Semaine après semaine

2021-08-15

Je m’interrogeais dans la précédente publication sur la vie des hirondelles avant l’ère des fils électriques. Une réponse est venue d’une hirondelle, posée sur une branche dans cette zone sans autre perchoir.

Les Gobemouches gris sont plus nombreux ces jours-ci, de nouveaux arrivants en migration ?

C’est en tout cas ce qui se passe pour le Gobemouche noir, certainement en migration puisqu’ il était absent depuis son passage printanier.

En migration post-nuptiale aussi, la Buse variable…

… ainsi que des faucons, dont le Faucon crécerelle.

Les Fauvettes à tête noire partiront probablement dans les premiers jours de septembre. Pour l’instant, à part prendre des bains, elles chassent les insectes dans le feuillage des haies et des arbres.

Il en va de même pour le Pouillot véloce.

Le Verdier d’Europe migre moins parait-il mais je n’en vois pas beaucoup en hiver.

Voici quelques oiseaux isolés : un Chardonneret élégant …

… un jeune de Serin cini, je crois …

… un Rougequeue noir …

… et un Merle noir

Des Bergeronnettes grises chassent au sol dans les prairies.

Les Mésanges ou Orites à longue queue sont toujours en bande et offrent des portraits assez sympathiques.

Au bord du lac, ce sont les Grands cormorans qui constituent des groupes sonores. Je ne sais pas si l’oiseau en dernière photo voulait compléter son nid avec ce bout de bois assez encombrant mais il a fini par l’abandonner.

Autres oiseaux du lac, les Grèbes huppés dont l’orange de la collerette est très prononcé. Effet de lumière, phénomène saisonnier, je ne sais pas. Le troisième oiseau est un jeune de l’année, à la tête encore striée de brun.

Un petit oiseau que je n’ai pu approcher sur la rive, le Chevalier guignette.

Une Mouette rieuse, en train de perdre son plumage brun sur la tête, pour prendre son plumage d’hiver : tête blanche avec virgule noire sur la joue.

Celui-ci est peu fréquent et discret : le Goéland cendré, à peine plus gros qu’une mouette.

Passons aux insectes. Une simple abeille.

Deux papillons, dits « de nuit », que je n’ai pas identifiés.

Quelques papillons croisés dans les prairies. Je ne suis pas certain de l’identification du Cupidon, il y a une grande variété d’espèces voisines.
Rectification du 22.08 : il s’agit plutôt de l’Argus bleu céleste femelle.

Il y a peu de libellules autour de Lugrin, par manque de zones humides durables.
En premier, un mâle d’Orthetrum brun. Pour une fois c’est la couleur de la femelle qui donne le nom à l’espèce.

Ceci est une femelle de Cordulégastre annelé, qui pond ses oeufs, un par un, dans la vase sous l’eau.

Pour finir : les grands arbres sont comme les grands immeubles avec un ascenseur qui descend pendant que l’autre monte …

2021-08-01

Premier jour du mois d’août, fête nationale suisse, sous la pluie. Mais les jours précédents ont été plus cléments et favorables à la photo.

Différents insectes ont pris la pose, comme ces guèpes…

… ou, enfin, des papillons.

Ce petit Ecureuil roux, malheureusement un peu flou, présente une patte avant assez impressionnante.

Une question comportementale me taraude : comment faisaient les hirondelles quand les fils éléctriques n’existaient pas ? Se perchaient-elles dans les arbres, au bord des toitures ? Ces nouveaux perchoirs ont-ils modifié leur façon de se reposer ? Si quelqu’un sait, faites signe.

Pas de question à se poser à propos du Rougequeue noir, il se perche en hauteur pour repérer les insectes et plonger dessus.

La Sittelle torchepot est une habitante des arbres où elle prélève des insectes dans les fentes des écorces ou du bois mort. Elle mange aussi des noisettes, qu’elle cale dans une fente pour pouvoir la frapper du bec et les ouvrir.

Le Chardonneret élégant se perche à tous les niveaux possibles et ne vient au sol que pour picorer ou boire.

