2025-11-16

Commençons avec quelques oiseaux, comme les Corneilles noires Corvus corone, aux prises avec des noix …

… les Buses variables Buteo buteo

… les Pics épeiches Dendrocopos major, dont le mâle porte une tache rouge sur l’arrière de la tête …

… le Rougegorge familier Erithacus rubecula

… ou la Sittelle torchepot Sitta europaea. La photo n’est pas à l’envers, la sittelle est capable de se déplacer en tous sens sur les troncs et les branches.

Les Pinsons des arbres Fringilla coelebs sont peu nombreux mais voici tout de même une femelle.

Parmi les mésanges, il y a la Mésange charbonnière Parus major

… la Mésange bleue Cyanistes caeruleus

… et la Mésange nonnette Poecile palustris.

Au point d’eau, un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes cherche des larves.

J’ai aussi photographié différentes étapes du bain . D’abord, il faut plonger la tête, la secouer énergiquement de gauche à droite, faire passer l’eau dans le dos, entre les ailes puis s’ébrouer soigneusement pour bien répartir. La phase finale consiste à aller se poser sur une branche pour s’ébrouer à nouveau avant de lisser tout le plumage. C’est ce que fait le troglodyte …

… la Mésange charbonnière …

… ou la Mésange bleue.

Les dernières journées chaudes voient encore passer quelqus papillons, comme ce Vulcain Vanessa atalanta.

Mais ce qui est une journée tempérée à l’altitude du lac Léman, est une journée beaucoup plus fraîche voire froide quand on monte aux chalets de Neuteu ou plus haut vers le Château d’Oche, entre 1600 et 1900m.

Pourtant, une Gentiane des Alpes Gentiana alpina, tardive, fleurit encore.

Le but de mon excursion était de voir chamois et bouquetins, j’ai été servi.
Dans une troupe de chamois Rupicapra rupicapra, entre des moments de repos sur une grande plaque de neige, il y a eu quelques courses-poursuite avec de belles éclaboussures de neige.

Un peu plus loin sur la même pente, des bouquetins Capra ibex mâles se sont affrontés, sans gaspiller d’énergie : ce sont des appuis ou des blocages de cornes, juste pour faire ressentir sa force. Le vainqueur va ensuite longuement fr0tter son front sur un buisson ou sur un rocher.

A cette saison, les oiseaux de la montagne sont surtout des Chocards à bec jaune Pyrrhocorax graculus

… et des Grands corbeaux Corvus corax, tous deux très agiles en vol.

En chemin pour redescendre, cette chevrette Capreolus capreolus – femelle de chevreuil – s’est levée du bord du sentier où elle se reposait et s’est attardée à me jauger avant de disparaître dans les bois.

2025-06-01

La star de la semaine : cette fourmi qui tente de transporter une plume. A chaque souffle d’air elle était entrainée par sa charge mais elle n’a pas lâché prise. Je ne sais ce qu’elle comptait en faire, je n’ai jamais vu une plume entrer dans une fourmilière … mais je n’ai certainement pas tout vu.

Encore un insecte avec ce coléoptère aux antennes en brosse et doont la carapace a des reflets rose-mauve.

Toujours des insectes avec ce congrès de papillons. Les rassemblements ont lieu lorsqu’il y a une source de nourriture, parfois des déjections animales. Les papillons bleutés, au centre et à droite sont de la famille des argynidés mais je ne sais aller plus loin.

A propos de nourriture, j’ai pu photographier depuis mon balcon un Milan noir Milvus migrans en pleine pêche. Il a ensuite consommé son poisson en vol.

Tous ne mangent pas en volant, celui-ci s’est posé pour déguster tranquillement.

Pour en terminer avec les Milans noirs Milvus migrans de la semaine, voici des observations plus ou moins proches. Les vols en tandem peuvent être ceux de couples, certaines femelles ayant terminé leur couvée.

Du côté des Buses variables Buteo buteo, j’ai assisté à une joute aérienne de deux oiseaux aux caractéristiques juvéniles puisqu’ils n’ont pas de barre sombre terminale sur la queue.

Dernier rapace, un Faucon crécerelle Falco tinnunculus, qui a disparu très vite derrière une ligne de crête.

