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Semaine après semaine

2020-11-15

Encore confinés, les sorties se limitent donc aux rives du lac ou aux prairies au-dessus du village. Pourtant, il y a une variété d’oiseaux à observer.

Le Troglodyte mignon fouille les tas de branchages au sol. C’est par le mouvement des brindilles que je le soupçonne avant de le voir à sa sortie. Il mesure moins de 10 cm et pèse à peine 8 grammes.

Un peu plus petit avec ses 5 à 7 grammes, le Roitelet huppé est plus facile à apercevoir car il chasse les insectes dans les branchages, souvent dans les conifères. Un de ceux que j’ai observés cette semaine est allé se percher, chose rare, sur un fil de clôture.

En restant très calme au bord du lac, j’ai fini par pouvoir approcher un Cincle plongeur. La distance de fuite est généralement assez grande : je repère le ou les oiseaux à la tache blanche de leur gorge, comme sur la première photo, où l’on voit deux oiseaux – un au premier plan et un tout au fond. L’oiseau n’est pas gros – 20 cm – mais il est plus lourd que d’autres oiseaux de la même taille – jusque 70 grammes – ce qui lui facilite la plongée. Le Cincle est farouche et s’envole au moindre signe inquiétant. Il chasse des petits crustacés, soit en marchant dans l’eau soit en nageant.

La plus farouche du rivage, c’est la Bergeronnette des ruisseaux, qui s’envole déjà si l’on approche à une vingtaine de mètres

Pas facile non plus d’approcher les Grands cormorans qui sont toujours en alerte mais, plus grands, ils ont plus faciles à photographier.

Le bord du lac offre d’autres coups d’oeil sur des oiseaux bruyants, comme les Mouettes rieuses. Sur l’avant-dernière photo un reflet de l’eau donne un effet hollywoodien à un oiseau sinon quelconque. La mouette de la dernière photo semble avoir une patte blessée puisqu’elle n’est pas rentrée en position aérodynamique.

Et quelques Goélands leucophée pour compléter le tableau.

Les Harles bièvres sont de retour pour l’hiver, qu’ils prolongeront par les nids. Il n’y a pratiquement plus aucun de ces oiseaux sur les rivages de Lugrin entre août et novembre.

Si les Hérons cendrés sont présents toute l’année autour du Léman, ça faisait plusieurs mois qu’ils s’étaient faits très discrets sur la portion de rive visible depuis chez moi.

Un Grèbe huppé, au sortir d’une plongée.

Ces deux Cygnes tuberculés sont passés, déjà en posture de parade nuptiale, probablement un effet secondaire d’une après-midi bien ensoleillée. Toutefois, en ornithologie, deux oiseaux ne font pas un couple mais une paire, tant qu’on n’a pas de preuve – accouplement ou nidification.

C’est le cas de cette paire de Buses variables qui sont venues se poser quelques secondes avant de repartir, probablement en migration.

Chez les Rougegorge familiers, à part le bain, c’est la période de délimitation des territoires avant l’hiver. Il s’agit de chanter très fort tout autour du territoire et de chasser tout intrus en fonçant droit dessus.

La source qui sert aux bains est aussi fréquentée par les Pinsons des arbres …

… et par différentes mésanges …

… ou encore par les Chardonnerets élégants.

La Sittelle torchepot continue ses chasses aux insectes dans l’écorce des arbres …

… tout comme le Grimpereau.

Parmi les « grands » oiseaux, voici la Corneille noire …

… le Geai des Chênes …

… et le Pic vert, toujours étonnant de discrétion malgré son plumage vert et sa calotte rouge.

La chasse a repris, malgré le confinement : il faut bien « réguler » les populations de gibier comme sanglier, cerf et chevreuil. Au moins ce Faisan de Colchide survit, pour l’instant. Là aussi, malgré le plumage de la tête, l’animal est assez discret une fois à couvert.

Dès qu’il y a des fruits tombés, on voit des Vulcains.

Quand le soleil apparaît, il y a encore des bourdons en activité mais les gelées au sol sont pour bientôt. Ils vont alors s’enterrer pour passer les semaines les plus froides.

2020-11-08

L’accès au lac, juste en bas de la rue, est bien pratique en période de confinement. Il est possible de marcher un peu sur les galets du rivage et d’observer les oiseaux.

