2024-04-14

J’accorde la une de la semaine à un Grand corbeau qui aurait pu inspirer La Fontaine. Riche d’un morceau de pain tenu sous une patte, il clamait avec véhémence sa propriété ou son bonheur, qui sait. Toujours est-il qu’il s’est laissé approcher, même après avoir terminé son en-cas.

Ses congénères poursuivent leurs ballets aériens, dont je n’ai pas de bonne photo cette semaine. Je montre tout de même la poursuite d’un objet – morceau de pain ou de mousse. Je sais qu’un rapace donne ainsi une proie en plein ciel à son conjoint. Le Grand corbeau le fait-il aussi ou s’agit-il d’un « jeu » ?

Ce Milan noir, en passant curieusement pâle, tient quelque chose dans ses serres mais n’a rien lâché.

Cette bagarre entre Milan noir et Grand corbeau a eu lieu juste à côté d’un nid occupé. Je pense que le Grand corbeau envisageait de se restaurer d’un œuf, après avoir harcelé l’oiseau qui couve.

Le voici justement ce Milan noir qui couve, en première photo. Il y a maintenant trois nids occupés que je surveille lors de mes rondes. Chez les Milans noirs, ce sont les femelles qui couvent, pendant un peu plus d’un mois. le mâle ravitaille et surveille.

Il y a eu aussi une bagarre entre Grand corbeau et Buse variable mais je n’ai pas trouvé de nid; pas encore, je ne désespère pas.

J’aimerais trouver un nid de Héron cendré plus visible que ceux que je connais, surtout pour observer le nourrissage des petits quand les œufs auront éclos. Pour l’instant, les nids au sommet des grands pins offrent tout de même quelques prises photogéniques.

Chez de plus petits oiseaux, la saison des nids a aussi débuté. Des Moineaux domestiques ont choisi de squatter un nid occupé l’an dernier par des pies. C’est un peu surdimensionné et je n’ai pas revu d’oiseau les jours suivants, peut-être sont-ils repartis pour une demeure plus à leur taille.

Là où il y a une colonie de Grands cormorans, ce n’est pas un nid qu’on trouve mais plus d’une centaine, résonnant des gloussements incessants des oiseaux. Je ne sais pas si ça couve déjà, en tout cas il y a du transport de matériaux.

Pas de comportements de couples chez les Fuligules morillons, bien que les mâles arborent leur houppette de plumes derrière la tête et les reflets bleus et verts sur leur cou.

Les mâles des Nettes rousses montent la garde auprès de la femelle qu’ils ont choisi de séduire, chassant énergiquement tout prétendant qu’ils jugent trop proche.

Il ne faut pas non plus interrompre les parades de Grèbes huppés, la collerette est alors agitée de manière menaçante et, s’il le faut, la poursuite du prétendant peut même se continuer sous l’eau.

Le calme relatif chez les Etourneaux sansonnets me fait penser que de nombreux oiseaux sont occupés à couver : on ne voit que quelques mâles -base du bec bleutée- qui chantent ou se baignent.

D’autres oiseaux s’occupent avant tout de se nourrir :
Les Rougequeues noirs se perchent en hauteur pour repérer des proies qu’ils vont capturer au sol. Femelle brune et mâle noir.

Les Serins cinis sont naturellement végans, ils mangent des graines et des fleurs. Mâle très jaune, femelle plus terne.

Quelques autres observations de cette semaine :
une femelle de Pinson des arbres …

… une Mésange nonnettte …

… une Mésange bleue …

… une Mésange charbonnière …

… un Merle noir mâle …

… un Chardonneret élégant …

… un Verdier d’Europe mâle …

… une femelle de Pic épeiche …

… une Sittelle torchepot, qui fait tomber une graine de frêne en dernière image …

… un Milan royal …

… des Milans noirs …

… et une Buse variable qui a viré sur l’aile en passant devant une forêt sombre.