Les photos rendent très mal compte des capacités de vol des Martinets noirs Apus apus, acrobates à très grande vitesse.

Les Chocards à bec jaune Pyrrhocorax graculus sont aussi capables de voltige mais le jour où j’ai vu ceux-ci, c’était du vol tranquille.

En montagne, vers 1800m, plusieurs Grands corbeaux Corvus corax se sont réunis pour croasser ensemble avant de repartir au-dessus des pierriers.

Dans la famille des corvidés, voici une paire de Corbeaux freux Corvus frugilegus, reconnaissables à leur long bec gris.

Quelques oiseaux vus en plaine :
un Serin cini Serinus serinus, mâle …

… une Bergeronnette grise Motacilla alba

… deux Pics épeiche Dendrocopos major, dont un difficile à voir dans l’ombre d’un sapin …

… une paire de Bouvreuils pivoine Pyrrhula pyrrhula, rarement visibles perchés sur un câble car ce sont des oiseaux vivant plutôt dans les bois …

… et un Héron cendré Ardea cinerea qui vient parfois se percher en-dessous de chez moi en fin de journée.

Pour cet oiseau, le Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, la femelle a été vue en plaine mais le mâle a été photographié en montagne.

Et voici les autres observations de montagne :
un Accenteur mouchet Prunella modularis

… un Traquet motteux Oenanthe oenanthe au centre de l’image et un Rougequeue noir un peu au-dessus à droite ….

… un Tarier pâtre mâle Saxicola rubicola

… quelques oiseaux un peu difficiles à identifier mais je crois que ce sont des Pipits spioncelle Anthus spinoletta

… et, ce qui est pour moi seulement la deuxième observation dans la région, des Merles à plastron Turdus torquatus.

Il n’y a pas que des oiseaux en montagne !
Alors voilà déjà des Marmottes Marmota marmota, plutôt craintives …

… un Chamois Rupicapra rupicapra, tout aussi craintif …

… et des Bouquetins Capra ibex, pas craintifs du tout.

Ces animaux sont toujours étonnants vus de loin en silhouette et,vus de près, la disproportion entre la taille de la bête et celle des cornes des mâles est impressionnante.

J’avais entrepris en novembre dernier une marche de deux heures dans le froid en espérant voir les combats de la période du rut, et j’en étais revenu assez déçu. Apparemment, il suffisait d’attendre le retour des beaux jours pour assister à quelques solides chocs frontaux et des piques dans les épaules.

On peut interpréter le regard du bouquetin comme étant empli d’une grande sagesse ou au contraire considérer qu’il est d’un vacuité insondable.
Philosophie : n’est-ce pas la même chose ?

Clôture de l’article et des réflexions absurdes avec des orchidées, qui commencent à peine à fleurir en montagne alors que leur floraison est quasiment terminée en plaine.

2024-11-24

La neige et le froid sont installés en montagne. Cette petite cascade, à l’ombre en permanence ne dégèlera plus jusqu’au printemps.

Je n’ai vu qu’un seul Chamois lors de ma chasse en montagne. C’est en effet plutôt une zone à bouquetins qu’une zone à chamois, qui préfèrent – je crois – être assez proches des forêts.

Les bouquetins mâles sont toujours en émoi. Le rut avec les « vrais » combats n’aura lieu qu’au solstice d’hiver, donc dans un mois. Les rassemblements sont fréquents, de quelques animaux à plus de trente individus. Les bouquetins continuent à se bousculer et à prendre des postures d’intimidation.

Certains frottent leur front sur la végétation pour marquer leur présence.

Dans les groupes importants, de nombreux jeunes sont présents. Ils observent, se défient entre eux mais parfois aussi défient les grands mâles, histoire de voir.

Quand deux grands mâles se jaugent puis se provoquent, il y a souvent un jeune en troisième larron, qui esquisse quelques coups de corne, en apprentissage. Les grands mâles à la robe foncée ont entre 10 et 14 ans, les jeunes ont donc du temps devant eux pour apprendre.

Cette femelle de bouquetin avec son jeune de l’année se tient à l’écart des groupes de mâles. Les arêtes rocheuses ne l’inquiètent absolument pas.