Les journées sont plutôt grises en ce moment, avec un lac très calme, et les oiseaux d’eau se tiennent à distance du rivage. Les Grands cormorans passent régulièrement en groupe et parfois seuls pour aller pêcher. Sur l’avant-dernière photo, le cormoran tient curieusement sa tête en arrière, à la manière d’un pélican, et le fait qu’il soit poursuivi par un goéland me fait penser qu’il a un poisson dans le gosier.

Les goélands en cette saison sont quasiment tous des Goélands leucophées et s’il en apparaît qui semblent différents, ce sont des individus immatures. Il faut deux hivers pour que l’oiseau parvienne à l’âge adulte. En dernière photo, ce serait un oiseau de premier hiver, donc né cette année.

Je trouve que la Mouette rieuse a un « look » plus sympathique que le Goéland leucophée, dont le profil fait boudeur. A cette saison, le bec est terne et la tête n’est marquée que d’une petite marque sombre derrière l’oeil. Il faut attendre le printemps pour retrouver le bec bien rouge et la tête chocolat.

Les Grèbes huppés ont aussi le plumage plus terne. Admirez le départ en plongée presque sans éclaboussures.

Une Foulque macroule, plus proche du rivage, s’est sentie obligée de faire une démonstration territoriale en battant des ailes puis en pédalant pour former une vague-vaguelette, avant de retourner brouter des plantes.

Sur la rive, le Cincle plongeur ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour la photo, il est vite parti au loin vers des zones peu accessibles.

Le Troglodyte mignon est venu fouiller entre les galets et les débris pour attraper des insectes.

Et, curiosité, les Moineaux domestiques se sont rassemblés dans un Buddleia « arbre à papillon » pour aller boire.

Le bord du lac ne saurait occuper mes journées et je poursuis mes chasses photo dans les prés et pâtures.

Le Rougegorge familier est présent en nombre.

Voici une Mésange bleueq qui montre son changement de régime alimentaire, d’insectivore à granivore pour l’hiver.

La Grive musicienne fait partie des oiseaux qui consomment sans hésiter les baies du gui, pourtant considérées toxiques.

Voilà enfin un Grimpereau pas mal photographié. L’oiseau est farouche et très rapide. La longueur et la finesse des ongles est impressionnante.

Bien sûr les pics, grands grimpeurs, ont aussi de beaux ongles au bout de leurs pattes puissantes. Pic vert, femelle -pas de tache rouge dans la moustache …

… et Pic épeiche dans une posture inhabituelle.

Bien que la migration du Milan royal soit finie depuis plusieurs semaines, il y a encore des attardés.

Je ne mettrai aucun de ces champignons dans une omelette, bien qu’ils soient beaux

2020-10-25

Deux semaines se sont écoulées depuis la dernière publication et nous voici confinés à nouveau, par une météo moins clémente qu’au printemps. Comme au printemps, la faune va certainement en profiter, même si des chasses de régulation seront encore exceptionellement autorisées pour « éviter les dégâts aux cultures » par sangliers et chevreuils.

En voilà déjà un qui a toutes les chances de survivre quelques semaines, le mâle du Faisan de Colchide.

Moins de passage dans les prés et les lisières de bois, les champignons prolifèrent.

Après la fauche, il reste des endroits qui recèlent encore de plantes automnales….

… pour le plus grand plaisir des Mésanges nonnettes, par exemple.

Parmi les oiseaux qui se nourrissent des graines de toutes sortes d’herbes et de plantes, il y a les Chardonnerets élégants. Pas toujours faciles à approcher, j’ai tout de même fini par en prendre un de près, en me cachant dans des broussailles.

Avec la chute progressive des feuilles, les Pics épeiches redeviennent visibles.

Le Rougegorge familier ne se cache guère, c’est une saison où il délimite son territoire en lançant des cris ou ses grésillements – on ne peut pas vraiment parler de chant – depuis des branches bien en vue.

Le Pouillot véloce reste timide et discret mais pour lui aussi la chute des feuilles enlève une partie de la protection.

Rien de particulier à dire des Mésanges bleues, si ce n’est que, comme les autres mésanges, elle passe progressivement d’un régime insectivore d’été à un régime granivore d’hiver. Belle adaptation aux conditions saisonnières.

A l’automne, il y a des passages fréquents de Vulcains (Vanessa atalanta) en migration vers le sud. Ces beaux papillons s’arrêtent souvent sur les fruits tombés pour se restaurer avant de repartir. Le dessous des ailes, malgré des zones oranges et bleues les camoufle assez bien s’ils se posent sur une écorce.

