, gros comme une corneille, y est pour quelque chose.

La Sittelle torchepot se repère à son chant répété « huit » et à ses mouvements incessants sur les troncs et les branches.

La Buse variable, parce que c’est un rapace, se perche toujours à une hauteur qui lui donne une vue panoramique. J’ai suivi celle-ci d’un perchoir à l’autre, jusqu’à son installation inconfortable dans un cerisier, une aile bloquée par une branche. Elle est ensuite partie chercher un lieu plus respectueux de son plumage.

J’ai aussi passé un moment au point d’eau, enfin revenu au soleil quelques instants chaque jour après des semaines pendant lesquelles la hauteur de l’astre n’est pas suffisante pour réchauffer cet endroit.
J’ai pu faire quelques photos de Moineau domestique, ébouriffé par son bain…

…un Chardonneret élégant proche d’une Mésange charbonnière …

… une Mésange charbonnière seule…

… et une femelle de Bouvreuil pivoine, à peine attentive au bruit du déclencheur.

J’ai déjà présenté les Orites , anciennement nommées Mésanges à longue queue, ainsi que l’individu à tête blanche. D’après les ouvrages d’identification, je pensais que ce pouvait être un oiseau de la sous-espèce nordique. Après discussion sur d’un forum, il s’avère que c’est simplement un individu atypique, qui n’a pas la bande brune au-dessus de l’oeil comme les autres, voir la première photo.

Un passage au bord du lac a offert le passage d’un Héron cendré.

Mais le clou de la semaine a été ce Cincle plongeur qui m’a laissé approcher peu à peu, puis qui s’est totalement désintéressé de moi une fois que je me suis assis, à mon grand inconfort à cause de l’humidité et du froid.

Et enfin, pour ceux qui pensent que la Corneille noire est vraiment noire, un rayon de soleil fait chatoyer des couleurs inattendues.