Il n’y a pas que les oiseaux, voici un Xylocope violet, qui tient son nom des reflets sur les ailes. Celui-ci est plutôt brun.

Les lézards profitent des jours ensoleillés. Celui qui a le ventre orangé serait un mâle et le dernier une femelle mais je ne sais que faire du premier, qui porte un trait bleu sur la joue.

La semaine prend fin sur trois observations peu fréquentes :
un Bihoreau gris, petit héron aux mœurs plutôt nocturnes …

… un Chevalier guignette, absorbé à chasser des insectes dans les enrochements du bord du lac …

… et une Grive musicienne, que j’ai rarement photographiée d’aussi près.

2023-04-30

Ce n’est pas le muguet qui a fleuri ces derniers jours mais une première orchidée sauvage.

Bien entendu, la pousse de tous les végétaux s’accompagne de l’apparition des premières chenilles. Celle-ci est la chenille de la Zygène commune, petit papillon aux ailes noires tachetées de points rouges.

Samedi : le chien a fait partir un sanglier d’un fossé le long de la voie ferrée désafectée. Mais il y avait encore du mouvement. A peine visibles dans les fourrés, j’ai compté douze marcassins, tout petits et tenant à peine sur leurs pattes. Je suis revenu quelques instants plus tard, sans le chien, pour prendre quelques photos. La laie se tenait dans les fourrés un peu à l’écart, invisible.

Je suis revenu dimanche et j’ai pu voir la laie couchée de tout son long dans le fossé. Le déclenchement de l’appareil (photo ratée) l’a fait fuir, laissant là ses marcassins. Leur pelage est un camoufalge suffisamment efficace pour que la mère prenne ce risque. Ils tenaient déjà un peu mieux sur leurs pattes mais le meiux est de se pelotonner les uns contre les autres et de dormir bien en groupe. Je résiste à la tentation d’y retourner, pour ne pas provoquer l’abandon de la portée par la laie.

Après le carnet rose, on jette un coup d’oeil à quelques nids.
Enfin, j’ai pu capter le retour au nid de la Pie bavarde.

Chez les Hérons cendrés, qui apportaient des branches ces dernières semaines, je n’ai retrouvé qu’un seul nid « actif ». Soit les oiseaux couvent et se font discrets, soit les tempêtes ont détruit certains nids.

Les Mouettes rieuses collectent des brindilles pour garnir leurs nids, simples entassements posés au sol. Les orties ne semblent pas les incommoder.

Le Grand cormoran est vraiment étonnant. Ses nids semblent fragiles et ses pattes palmées ne sont pas à priori adéquates pour se percher sur des branches. Et pourtant, ça marche.

Ces Pigeons ramiers en sont encore à l’étape de la séduction … et ça ne marche pas.

Bien sûr, il ne faut pas venir le bec vide ! Les pigeons devraient prendre exemple sur ces Grimpereaux, séduction par le cadeau !

Quelques autres oiseaux vus cette semaine :
un Milan noir …

… un Faucon hobereau, mâle – culottes rouille – spécialiste de la capture de libellules, entre autres insectes …

… une Corneille noire dans un pommier …

… une Orite ou Mésange à longue queue …

… le mâle de la Fauvette à tête noire …

… et une femelle de Pinson des arbres, anormalement peu farouche. Elle est probablement malade, en tout cas sa patte gauche porte une tumeur.

Un Canard colvert a fait briller son cou dans un rayon de soleil, sinon cet oiseau commun présente peu d’intérêt.

Les Nettes rousses sont en pleine phase de séduction et, comme chez de nombreux canards, il y a plusieurs prétendants pour chaque femelle. La t^te du mâle est « normale » au repos mais l’oiseau gonfle les plumes de la tête dès qu’il doit se montrer à la hauteur.

Et enfin, une observation peu fréquente du Bihoreau gris, un petit héron au moeurs plutôt nocturnes.