Toutes les photos qui suivent ont été prises en région toulousaine, où j’ai passé quelques jours avant le nouveau confinement.

Une Buse variable

Un Autour des palombes

Un Faucon crécerelle

Un Cochevis huppé, de la famille des alouettes.

Une série de bruants, probablement du Bruant proyer

Une Bergeronnette grise

Un Tarier des prés

Un Héron cendré

Quelques Etourneaux sansonnets

Une Corneille noire

Une Pie bavarde

et dans le même champ, une Perdrix rouge. Le plumage des flancs apparaît flou : ce n’est pas un défaut de la photo, c’est un effet naturel du plumage. Plutôt rondouillet, l’oiseau devient très svelte et agile quand il s’enfuit en courant.

Et pour clore cet article, une Mante religieuse, dernière apparition avant les jours froids auxquels elle ne survivra pas.

2020-10-11

La migration des grands et petits rapaces touche à sa fin. Il n’y a plus que des passages occasionnels de milans ou de buses. Par contre cette semaine a été riche en petits oiseaux.

Les Chardonnerets élégants se retrouvent autour des tournesols dont ils tirent les graines avant de les grignoter, ce qui provoque de belles acrobaties. Les oiseaux qui n’ont pas de rouge sur la face sont les jeunes de l’année.

Les Troglodytes mignons sont très actifs dans le sol des haies et sous brousailles, à la recherche des insectes qui sont encore nombreux.

Les Pouillots véloces sont aussi très actifs mais à un étage plus haut puisqu’ils chassent les insectes dans le feuillage des haies.

Un Bruant jaune, de passage.

C’est la saison des noix, pour le régal des Corneilles noires. Encore faut-il ouvrir la coque. J’attendais pour voir si l’oiseau avait une technique particulière mais l’arrivée d’une voiture a mis fin à l’observation.

L’Ecureuil roux est aussi un grand amateur de noix, qu’il consomme tout de suite ou qu’il enterre pour sess réserves d’hiver.

Pour revenir aux oiseaux, voici un mâle – tête grise – de Faucon crécerelle. Je prends souvent ma première photo à distance puis je me rapproche pour de meilleures images tant que l’oiseau ne bouge pas.

Le Grimpereau ne m’a pas laissé le temps de m’approcher. Peut-être était-il un peu plus haut dans l’arbre mais son plumage le rend quasiment invisible s’il ne bouge pas.

Il y a encore quelques papillons dans les prairies, comme celui-ci de la famille des Colias qui m’a offert un bel envol.

Bien que les mouvements migratoires se calment, il y en a encore. Le Rougequeue à front blanc – femelle à droite et mâle à gauche – ne seront bientôt plus visibles.

Il en va de même pour le Faucon hobereau qui doit partir pour des contrées plus riches en insectes. Chez nous, il chasse souvent au-dessus des étangs et des marais pour capturer des libellules.

Celui-ci est probablement un Epervier d’Europe plutôt qu’un Autour des palombes… voir mes hésitations de la semaine dernière.

Aucun doute, c’est une Buse variable …

… et du Milan royal …

… ainsi que l’une des dernières Hirondelles de fenêtre de cette année.

2020-10-04

Cette semaine, malgré un temps très pluvieux, il y a eu le pic de la migration des grands rapaces … et des plus petits. Certaines photos ne sont pas de bonne qualité mais elles rendent compte de la grande variété de migrateurs aperçus.
C’est le Milan royal qui a survolé Lugrin en individuel ou en groupes jusqu’à une dizaine d’oiseaux. On le reconnait par ses couleurs et par sa queue fortement échancrée

La plupart du temps seules, quelques fois par deux, les Buses variables sont la deuxième espèce la plus représentée ces jours-ci.

Les Faucons crécerelles sont assez fréquents mais ils ont tendance à voler très haut. Pour en photographier, il faut attendre qu’ils redescendent pour chercher une couche d’air moins tumultueuse ou plus porteuse.

Beaucoup plus rare, l’Autour des palombes …

…et l’Epervier d’Europe. Le premier se distingue du second par la largeur des hanches. Du coup, je ne suis pas certain de mes légendes.

Le Faucon pélerin est plutôt visible dans les falaises de montagne mais au moment de la migration il passe relativement bas.