Les Pinsons des arbres sont plutôt, comme leur nom l’indique, dans les arbres. Heureusement qu’ils descendent occasionnellement pour boire, cela donne des chances de les voir d’assez près. Les trois photos sont de mâles.

La Fauvette à tête noire est difficilement visible à cette saison puisqu’elle passe son temps dans les fourrés et les arbres à la recherche d’insectes. Mâle puis deux photos d’une femelle.

Le Pouillot véloce, insectivore, est aussi très discret à cette saison.

Les Grives draines, souvent en bande, se font d’abord repérer par leurs appels avant qu’on ne les aperçoive passant d’un arbre à l’autre.

J’ai tenté plusieurs fois de suivre une famille de Pie-grièche écorcheur, ce qui est loin d’être facile car ce sont des oiseaux assez méfiants. J’ai assisté à une séance de becquée donnée par le mâle, hélas avec un mauvais réglage de l’appareil photo.

Un pommier m’a offert un Pic épeiche et un Geai des chênes non loin l’un de l’autre.

Quelques oiseaux en prise unique, un Serin cini femelle…

… un Merle noir juvénile …

…une Corneille noire dans son attitude typique de conversation, hochant de la tête …

… et une Buse variable.

Un grand faucon est passé assez loin. Les photos agrandies me font penser à un Faucon pélerin.

Pour terminer, quelques photos de Milan noir. ils ne sont pas tous partis, en particulier une famille dont les deux jeunes se font encore nourrir.

2021-07-25

En affirmant, la semaine dernière, que tous les Milans noirs étaient partis, j’ai un peu exagéré. Ils sont encore là, bien qu’en plus petit nombre et il s’agit surtout de jeunes de l’année, reconnaissable à leur tête claire. Difficile de savoir si ce sont ceux qui ont grandi sur place ou si ce sont chaque jour de nouveaux oiseaux qui font une halte sur leur chemin de migration. Toujours est-il qu’ils endurent les averses de manière stoïque, comme en troisième photo.

Plusieurs Milan royaux sont passés, ils ont donc débuté également leur migration, qui est pourtant habituellement un peu plus tardive.

Les Buses variables cerclent dans le ciel, certaines visiblement orientées pour la migration et d’autres, peut-être indécises, vont se percher dans la forêt.

Cet oiseau reste encore quelques semaines ici avant d’entreprendre son voyage : la Pie-grièche écorcheur. Le mâle est sur les cinq premières images, ensuite il y a une femelle puis deux photos d’un jeune.

Des jeunes encore, un Rougegorge familier et un Merle noir …

… des Hirondelles rustiques, dont la gorge est encore pâle …

… un Pic épeiche, qui a encore ses plumes rouges sur la tête …

… et une séance de becquée d’un Serin cini au sommet d’un bouleau.

Ce bouleau, de mon jardin, a été bien animé ces derniers jours, fréquenté par
1. des Geais des chênes, dont l’un a la tête déplumée

2. des Gobemouches gris, qui nichent probablement aux alentours pusiqu’ils apparaissent sur plusieurs arbres au cours de leurs chasses.

3. un Verdier d’Europe, venu se sécher après une averse.

D’autres oiseaux, un Roitelet triple bandeau…

… et une troupe de Mésanges à longue queue – depuis peu renommées Orites à longue queue – dont l’une a la tête blanche.

Les écureuils sont rarement visibles à cette saison à cause du feuillage, sauf quand on a la chance de se trouver au-dessus de l’arbre où ils recherchent les châtaignes de l’automne dernier.

Et puisqu’on est dans les rongeurs, voici une visiteuse de mon jardin, Souris domestique ou Mulot sylvestre, je ne sais.

Une rencontre entre deux Demi-deuils -la femelle a le dessous des ailes coloré- …

… et quelques prises d’un damier, mais lequel ?

La semaine se clôt sur une manifestation bruyante de Grands cormorans et de Goelands leucophées, probablement due à la présence d’un banc de poissons.