Un groupe m’avait semblé un peu plus agité que les autres et il y a eu en effet quelques prises de cornes et deux chocs frontaux.

Retour à plus basse altitude pour retrouver un Goéland leucophée jouant dans le vent.

Une Buse variable semble avoir élu domicile dans le quartier pour passer l’hiver. Je l’observe régulièrement mais est-ce que la Pie bavarde va la laisser tranquille ou la chasser hors de la zone ?

Clôture de la semaine avec quelques mésanges qui fréquentent mes mangeoires.

2024-11-17

En montagne, vers 2000m, un chamois contemple l’agitation des bouquetins.

Pas ces deux là, qui ont l’air bien paisibles …

… mais les rassemblements de grands mâles, autour desquels des jeunes jouent et se provoquent, comme des grands. Les adultes alternent entre des instants de pâture et des sessions où ils se jaugent mutuellement, se poussent du front ou du flanc mais pas de coups de corne, pour l’instant.

Les femelles se tiennent un peu à l’écart, tant que les mâles dominants ne ressortent pas du lot. Suite la semaine prochaine !

Un Aigle royal, de première ou deuxième année je crois, est venu survoler le versant où se trouvaient les bouquetins puis est parti derrière la paroi.

Des Grands corbeaux en ont fait autant.

J’ai rencontré cette Buse variable beaucoup plus bas, dans les prés de Lugrin. Son passage devant une haie lui confère une couleur étrange. Les effets de lumière sont parfois curieusement traités par les appareils photo.

La Grive musicienne est bien captée dans sa couleur naturelle.

La Sittelle torchepot fouille les fissures de l’écorce à la recherche de petits insectes, puis part prospecter plus loin.

Le Pic épeichette se reconnaît à sa calotte rouge et, comme le pic épeiche, il présente des ailes noires tachetées de blanc.

Quelques oiseaux communs et un moins commun, le Venturon montagnard qui se déplace habituellement en groupe.

Pour terminer, je mentionnais la semaine dernière que les mâles de Harle bièvre n’étaient pas encore revenus sur le lac : c’est fait. Harle bièvre femelle à gauche et mâle à droite.

2024-11-10

Nous vivons des journées d’automne sous ou au-dessus du stratus. Cet épais nuage couvre tout le bassin lémanique à une altitude entre 800 et 1000m. La montagne est donc en plein soleil et la plaine sous le nuage.

Cette belle météo permet d’observer les Chocards à bec jaune …

… le Grand corbeau ….

… le passage d’un Epervier d’Europe …

… ou des Buses variables.

Le Gypaète barbu vu cette semaine est un « nouvel » individu, différent de celui photographié la dernière semaine d’octobre qui était un oiseau de 3è année. Celui-ci est un petit jeune,de première année : la queue est proportionnellement énorme, les plumes des ailes sont bien pointues, la tête est sombre et les épaules sont blanches.

En montagne, le beau temps profite aussi aux chamois …

… et aux bouquetins. Les premières photos sont des femelles et des jeunes. Ensuite ce sont les mâles aux grandes cornes. Bon, il y a un malheureux qui a les deux cornes brisées, ce qui ne lui donne pas beaucoup de chances d’avoir une descendance, ne pouvant rivaliser avec les plus grands mâles. Le rut a débuté et les mâles passent leur temps à se jauger et s’intimider réciproquement.

La dernière observation en montagne n’est pas de belle qualité mais c’est un oiseau suffisamment rare pour que je le mentionne : l’Accenteur alpin, tête grise et poitrine orange striée, un oiseau à peu près de la taille d’un merle.

Maintenant passons sous le stratus, ce qui explique la grisaille de ces photos.
Des Mouettes rieuses à la pêche, pour un poisson trop lourd qui a dû être abandonné …

… vite récupéré par un Goéland leucophée, sous l’oeil d’une Mouette rieuse immature de l’année, au plumage brun.

Celui-ci de Goéland leucophée en avait après un de ses congénères posé sur l’eau au pied du fanal.

Les femelles de Harle bièvre sont encore seules, les mâles ne sont pas encore revenus pour l’hivernage sur le Léman.