Un oiseau est passé très haut dans le ciel et après avoir pensé à une Buse variable – il en existe de très pâles – j’ai demandé de l’aide pour l’identifier. C’est un Balbuzard pêcheur, reconnaissable aux motifs de ses ailes et à son « masque » noir sur le côté de la tête.

Une série d’oiseaux noirs, pas migrateurs : d’abord le Grand corbeau. Plusieurs sont passés non loin de moi pendant que j’étais à l’affût de cerf, chamois ou autres quadrupèdes en montagne, apparemment pour vérifier ce que je faisais sur leur territoire. Je me demande si leurs croassements ont alerté les animaux car je n’ai pas vu la pointe d’un museau.

Puisque j’étais au pied de falaises, j’ai profité des nombreux passages de Chocards à bec jaune pour prendre quelques photos. Les deux premières images montrent un oiseau se nourissant des baies de sorbier des oiseleurs, en pleine falaise.

Souvent entendu dans le forêts de montagne, rarement vu et encore plus rarement photographié, voici enfin une prise d’un Pic noir. Le peu de rouge sur la tête indique qu’il s’agit d’une femelle.

Encore un gros oiseau noir, le Grand cormoran. Des groupes entiers partent en migration et d’autres restent au bord du lac pour l’hiver. Je suis toujours impressionné par leur capacité à se poser sur des branches fines mais leurs pattes, bien que palmées, sont très bien articulées ce qui leur permet de s’aggriper.

Comme le Grand cormoran, certains Hérons cendrés migrent, d’autres restent autour du Léman.

Pas totalement noires et beaucoup plus petites, les Hirondelles de fenêtre sont en migration. Ce sont des groupes de 20 à plusieurs centaines d’oiseaux qui tournent dans le ciel pour capturer des insectes tout en glissant progressivement vers le sud. Ici à Lugrin c’est plutôt l’ouest, en direction de Genève, avant de tourner au sud.

Dans les vols d’Hirondelles de fenêtre se glissent quelques intrus, comme cette Hirondelle rustique (gorge rousse et bec plus effilé) …

… ou ces Hirondelles de rochers (corps brun trappu et taches blanches sous la queue)

Je reviens aux observations en montagne, avec le Tichodrome échelette. De la taille d’un merle, il passe son temps à picorer les insectes tout au long de la falaise. Pas facile à voir au repos, il se révèle quand il ouvre ses ailes noir, rouge et blanc sur le dessus et totalement noires au-dessous.

Dans la même falaise j’ai été surpris de voir arriver un petit groupe de Bec-croisé des sapins. Rougeatre, c’est le mâle, verdâtre, la femelle, et rayé, c’est un jeune de l’année.
Apparemment, ils sont venus grignoter des petits débris de roche.

Dans la brume d’une journée particulièrement humide, un Troglodyte mignon.

Deux Rougequeues noirs, le mâle à gauche et la femelle à droite. Il sseront bientôt tous partis.

Un qui ne migre pas : le Martin pêcheur. Ce sont les oiseaux venant du nord de l’Europe qui viennent dans nos régions quand l’hiver est rude.

Une Grive draine, dont certaines passent l’hiver à Lugrin.

Le Rougegorge familier reste résident à l’année.

Les fauvettes, comme la Fauvette grisette, vont bientôt disparaître du paysage pour revenir au printemps.

Qui dit journée pluvieuse dit aussi arc-en-ciel, même discret.

2020-09-27

Au dernier jour d’une semaine marquée par de fortes pluies, le bilan photographique est faible, tant en quantité qu’en qualité. Voyons tout de même.

Quelques curiosités pour commencer : qu’est ce que ceci ?

des moutons bien sûr !

Et ça, qu’est ce que c’est ?

Un tronc de sapin rongé par le bostryche.
Et ceci ?

Un poteau de ligne électrique tellement usé par le frottement des sangliers (corps mais aussi les dents) qu’il a fallu en planter un nouveau juste derrière, tout en laissant l’ancien pour limiter les dégâts sur le nouveau.
Et voici une feuille d’alchemille, qui recueille les gouttes de rosée, plante de grand intérêt pour les alchimistes en raison de cette vertu.

Reprenons avec les grands migrateurs de la saison, le Milan royal.