2021-07-18

Dimanche 18 juillet : les Milans noirs sont partis. Ils étaient encore nombreux le matin et ont cerclé dans les ascendances en criant, comme d’habitude. Graduellement, ils se sont laissés glisser sur le vent et le ciel est devenu silencieux. Les photos qui viendront dans les semaines prochaines seront celles de migrateurs plus tardifs.

Voici donc les dernières photos des Milans noirs de Lugrin, adultes au plumage sombre et jeunes de l’année à la tête claire. Le matin, après une nuit pluvieuse, il faut sécher le plumage au soleil avant l’envol, ce qui m’a valu de belles photos héraldiques. La dernière photo pourrait figurer sur des alertes à la pollution : un morceau de plastique pend du bec de l’oiseau. Il reste à espérer que c’est un objet qu’il transporte et non l’extrémité d’un plus grand morceau qu’il aurait ingéré.

Le départ des milans donne de la place à d’autres espèces que je vais peut-être revoir plus souvent, comme la Buse variable…

… ou l’Epervier d’Europe, celui-ci éloigné de l’espace aérien d’une Hirondelle de fenêtre par un harcèlement en vol.

Les Goélands leucophée ont pris depuis quelques semaines leurs quartiers d’été sur les pentes de la carrière toute proche.

Les Rougequeues noirs s’activent pour de nouvelles nichées. Ce mâle, perché sur une vieille faîtière, pourrait presque se camoufler s’il n’était en constamment en mouvement.

Les Fauvettes à tête noire s’activent dans les arbres et les buissons mais, pour l’instant, sans indice de deuxième nichée.

Comment sait-on que c’est la femelle du Serin cini ? Il suffit de voir le croupion.

Et celui-ci est le Verdier d’Europe, signalé par son galon jaune sur le bord de l’aile.

Aucune hésitation possible pour le Chardonneret élégant, même quand il a la tête dans l’eau.

Je n’ai pas d’affection pour le Pigeon ramier et je ne le photographie que rarement. Mais bon, il est venu, j’ai pris les photos…

2021-07-11

La publication précédente se terminait sur quelques oiseaux de la région toulousaine. Je continue avec encore quelques prises sur ce territoire, dont une qui m’a procuré un grand plaisir : la Huppe fasciée, oiseau devenu très rare autour du Léman. Son nom latin est Upupa epops, ce qui correspond plus ou moins à son « chant ».

Un rapace que je n’avais encore jamais vu a tournoyé quelques instants au loin. Il s’agit d’un Aigle botté.

Deux petits passereaux, que je crois être des juvéniles de Tarier pâtre.

Au bord d’un cours d’eau,bien alimenté grâce aux fortes pluies du mois de juin, voici un Anax empereur…

…et une série de Calopteryx. Les mâles ont les ailes bleu-noir et les femelles les ailes fumées ou verdâtres. Comme je n’avais emporté que mon téléobjectif 100-400mm, impossible de faire de la photo rapprochée. Je ne peux donc pas identifier plus précisément s’il s’agit de Calopteryx vierge, vierge méridional ou occitan. Il est possible que la dernière photo soit une femelle de Calopteryx hémorroïdal, dont le mâle a l’abdomen rouge mais je n’en suis pas certain.

Les Pies bavardes ne sont pas des oiseaux spécifiques à la région toulousaine mais c’est une espèce présente en grand nombre. Les trois dernières photos montrent un jeune de l’année qui quémande, sans succès, plutôt que de se débrouiller par lui-même.

La Pie bavarde me permet aussi de faire la transition et de revenir à Lugrin où j’ai capté cette scène d’une Pie qui dispute le perchoir à un Milan noir, pourtant bien paisible.

Ils seront bientôt absents de notre ciel lugrinois puisque la migration post-nuptiale à lieu entre le 10 et le 20 juillet, direction Mali et Niger en passant par l’Espagne et Gibraltar – sans pass sanitaire. Les derniers oiseaux, au plumage très tacheté sur les ailes, sont des jeunes de l’année.

Voici une Buse variable, aussi née cette année puisque la queue ne porte pas de barre terminale.

La Bondrée apivore, par contre, est adulte.

