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J’ai choisi d’en faire la star de la semaine, d’abord parce qu’il est difficile à voir et aussi parce qu’il a une bonne bouille : le Pic noir. Plutôt forestier, il est souvent dans les sapins et, quand il est dans un environnement plus exposé, il est très méfiant.
Deuxième observation peu fréquente, les Grèbes à cou noir. Ce sont de tout petits grèbes – une trentaine de centimètres – qui ont l’œil rouge rubis et un petit plumet jaune juste derrière l’œil. Sur trois des photos, on voit la différence avec un Grèbe huppé et un Fuligule morillon. Bien sûr, il faut qu’ils soient à distance raisonnable et qu’il y ait une bonne lumière, deux conditions qui n’étaient pas réunies le jour où je les ai aperçus. En plus, ils n’ont pas encore le plumage nuptial complet : plumet jaune doré et plumage noir et roux.
Les couples de Harles bièvre sont formés et, hors des sessions de pêche, les oiseaux sont souvent au repos sur le rivage, jusqu’à ce qu’un photographe les dérange …
L’envol du Héron cendré est aussi dû à mon arrivée en lisière du pré.
Les rapaces passent dans le ciel mais pas en grand nombre. Peut-être que la météo plus au sud ne leur est pas favorable. Ce sont les Milans royaux …
… et les Buses variables. Vol de séduction ou querelle ? La poursuite entre deux buses reste sans explication certaine
Et voici quelques autres oiseaux, non migrateurs. Une Sittelle torchepot …
… une Grive draine …
… un Geai des chênes …
… et un Grimpereau des jardins, pour une fois sur un arbre à l’écorce claire.
Les Rougegorges, comme les merles noirs, sont les premiers oiseaux à chanter le printemps. Et ils y mettent du cœur !
L’herbe n’est pas encore très verte dans les prés mais de nombreux papillons sont sortis de leur torpeur hivernale à la faveur des journées où le thermomètre a dépassé les 10°C. Celui-ci se nomme la Grande tortue.
Sur le lac, les Grèbes huppés poursuivent leurs face-à-face de séduction, qu’ils peuvent répéter à quelques minutes d’intervalle, par exemple après une plongée ou après l’approche d’un autre oiseau entreprenant.
Les mâles des Fuligules morillons ont pris leur plumage nuptial, petite houppette de plumes sur la tête, mais ne sont pas encore trop actifs à la poursuite des femelles. Ils préfèrent la pêche et le repos. L’oiseau en dernière photo pourrait être impressionnant s’il faisait plus de 50 cm !
Parmi les oiseaux difficiles à photographier figure la Bergeronnette grise, surtout lorsqu’elle se promène dans les galets.
Autre oiseau discret, se déplaçant sans cesse, le Troglodyte mignon. Celui-ci s’est laissé approcher à environ 4m, très occupé à courir dans les pierres et les souches.
Cette Mésange bleue s’est aussi laissée approcher, ce qui est dû je pense au début de la recherche de partenaire.
Et que dire de la Mésange charbonnière, également moins farouche qu’à l’habitude : appel à un partenaire, affirmation de territoire ?
Le Rougegorge familier fait entendre son chant, gazouillis très « liquide », et c’est certain qu’il est territorial : aucun intrus de son espèce n’est toléré dans l’espace qu’il délimite par ses vocalises.
Les Pics épeiche ont entamé leur tambourinage territorial : il se placent sur une branche morte et sonore qu’ils frappent en rafale. Il y a souvent une réponse d’un arbre éloigné.
Si cet oiseau frappe, ce n’est pas un message. Il s’occupe seulement de casser une coque. La Sittelle torchepot utilise les fentes de l’écorce ou du bois pour coincer les graines qu’elle veut ouvrir à coups de bec.
Le Grimpereau des jardins, habituellement discret, chante en ce moment presque en continu, ce qui me permet de le localiser assez facilement.
La grande migration printanière se prépare ! Dès qu’il fait beau, il y a des passages de Buses variables …
… et d’autres rapaces comme cette femelle d’Epervier.
Le hasard fait parfois bien les choses : le jour de la St Valentin, je suivais plusieurs couples de Grèbes huppés se faisant la cour. Habituellement, ce sont des hochement de tête synchronisés, la collerette bien déployée. Le final, rarement visible car très bref, c’est l’offrande d’une herbe et la « danse » des oiseaux dressés dans l’eau.
Le même jour, ce sont des Orites à longue queue qui ont joué le couple parfait en allant boire ensemble.
Bon, tout cela sent le printemps, il n’y a qu’à observer les bourgeons.
Ces quatre Harles bièvre m’ont fait penser à une sortie entre deux couples d’amis, les mecs devant et les dames discutant en arrière.
Harles bièvres, en passant qui ont le bec dentelé, pour faciliter la prise des poissons.
Quelques autres canards : les Fuligules milouins …
Fuligule milouin ♂Fuligule milouin ♀
… le mâle du Canard chipeau devant une femelle de Fuligule morillon …
… deux mâles de Canard colvert …
… une femelle et un mâle de Sarcelle d’hiver …
… et un mâle et une femelle de Harle bièvre en vol.
Encore quelques oiseaux lacustres, dont ces Grèbes huppés à la tête très mouillée. Habituellement , ils s’ébrouent et la tête est tout de suite sèche.
Un Grèbe castagneux a capturé ce qui me semble être une petite perche.