De saison aussi, le brâme du cerf a commencé cette semaine. La montagne résonne des appels mais les cerfs sont difficiles à approcher, d’autant plus que la chasse est ouverte. La première photo donne une idée de ce que l’on voit à l’oeil nu, à 5-600m de distance. L’animal visible est un des grands cerfs de la région, qui utilise les falaises derrière lui pour amplifier son brâme. Fûté non ?

Dans les petits oiseaux, il y a encore un Rougequeue à front blanc, immature, …

et un Rougequeue noir…

ainsi que le Pouillot véloce, le Troglodyte mignon, la Mésange nonnette et la Mésange é longue queue.

Et j’ai eu la chance de voir le mâle et la femelle du Bouvreuil pivoine au sommet d’un arbre.

C’est un Ecureuil roux qui ferme la marche pour cette semaine, en espérant que la météo sera plus favorable la semaine prochaine.

2020-09-20

Je ne peux pas espérer être survolé par un vautour à chaque sortie en montagne… mais, en cherchant à revoir des chamois ou des cerfs, que je n’ai ni entendus ni vus, j’ai été survolé par deux aigles. L’un était un adulte et l’autre un jeune, immature, reconnaissable aux plages blanches sous les ailes.

Un peu plus tard dans la journée, c’est une Buse variable qui est passée au-dessus de moi.

En redescendant du pied des falaises, j’ai vu un Bec croisé des sapins, femelle, en train de grignoter des cônes.

Aux altitudes plus basses, dans les arbres de Lugrin, on voit les Etourneaux sansonnet en plumage d’automne : finies les belles plumes irisées jouant du violet au vert, ce sont maintenant les plumes brunes qui ont pris le dessus.

Les gobemouches sortent graduellement du paysage mais on en rencontre encore quelques uns, d’abord le Gobemouche gris …

… et le Gobemouche noir.

Les pouillots, quasiment invisibles durant l’été, refont leur apparition. Pour la plupart ce sont des Pouillots véloces (pattes noires) et parfois des Pouillots fitis (pattes claires). L’oiseau de la dernière photo tentait d’impressionner les moineaux qui occupaient la place au bain-abreuvoir.

J’ai eu le plaisir de voir des Rougequeues à front blanc, d’abord une femelle puis plusieurs jeunes mâles, dits « de premier hiver ». Ils n’auront leur plumage complet (noir charbon sur la tête et à la gorge, poitrine orangée) qu’au printemps prochain.

Si le jeune Rougequeue à front blanc est beau dans sa livrée, je reste tout de même toujours admiratif devant le plumage du Rougegorge familier.

Comme d’habitude, quelques autres oiseaux.

Pour clôturer la semaine, voici une abeille sur une fleur de lierre.

2020-09-13

Cette semaine débute avec une présentation : notre nouveau concierge et portier : Firmin. C’est un lézard qui a élu domicile dans les tubes métalliques du portail, passant du battant de droite à celui de gauche selon son humeur. Il est de moins en moins farouche et c’est dommage que son hibernation débute bientôt car sinon je pourrais bientôt le toucher.

Maintenant, une comparaison entre un petit et un grand oiseau.Tout petit, 9 à 10 cm à peine, c’est le Troglodyte mignon. Celui-ci est plus étoffé que d’habitude, il sort de son bain…

A l’autre extrème, un des plus grands c’est le Vautour fauve : environ 1m de long pour une envergure de 2m30 à 2m60. Celui-ci m’a survolé dans le massif de la Dent d’Oche, déclenchant au passage les cris d’alerte des Chocards à bec jaune.

Les Chocards à bec jaune font à peu près la taille d’une corneille (70 cm d’envergure) et vivent en bandes nombreuses dans les massifs de montagne. A cette saison, ils se nourissent des insectes au sol comme les sauterelles, ce qui provoque des sautillements et des vols très courts, assez surprenants. Les adultes ont les pattes rouges et les jeunes, les pattes noires.

Parmi les corvidés rencontrés en montagne, il y a le Grand corbeau qui a une envergure de 120 à 130 cm, donc plus grand qu’une buse. J’ai été surpris de la couleur bleue qui ressort sur deux des photos (hélas peu nettes), alors que l’oiseau apparaît généralement noir.

La Buse variable se perche habituellement à la cime d’un arbre mais en montagne, en absence d’arbre, elle se perche sur un rocher. Ce jour là, il lui fallait encore faire face à la concurrence des faucons.

Tous les faucons vus pendant cette sortie montagnarde étaient des Faucons crécerelle.