Les Martinets noirs attirent l’attention par leurs cris perçants lorsqu’ils chassent au-dessus des toits. Leur manège curieux sous une toiture me fait penser qu’il y a des jeunes à nourrir là-bas mais je n’ai observé cela qu’une seule fois.

Un Geai des chênes est passé, chose rare, à portée d’objectif.

Une femelle de Pie-grièche écorcheur doit avoir son nid dans la haie sous cet arbre car je l’aperçois régulièrement au cours de mes promenades.

Le Gobemouche gris doit aussi avoir des becs à nourrir, vu ce qu’il transporte

La capacité de camouflage du Pic vert ne cesse de me surprendre : voyez-vous, sur les deux premières photos, l’adulte au niveau du gui en dessous du jeuneperché au sommet ? Lequel jeune est venu se percher au-dessus de mon affût pendant que je guettais les oiseaux venant à la source.

Voici ces oiseaux qui sont venus fréquenter le point d’eau : les Mésanges à longue queue …

… le jeune Rougegorge familier …

… un Pouillot, sans pouvoir donner plus de précision …

… des Chardonnerets élégants …

… et des Serins cini.

Un micro arc-en-ciel dans les éclaboussures d’un ruisseau donne l’occasion de passer aux oiseaux lacustres.

Les Harles bièvres, femelles uniquement, sont plus à l’aise dans l’eau que sur la rive.

Les Grands cormorans sont chaque année plus nombreux.

La Mouette rieuse arbore son plumage nuptial : tête chocolat.

Cette série prend fin avec un superbe Vulcain Vanessa atalanta, qui semble tout frais éclos.

2021-06-27

Le vol du Martinet noir est une glissade continue et bruyante à grande vitesse. Il n’y a jamais d’oiseau seul, c’est toute la colonie qui chasse les insectes.

Les Milans noirs se rassemblent ces jours-ci en groupes, de 5 à plus de 60 oiseaux, et tournent dans les ascendances thermiques. Des intrus comme les Buses variables se glissent parfois dans ces spirales, sans bagarre. Un Milan noir a pris son en-cas en vol alors qu’un autre est venu me survoler d’assez près pour un portrait en gros plan.

Quelques attitudes typiques de la Corneille noire.

Re-voici, puisque ce sont des oiseaux observés à chaque fois que je passe à la source, des Fauvettes à tête noire – femelle avec la tête rousse.

Revoici aussi une Mésange bleue, juvénile…

… et un juvénile de Rougegorge familier.

Pour la première fois depuis que je photographie des oiseaux à la source, j’ai observé un Grimpereau prenant son bain. Difficile ensuite de dire de quel grimpereau il s’agit puisque c’est le motif des « échelles » sur les ailes et la longueur de l’ongle postérieur qui donnent des indices.

Les Serin cini sont aussi des visiteurs réguliers qui apparaissent chaque semaine dans mes photos, ici un mâle.

Quand les prairies ne sont pas détrempées par les fréquents orages de cette semaine, on peut voir des papillons, dont le Demi-deuil…

… ainsi que d’autres insectes comme le Stenopterus rufus, aux belles gambettes, ou la Punaise rayée.

Je n’ai pu identifier ces deux coléoptères mais les antennes en « feuille », signe disctinctif des mâles, en font une jolie photo.

La semaine se termine sur quelques observations en région toulousaine.
En premier, un oiseau noir à la joue grise dans une cavité sombre, difficile à voir bien sûr. Les Choucas des tours nichent dans la voûte de la grotte du Mas d’Azil, constituée de calcaire bien sec, un site idéal bien que très touristique.

Je tenais à photographier les Hérons garde-boeufs, nombreux autour de Toulouse mais pas toujours à portée d’objectif. La chance m’a souri, un petit groupe constitué de deux adultes et un juvénile – bec et pattes gris – sont venus boire non loin de moi.

Un petit groupe de Verdiers d’Europe picorait dans des buissons voisins.

Et une libellule, peut-être une des espèces de Gomphe, s’est posée au milieu du chemin.