Un Cincle plongeur est occupé à une soigneuse toilette. La paupière de cet oiseau est blanche, détail visible en dernière photo.

Les Corneilles noires sont sociables et assez peu farouches si on prend le temps d’approcher.

Un Pic épeiche a déployé ses belles ailes tachetées.

J’ai à nouveau pu admirer des Orites- Mésanges à longue queue -à l’heure de leur bain …

… en concurrence avec une Mésange charbonnière, bien plus grosse.

Et quelques autres petits oiseaux :

Quelques fleurs tardives attirent encore des mouches butineuses.

La semaine se termine sur une « forêt » miniature, de la mousse sur un rocher.

2024-08-04

Voici les toutes dernières photos de Milan noir lugrinois de cette saison. Il y aura peut être encore quelques oiseaux de passage mais les résidents de cet été sont bien tous partis en migration, direction Espagne pour les adultes « paresseux »et Niger pour les jeunes qui doivent rester trois ou quatre ans en Afrique avant de revenir.

En marchant le long des haies, j’ai dérangé une Buse variable, qui a manifesté sa désapprobation à grands cris.

Maintenant que les prés ont été fauchés, des Hérons cendrés délaissent la pêche pour venir picorer des sauterelles et autres insectes.

Depuis plusieurs semaines, je n’avais vu que les mâles de Pie-grièche écorcheur, voici enfin une femelle.

Autour du point d’eau, l’animation augmente.
Voici une Mésange nonnette …

… quelques Fauvettes à tête noire …

… des Pinsons des arbres, dont un mâle en dernière photo …

… un jeune Rougegorge familier …

… des Gobemouches gris …

…des Serins cini …

… et des Orites ou Mésanges à longue queue.

Sans conteste un des plus beaux oiseaux dans nos régions, un Bouvreuil pivoine mâle est venu boire, affichant ses couleurs spectaculaires.

Dans les prés fauchés, en fin de journée un Renard roux est venu fureter, probablement à la recherche de souris. Il porte des taches noires sur le museau, ce que n’avaient pas les renards de la semaine précédente, c’est donc un individu différent.

Je suis étonné du peu de lézards sur les murets. Les pluies abondantes du printemps leur ont peut-être fait du tord, à moins que le manque d’insectes ne leur soit préjudiciable.

Départ pour la montagne, entre 1200 et 2000m, dans le massif de la Dent d’Oche. La température moyenne est tout de même plus basse qu’en plaine et on trouve encore des fleurs, dont différentes espèces d’Orchidées …

… et du Rhododendron des Alpes.

Sur un petit lac, le lac de Neuteu, un canard colvert fait des ronds dans l’eau, sans s’en rendre compte.

Un rapace peu fréquent est passé rapidement. C’est un Circaète Jean-le-Blanc, un oiseau de deuxième année d’après son plumage. Il se nourrit de serpents.

Plus fréquents mais toujours impressionnants, les Vautours fauves ont fait leurs vol de prospection. L’un d’eux a amorcé une descente mais il a plongé de l’autre côté d’une crête et je n’ai pu le suivre.

Il y a aussi de plus petits oiseaux, comme les Fauvettes babillardes – je crois …

… et les Traquets motteux.

Les Linottes mélodieuses sont peu remarquables vues de dos mais le poitrail et le front marqués de rouge sont caractéristiques. En dernière photo, l’oiseau de gauche est un Tarier des prés …

… que l’on voit mieux sur cette photo.

Les bouquetins sont toujours à peu près au mêmes endroits, les mâles sur un versant et les femelles sur le versant opposé. Les bêtes ne sont pas farouches mais j’ai tout de même été surpris qu’un jeune mâle vienne brouter à moins de trois mètres de moi

2023-10-15

C’est l’automne qui prend enfin ses quartiers, avec un peu de pluie et un peu de froid et quelques champignons qui pointent le bout de leur chapeau. Ces coprins que j’ai photographiés ne sont pas comestibles.

Dans la journée on voit encore de insectes qui volent, comme la femelle du Grand cuivré …

… ou quelques guêpes affairées. Bon, celle-ci se repose.