Cette marmotte était postée sur un gros rocher et l’approche du faucon a provoqué son départ, sans cri d’alarme, ce qui me fait penser qu’elle était seule dans son pierrier.

Un coup d’oeil sur le paysage avant de redescendre … en découvrant un profil surprenant et quelques bouquetins, très discrets tout au long de la journée.

Les autres oiseaux rencontrés en montagne sont le Traquet motteux, le Tarier pâtre et le Rougequeue noir.

Autour des pâturages de Lugrin, j’ai aussi observé quelques oiseaux

Un Epervier d’Europe est passé au dessus des prés. Résident ou migrateur, impossible à dire.

Il ne reste plus qu’à afficher les « inclassables », photos prises au gré des observations ici ou là : les fils de la vierge, qui rendent les promenades un peu collantes, une petite araignée sur sa toile et une Aeschne mixte mâle.

2020-09-06

Voici une semaine riche en observations et en rencontres. La migration des Gobemouches se poursuit. Les Gobemouches noirs, reconnaissables au motif noir et blanc des ailes, se postent aux aguets dans les branches élevées des arbres pour bondior vers les nuées d’insectes qui tournent autour des cimes.

Les Gobemouches gris, dont la tête et la poitrine sont striées, participent aussi à ce ballet, même s’ils sont plus souvent sur les branches basses pour aller chasser au sol.

J’ai tenté de prendre ces oiseaux en vol mais ils sont aussi vifs que les insectes qu’ils pourchassent. Difficile de distinguer les noirs des gris dans ces situations.

Je photographie peu les Pies bavardes, très farouches, mais celle-ci est passée à portée d’objectif en m’offrant les belles irisations bleues de son plumage.

Les passages de grandes bandes d’Hirondelles de fenêtre fournissent aussi des occasions de captures en vol.

Et quelques autres oiseaux rencontrés au hasard des promenades quotidiennes.

Une sortie en montagne, entre Mémises et Grand Mottay, au-dessus de Lugrin, m’a réservé quelques belles surprises. Très loin dans les nuages, j’ai tout d’abord vu un Aigle royal harcelé par un Faucon crécerelle. Ils ont tous deux disparus dans la brume et je n’ai pu faire que cette seule photo, sans savoir qui a pris le dessus.

Plus loin, dans les derniers sapins avant les crêtes, un Bec-croisé des sapins (femelle) appelait discrètement.

Ensuite, en explorant une zone plutôt sauvage d’un alpage, proche d’une falaise, j’ai entendu des pierres rouler et ce sont des chamois qui sont apparus. Il y en avait quatre, qui ont tranquillement grimpé la pente avant de disparaître dans la forêt.

Non loin de là, un autre chamois broutait dans la falaise, avant de s’immobiliser dans une posture attentive. J’ai pensé qu’un autre groupe de chamois approchait du bas de la pente …

…mais ce sont deux superbes cerfs qui sont sortis du couvert et ont traversé le pierrier. Le premier a des bois de belle taille (2 premières photos). Quant au second, c’est une grande bête magnifique dont les yeux semblent clairs. Il a déjà combattu, au vu des marques sur sa cuisse, alors que le brâme n’a pas commencé.

J’ai aussi pris le temps de guetter la faune de la réserve du Delta de la Dranse à Thonon. Les Martin-pêcheurs étaient nombreux et bruyants mais lointains. Il a fallu pas mal de temps pour que deux d’entre eux se laissent approcher pour ces quelques photos qui manquent malheureusement de netteté.

Les Grands cormorans ont aussi manifesté bruyamment depuis leurs perchoirs dans les arbres. L’un d’eux a soudain plongé pour ressortir aussitôt avec un poisson de belle taille qu’il a déchiquetté pour en faire deux bouchées.

Un canard, peut-être un femelle de Nette rousse, est venue amerrir juste en face moi.

Deux jeunes Grèbes huppés sont passés près de moi avant de rejoindre un groupe d’adultes au loin.

Pendant les promenades quotidiennes avec le chien, je monte parfois mon équipement pour la photo rapprochée, avec des prises pittoresques qui clôturent cette semaine.

2020-08-30

La période de mi- juillet à fin août a été consacrée à d’autres activités que la chasse photo : randonnée vélo et randonnée moto pour l’essentiel. Les photos qui suivent proviennent de différents lieux,que je citerai en légende.