Je n’aurais jamais imaginé m’enorgueillir un jour de la surveillance d’un tas de fumier, si ça ne m’avait offert un joli Cochevis huppé, oiseau de la famille des alouettes.

Et enfin une observation peu fréquente pour moi, des Bruants proyers.

2021-06-20

C’est une petite semaine photographique, puisque j’ai passé quelques jours à la capitale. Avec tout de même un appareil photo au fond du sac, j’ai eu le temps de tirer le portrait des oiseaux les plus bruyants qui fréquentent parcs et jardins : les Perruches à collier. Le phénomène n’a pas lieu qu’à Paris, il y a dans de nombreuses villes européennes des populations, issues d’oiseaux échappés de captivité, qui se développent en espèce redevenue sauvage et qui survivent visiblement à l’hiver.
Les deux premières images sont pleines d’exotisme : Perruche à collier sur Ginko biloba – arbre aux mille écus – et pourtant c’est Paris.

A Lugrin, je n’ai pu voir si les deux poussins de Milan noir vus il y a quelques semaines avaient grossi, leur nid n’est plus visible à cause du feuillage. Par contre, un autre nid dans une fourche élevée d’un châtaignier a enfin laissé entrevoir un dos brun moucheté, mais rien de plus. Il reste maintenant environ trois semaines aux jeunes pour se préparer à la migration vers le Niger ou le Mali.
Les adultes continuent de patrouiller et, parfois, de se poster sur leurs perchoirs favoris.

Une femelle de Pinson des arbres est venue boire et se baigner …

… tout comme ces mâles de Fauvette à tête noire.

Les Serins cini sont visibles un peu partout sur Lugrin, à chanter leur territoire du haut des arbres ou venant, eux aussi s’abreuver et se baigner. Les deux dernières photos sont des femelles, les autres des mâles.

Les oiseaux ne sont pas tous beaux et bien portants. Voici une Mésange bleue à la tête déplumée, que je vois depuis deux semaines. Elle semble aller mieux, la première fois elle était agitée de tremblements, maintenant elle est toujours moche mais calme. A ses côtés, il y a une jeune mésange de l’année, reconnaissable à sa tête plus grisée que bleue.

Pour terminer, un oiseau difficile à identifier puisqu’il n’a pas montré son dos. Le bec assez fort et les stries de la poitrine font penser à un Bruant proyer mais le doute est permis. Correction du 21.06 : c’est un juvénile de Verdier d’Europe.

2021-06-13

Ouvrons cette semaine avec, pour moi, une découverte : les Ophrys. Ces orchidées imitent des insectes pour attirer les polinisateurs. J’en ai trouvé une petite station dans un coin de bois de Lugrin. Il y aurait ici deux variétés d’Ophrys fuciflora mais … Les distinctions se font selon la disposition des différents éléments de la fleur, des feuilles, voire des racines.

Et maintenant, place aux jeunes : de nombreuses nichées ont abouti et les jeunes ont pris leur envol. Il leur reste encore quelques jours pour que les adultes leur apprennent à se débrouiller pour s’alimenter et à éviter les prédateurs. D’ailleurs la Mésange bleue en porte encore la marque sur son cou.

Pourtant certaines nichées sont encore en cours, comme celle de ces Etourneaux sansonnet, chez qui les poussins ne passent pas encore le bec à l’ouverture, obligeant les adultes à pénétrer dans la loge pour les nourrir.

Sans en avoir de certitude, je soupçonne certains jeunes Milan noirs d’avoir effectué leur sortie du nid. Le nid que je surveille n’est quasiment plus visible à cause de la végétation mais je n’y ai détecté aucun mouvement. Par contre, les adultes reprennent des activités de consolidation des nids et des vols « nuptiaux » de consolidation des couples.

Chez les Pie-grièches écorcheurs, seul le mâle s’est montré, ce qui pourrait signifier que la femelle est au nid à couver.

Le Bruant zizi mâle chante presque continuellement, toujours sur le même cerisier, mais reste très difficile à approcher.

Après quelques semaines où ils se sont faits très discrets, les Pouillots véloces sont à nouveau visibles, en particulier à la source.