Affairés, ce sont aussi les Ecureuils roux, qui parcourent les arbres et le sol à la recherche de provisions pour l’hiver.

Il existe, dans le nord du Japon je crois, une famille de corneilles qui a appris à poser les noix sur la route pour que les voitures les ouvrent en roulant dessus. Les Corneilles noires locales ne connaissent pas cette méthode et sont contraintes de taper du bec jusqu’à réussir à briser la coque.

Les Corneilles locales savent par contre très bien défendre leur territoire contre les intrus, que ce soit une Buse variable …

… ou un Pygargue à queue blanche. Celui-ci est venu se poser un soir – par faible lumière donc – d’abord sur un châtaignier puis dans les branches d’un sapin. Le lendemain matin, les corneilles l’ont houspillé jusqu’à son départ.

Extraits du site « Les Aigles du Léman » qui mène un programme d’élevage et de réintroduction :
« Le Pygargue à queue blanche est l’un des plus grands rapaces diurnes d’Europe. La longueur totale de l’oiseau adulte est de 70-100 cm, pour une envergure de 190-250 cm. Son poids varie d’environ 4 kg pour le mâle jusqu’à 6 kg pour la femelle. Le plumage des adultes est brun sauf la tête et le cou qui sont plus clairs. Les ailes sont longues et rectangulaires, leurs extrémités atteignent le bout de la queue. (…)Les juvéniles sont plus sombres, notamment à la tête, et présentent un manteau variablement moucheté de clair. La queue est en grande partie sombre, le bec est noir et l’iris assez sombre. (…) Les Pygargues, spécialisés dans la capture de poissons, disposent de tarses dénudés aux deux tiers, de soles plantaires couvertes de spicules rigides, de doigts plutôt courts et de serres très arquées leur permettant la capture et le maintien des poissons de forte taille. »

Quelques oiseaux de proportions et de présence plus habituelles.
Un mâle de Fauvette à tête noire …

… un Rougegorge familier …

… quelques Mésanges nonnettes …

… un Pouillot véloce …

… et un Troglodyte mignon.

Les Chardonnerets élégants sont rares cette année mais en voici une petite troupe d’adultes – rouge sur la face – et de jeunes de l’année – pas de rouge.

Sur les rives du lac, je continue d’être émerveillé par la qualité de camouflage du Héron cendré lorsqu’il se pose dans les arbres.

Malgré ses couleurs vives, le Martin pêcheur est aussi difficile à repérer quand il est posé dans la végétation, surtout s’il est de face. Il faut arriver à le suivre à l’aboutissement de son vol.

En montagne, la couleur grise et noire du Tichodrome échelette se fond avec la roche qu’il prospecte. On le repère d’abord à ses petits cris puis à la couleur de ses ailes lorsqu’il volette pour aller plus loin.

Un autre habitant des montagnes, l’Accenteur alpin a de jolies couleurs qu’on voit que par en-dessous. Sinon, le plumage du dos le rend presqu’impossible à voir sur fond de roche.

Fin de la promenade avec quelques femelles et jeunes bouquetins.

2021-11-07

Ça y est, on est en novembre et la première neige a blanchi les montagnes au-dessus de 1500m avant de descendre vers les 1000. Du coup, une sortie en montagne s’imposait pour fouler cette neige toute fraîche.

Les premiers quadrupèdes rencontrés, juste en dessous de la limite de la neige, étaient les chamois. Ils ont leur lainage d’hiver, visiblement.


Ensuite, très proches des chamois, il y a eu un petit groupe de bouquetins, des femelles – aux cornes courtes.


Rien de plus en montagne, le vent violent ayant poussé la plupart des oiseaux à l’abri de la forêt.
En « plaine », les Buses variables que j’aperçois semble être installées. Elles sont difficiles à repérer lorsqu’elles sont posées dans les arbres.


Les Grives draines se sauvent rapidement quand on approche mais comme elles se perchent à la cime dégarnie des arbres, elles sont tout de même assez visibles.


Deux merles noirs, une femelle et un mâle au bec jaune sont venus fouiller la vase au point d’eau.


Les mésanges, à leur habitude sont venues se baigner.