Le 12 juillet j’avais mentionné que les Milans noirs s’apprétaient à partir en migration : le lendemain il n’en restait pratiquement plus, sauf un attardé qui est resté plusieurs jours à crier au sommet des arbres, cherchant sans doute ses congénères.

Le départ des Milans laisse libre champ aux Buses variables. La plupart passent en migration mais quelques unes s’installent pour un temps, de quelques jours jusqu’à plusieurs semaines, parfois jusqu’au printemps.

Voici un des deux Faucons crécerelle vus, après en avoir entendu les cris, autour de la cathédrale d’Auxerre.

Les Hirondelles rustiques sont encore présentes à Lugrin mais contrairement à leur habituel perchoir sur les câbles, j’en ai trouvé une petite bande sur un arbre mort.

Le Grosbec casse-noyaux est trop discret pour que je le voie régulièrement. Pourtant c’est un habitant à l’année à Lugrin.

Les Rougequeues sont encore là mais vont bientôt se raréfier, migrant vers les régions méditerranéennes pour la plupart.

Par contre, les Gobemouches sont de passage. Tous les ans, ils transitent par Lugrin, en mars-avril pendant leur migration vers le nord et en août-septembre durant leur migration vers le sud, Sénégal ou Kenya.

A la source de Lugrin, les oiseaux, nombreux pendant les périodes caniculaires, se font plus rares dès que l’humidité revient. Il y a tout de même quelques passages, surtout de jeunes oiseaux.

Il y a même encore des nichées tardives chez les Hirondelles de fenêtre (photo prise à Vézelay). J’en profite pour confirmer que les nichoirs « artificiels » sont bien adoptés par ces oiseaux qui peinent de plus en plus, paraît-il, à trouver les matériaux adéquats pour construire leurs propres nids.

Suite des jeunes de l’année avec ce Pic épeiche lugrinois.

Deux Pie-grièches écorcheur, l’une de Lugrin et l’autre lorraine, de Halstroff.

En prospectant la réserve naturelle de l’embourchure de la Dranse à Thonon, j’ai aperçu la Rousserolle effarvatte, peu coopérative pour la photo.

Plus aisés à photographier, quelques uns des centaines de Grands cormorans de la Dranse…

… et un jeune Héron cendré en chasse.

Désoeuvré en attendant l’hypothétique retour d’un Martin pêcheur, j’ai visé un petit groupe de Grèbes huppés. Ce n’est qu’en visionnant les photos sur l’ordinateur que j’ai remarqué la présence en arrière plan d’un renard. Il y avait quelques jeunes grèbes et foulques dans les parages, peut-être accessibles sur un moment d’inattention.

Et voici un renard lorrain, en pleine chasse. Les deux premières photos sont du même individu, la troisième prise le lendemain pourrait être encore du même, si j’en crois l’aspect mais il était très éloigné.

Encore à Halstroff, voici un oiseau que je vois pour la première fois : le Torcol fourmilier. De la famille des pics, il se nourrit au sol, essentiellement de fourmis, comme son nom l’indique.

Pour en terminer avec les oiseaux, un Héron cendré qui se verrait bien en girouette au sommet du clocher de Halstroff.

Au tour des insectes avec un papillon qui m’a donné la sensation d’avoir été vu, une Grande-tortue ou peut-être le plus rare Robert-le-diable, une guèpe aux magnifiques motifs, deux abeilles chargées de pollen et une spendide mouche qui se réchauffe au soleil.

Aux étangs de Halstroff, il y a en été de nombreuses libellules, petites ou grosses. Les deux premières photos montrent des accouplements d’Agrions, mâle bleu et femelle brune.

Il y a aussi de belles araignées, telle cette Argiope frelon. Malgré son nom, c’est une toute petite araignée, absolument inoffensive. Il n’y a qu’à regarder la dimension de la tête, cette prolongation couleur crème entre les pattes avant : elle ne peut faire de mal qu’à une mouche. Bien que son camouflage jaune et noir puisse laisser croire qu’il sert de protection vis-à-vis de prédateurs qui la prendraient pour un frelon, une étude a démontré que l’alternance des stries jaunes et noires sur le corps de cette espèce doublait en réalité le nombre de ses captures d’insectes en agissant comme leurre visuel rendant l’araignée moins visible pour ses proies, bien qu’au milieu de sa toile (source Wikipedia).

Cette publication estivale se clôt sur un nénuphar (ou nénufar) lorrain et un fruit d’églantier lugrinois.