Laquelle source est toujours fréquentée par les Serins cini, mâles et femelles.

La Grive draine est venue chanter sur une branche de sapin.

A l’occasion d’une sortie en montagne, entre 1700 et 2000m, j’ai vu quelques oiseaux, dont deux Faucons crécerelles, malheureusement très brièvement.

Par contre, un Accenteur mouchet, très occupé à chanter, s’est laissé approcher à moins de dix mètres.

Le mâle de la Linotte mélodieuse, avec sa couleur rose typique, est plus farouche.

Et sur les grandes plaques de neige, le Traquet motteux paradait et chantait en picorant. Correction du 20.06 : c’est un Pipit spioncelle et non un Traquet. Désolé pour cette erreur, grossière.

La montagne ne serait pas la montagne sans les bouquetins : ils étaient bien là.
Plusieurs femelles, dont la première semble pleine, et deux jeunes.

Sur un autre versant, c’est un grand mâle qui est venu dans ma direction, en faisant une pause pour se gratter contre un rocher avant de poursuivre sa descente.

Sur la dernière photo du bouquetin, l’arrière plan est composé de rhododendron des Alpes. Dommage qu’il n’ait pas encore fleuri. Pour l’instant, la neige à peine partie, les premières fleurs sont celles-ci.

Retour en plaine, où les insectes commencent à pulluler sur les plantes. Voici deux espèces de coléoptères et un troisième insecte qui pourrait faire partie de la famille des Miridae. Difficiles, ces bestioles.

Les papillons ne sont guère plus faciles à identifier, bien que beaux. Le premier est un papillon dit « de nuit » et le deuxième pourrait être une femelle d’Argus.

Bon, là je suis sûr de mon coup.

Et la semaine se boucle avec quelques abeilles en plein travail.

2021-06-06

Cette semaine commence avec quelques orchidées, de la plus colorée à la plus blanche. Ne demandez pas l’identification précise, dans le genre Dactylorhiza – si elles en font bien partie, elles sont nombreuses et compliquées à distinguer.

Des abeilles et un bourdon en plein travail de butinage. Sur la deuxième photo, on voit bien la langue de l’abeille, qui lui permet d’aller lécher le nectar au fond des fleurs.

Quelques oiseaux isolés, vus d’assez loin : un Bruant zizi mâle…

… un Geai des chênes …

… et de plus près, un Pouillot véloce, qui a habituellement les pattes sombres …

… un mâle de Pinson des arbres …

… et un mâle de Rougequeue noir.

A la source un Chardonneret élégant hésitait à quitter la ronce où il était perché. Il visait une brindille presque verticale que l’on voit à droite sur l’avant dernière photo pour pouvoir boire sans se mouiller les pattes.

Le mâle de la Fauvette à tête noire n’a pas eu ces hésitations et s’est copieusement trempée …

… comme ces Merles noirs. En premier un mâle adulte – apnéiste ? – et en deuxième un jeune de l’année.

Jeune de l’année aussi, ce Pic épeiche qui a encore sa calotte rouge.

Un grimpereau, cette fois j’en suis sûr, c’est le Grimpereau des bois. Il se distingue du Grimpereau des jardins par quelques détails du plumage et des ongles mais surtout par le chant

Chez les Milans noirs, si certains oisillons ont éclos il y a encore des oiseaux qui couvent – photos 2,3 et 4. Le nid surplombé par la rue est occupé par deux jeunes – pour les photographes ISO poussés à 10000 pour « éclairer » l’intérieur de l’arbre. Et enfin, un Milan noir qui rapporte un objet, peut-être une touffe de mousse ?

Un Milan royal a fait un passage, ce qui est inhabituel à cette saison. Bel oiseau mais au plumage très usé.

Quelques Buses variables ont survolé, avec quelques acrobaties, des prairies peu fréquentées par les milans. Les deux espèces se supportent dans les ascendances mais pas pour les territoires proches des nids. La première photo montre un oiseau dit de forme pâle, ce qui montre la grande variabilité de l’espèce.

Autres acrobates aériens, le Martinet noir…

… et l’Hirondelle rustique.