Cette Corneille noire est passée non loin de moi et presque tous les réglages de l’appareil photo étaient bons pour la prise. Une vitesse un peu plus élevée aurait figé les ailes, peut-être en perdant la sensation de mouvement ?


Un Troglodyte mignon est venu sur une branche clamer son territoire, sur lequel j’ai empiété, pour mon plus grand bonheur !


Les Geais des chênes continuent à dissimuler des noix ou des châtaignes à différents endroits des prés, allant même jusqu’à déposer des feuilles mortes comme on le voit sur la deuxième image.


Au fur et à mesure que les feuilles tombent, les Sittelles torchepot redeviennent visibles.


Cette semaine prend fin en espérant que ce joli Faisan survive aux journées de chasse et continue à parader avec son faux-col blanc.

2021-06-13

Ouvrons cette semaine avec, pour moi, une découverte : les Ophrys. Ces orchidées imitent des insectes pour attirer les polinisateurs. J’en ai trouvé une petite station dans un coin de bois de Lugrin. Il y aurait ici deux variétés d’Ophrys fuciflora mais … Les distinctions se font selon la disposition des différents éléments de la fleur, des feuilles, voire des racines.

Et maintenant, place aux jeunes : de nombreuses nichées ont abouti et les jeunes ont pris leur envol. Il leur reste encore quelques jours pour que les adultes leur apprennent à se débrouiller pour s’alimenter et à éviter les prédateurs. D’ailleurs la Mésange bleue en porte encore la marque sur son cou.

Pourtant certaines nichées sont encore en cours, comme celle de ces Etourneaux sansonnet, chez qui les poussins ne passent pas encore le bec à l’ouverture, obligeant les adultes à pénétrer dans la loge pour les nourrir.

Sans en avoir de certitude, je soupçonne certains jeunes Milan noirs d’avoir effectué leur sortie du nid. Le nid que je surveille n’est quasiment plus visible à cause de la végétation mais je n’y ai détecté aucun mouvement. Par contre, les adultes reprennent des activités de consolidation des nids et des vols « nuptiaux » de consolidation des couples.

Chez les Pie-grièches écorcheurs, seul le mâle s’est montré, ce qui pourrait signifier que la femelle est au nid à couver.

Le Bruant zizi mâle chante presque continuellement, toujours sur le même cerisier, mais reste très difficile à approcher.

Après quelques semaines où ils se sont faits très discrets, les Pouillots véloces sont à nouveau visibles, en particulier à la source.

Laquelle source est toujours fréquentée par les Serins cini, mâles et femelles.

La Grive draine est venue chanter sur une branche de sapin.

A l’occasion d’une sortie en montagne, entre 1700 et 2000m, j’ai vu quelques oiseaux, dont deux Faucons crécerelles, malheureusement très brièvement.

Par contre, un Accenteur mouchet, très occupé à chanter, s’est laissé approcher à moins de dix mètres.

Le mâle de la Linotte mélodieuse, avec sa couleur rose typique, est plus farouche.

Et sur les grandes plaques de neige, le Traquet motteux paradait et chantait en picorant. Correction du 20.06 : c’est un Pipit spioncelle et non un Traquet. Désolé pour cette erreur, grossière.

La montagne ne serait pas la montagne sans les bouquetins : ils étaient bien là.
Plusieurs femelles, dont la première semble pleine, et deux jeunes.

Sur un autre versant, c’est un grand mâle qui est venu dans ma direction, en faisant une pause pour se gratter contre un rocher avant de poursuivre sa descente.

Sur la dernière photo du bouquetin, l’arrière plan est composé de rhododendron des Alpes. Dommage qu’il n’ait pas encore fleuri. Pour l’instant, la neige à peine partie, les premières fleurs sont celles-ci.

Retour en plaine, où les insectes commencent à pulluler sur les plantes. Voici deux espèces de coléoptères et un troisième insecte qui pourrait faire partie de la famille des Miridae. Difficiles, ces bestioles.

Les papillons ne sont guère plus faciles à identifier, bien que beaux. Le premier est un papillon dit « de nuit » et le deuxième pourrait être une femelle d’Argus.

Bon, là je suis sûr de mon coup.

Et la semaine se boucle avec quelques abeilles en plein travail.