Terminons avec la maîtrise de la glisse du Grand cormoran, expert en wakeboard ! Le décollage est plus laborieux, demandant à l’oiseau de pédaler sur l’eau en même temps qu’il bat des ailes.

2021-05-30

Tout d’abord deux rapaces qui sont passés cette semaine. En premier le Faucon hobereau, consommateur de petits oiseaux pris en vol mais surtout de libellules.

Une Bondrée apivore qui, comme son nom l’indique, se nourrit principalement d’abeilles sauvages et de guèpes.

Les Milans noirs, qui couvaient encore la semaine dernière, sont maintenant dans l’obligation de nourrir leurs poussins. Je n’ai pu voir s’il y en avait deux ou trois. Si les feuilles ne se développent pas de trop, je pourrai contrôler dans quelques jours, quand ils seront plus grands.

Les Buses variables se livrent en ce moment à des appels et des acrobaties qui font penser à du vol nuptial.

Ces oiseaux ne sont pas des rapaces bien qu’ils aient le bec crochu. Ce sont les Pie-grièches écorcheur, grands consommateurs de gros insectes comme les sauterelles. Mâle en haut et femelle en bas.

Voici un autre grand consommateur d’insectes, le Lézard des murailles.

Retour aux oiseaux insectivores, le Martinet noir…

… le Gobemouche gris …

… et le Rougequeue noir. Trois poussins au moins à nourrir du matin au soir, cela fait pas mal d’insectes et d’araignées capturés.

Le Grimpereau est aussi insectivore, de proies minuscules cachées sous le lichen ou dans les fissures de l’écorce.

Les mésanges sont insectivores dès le printemps et passent à un régime majoritaire en graines pour l’hiver.

La Grive draine, comme les merles, consomme des vers, des insectes, des graines ou des fruits.

Le Chardonneret élégant, grand amateur de chardons – d’où son nom – ou de tournesol a le bec typique des granivores.

Le Verdier d’Europe, qui partage ci-dessus le bain du Chardonneret, est lui aussi consommateur de graines.

Et juste au-dessus, encore une photo de transition qui montre la différence de taille entre le Verdier, même juvénile, et le Serin cini. Encore un granivore, comme le montre son bec dans les photos suivantes.

Certains Merles noirs préparent une nichée, ici c’est une femelle qui rassemble des fibres, perchée sur l’arceau d’une benne à verre – pas très bucolique mais au moins photogénique.

Et maintenamt trois séries de photos qui m’ont coûté un peu de patience et de discrétion.

Tout d’abord une nichée de Chouettes hulottes. Au moins trois petits, peut-être quatre ou cinq et les deux adultes à leur côté. Impossible de cadrer tout ce monde, qui s’est ensuite éparpillé dans les châtaigniers, harcelé par les merles. Quand le calme est revenu, j’ai pu retrouver deux des jeunes et un adulte, assoupi contre un tronc.

Trouver un nid de Pic épeiche n’est pas trop difficile, les jeunes appellent sans cesse. Par contre, les adultes sont très méfiants et il faut du temps pour qu’ils osent s’approcher et nourrir le ou les oisillons. Il y a d’abord eu la femelle – arrière de la tête noire – puis le mâle – arrière de la tête rouge.

Et voici le fruit de plus de deux heures de station debout, il n’y avait qu’un seul espace entre les feuilles pour observer ce nid de Pic vert. Les jeunes appelaient avec insistance et j’attendais qu’un adulte vienne donner la becquée. Mais les adultes restaient en retrait et appelaient aussi. J’ai enfin compris que c’était pour faire sortir les jeunes. J’ai pu assister aux premiers pas, hésitants, d’un jeune Pic vert. Le deuxième jeune n’a pas osé sortir plus que les épaules, malgré les encouragements du mâle – tache rouge dans la moustache – et j’ai choisi de partir me dégourdir la nuque et les jambes.

Final de la semaine avec des insectes, une belle araignée et quelques orchidées, du genre Dactylorhiza. Tout ceci pris en « macro », quand j’ai la patience de sortir le matériel.