Quant à ce Grand cormoran, il est ressorti d’une plongée avec un bout de bois avec lequel il a joué comme s’il s’agissait d’un poisson.
Des Foulques macroules se sont pourchassées, volant et courant au ras de l’eau.
Une Gallinule poule d’eau est sortie de son élément pour picorer sur la berge. La patte qui est relevée est un peu cachée par l’herbe mais on peut tout de même voir qu’elle arrive à l’aplomb du bec.
Une seule photo de Cincle plongeur cette semaine mais quelle pose !
Ce n’est plus tout à fait un oiseau lacustre mais le Héron cendré vit tout de même en bordure de lac et y pêche souvent, en plus de la chasse aux vers et aux rongeurs dans les prairies.
Bien qu’elle ait le même régime alimentaire que les hérons, la Grande aigrette est moins répandue et vit plus en région marécageuse.
Quelques autres oiseaux croisés dans la semaine, tel ce Pipit spioncelle – je crois …
… un mâle de Pic épeiche …
… un Geai des chênes …
… des Grimpereaux – en deuxième photo, il y en a deux, cherchez bien …
… et le bain d’un Roitelet à triple bandeau.
Voici une Sittelle torchepot.
Ce grimpereau est un Grimpereau des jardins, d’après son chant, bien que le Grimpereau des bois soit capable de l’imiter. Le doute reste donc possible.
Là, aucun doute possible : c’est la femelle du Bouvreuil pivoine. Elle se nourrit des bourgeons d’un cerisier.
Et fin de cet épisode avec un écureuil qui m’a démontré qu’il était aussi rapide sur les branches que dessous.
La semaine dernière, c’était une abeille qui butinait les chatons de noisetiers. Cette fois, c’est une petite mouche, un Syrphe. Il en existe pas mal d’espèces, dont la livrée joue sur le noir et le jaune.
Les Grands corbeaux sont repartis dans les forêts plus haut en altitude après avoir, en janvier, mené leurs parades au-dessus des prés de Lugrin. Il y a régulièrement des passages de paires – on ne parle de couples que lorsqu’on a la certitude que c’en est bien un. Dans le cas présent, il semble que les oiseaux n’ont pas de critères esthétiques en matière d’intégrité du plumage.
ligule morillon Côté lac, j’ai été tenté de jeter un caillou pour réveiller ces canards pour la plupart immobiles dans leur sommeil : je suis passé à l’heure de la sieste. Heureusement, quelques uns ont bougé.
Voici la « vraie » poule d’eau, la Gallinule poule d’eau. C’est souvent le Foulque macroule avec son front blanc qui est pris pour une poule d’eau. Comme la plupart des rallidés, la Gallinule vole en traînant les pattes.
Je n’ai pas pu observer le Cincle plongeur en chasse mais plusieurs sont passés, il y en avait au moins trois, que j’ai saisis au vol.
La photo du Grèbe huppé n’a rien d’exceptionnel en soi mais on voit que le lieu de pêche est à l’endroit où les eaux de la Dranse, grises, entrent dans le lac aux eaux bleues.
Dans les prés, les arbres et les broussailles de Lugrin, voici les observations habituelles.
Mésange nonnetteMésange bleueMésange bleueMerle noir ♂Pinson des arbres ♂Roitelet à triple bandeauPic épeiche ♀Grosbec casse-noyauxGrive draineGrive litorne
Voici maintenant quelques séries de photos que des oiseaux complaisants m’ont permis de réussir. En premier, une bande d’Orites ou Mésanges à longue queue.
Ensuite des Sittelles torchepot, dont la dernière est occupée à frapper une graine qu’elle a coincée dans une fente de l’écorce, jusqu’à pouvoir sortir la faine comestible.
Puis un Grimpereau des jardins, infatigable chasseur d’insectes dans l’écorce des arbres. Détail original, l’oiseau ne peut que monter le long du tronc. Il s’envole donc régulièrement du haut des arbres pour reprendre sa chasse depuis le bas.
Enfin, l’apparition rare d’un mâle de Bouvreuil pivoine. La dernière observation, fugace, remonte à mai 2023, sinon il faut remonter à février 2022 pour des observations avec photo convenable.
Ces derniers jours de janvier et premiers jours de février ont été pauvres en observations, peut-être à cause d’une grisaille persistante en dessous de 800m. Voici le seul oiseau lacustre photographié, une femelle de Harle bièvre.
La Pie bavarde est un oiseau au plumage blanc et noir. Pourtant, selon l’éclairage, on peut voir des reflets bleus et vert pétrole.
La Grive draine est plutôt bien camouflée avec son plumage tacheté.
Ce Merle noir pas vraiment noir pourrait être un jeune de l’an dernier, dit de 1er hiver.
Quand il n’y a pas beaucoup d’oiseaux à se mettre sous l’objectif, il reste toujours des mésanges, comme la Mésange charbonnière, …
… la Mésange bleue …
… ou la Mésange à longue queue – qui n’est pas vraiment une mésange et que l’on a donc renommée Orite.
Les Geais des chênes sont également présents, quel que soit le temps, mais ils sont très farouches et s’envolent en criant à la moindre approche.
Lors des journées chaudes, les Ecureuils roux sortent de leur léthargie hivernale pour aller se nourrir en recherchant les provisions qu’ils ont enfoui au sol à l’automne.
Et enfin, voici le spectacle attristant d’une Corneille noire que j’ai suivi quelques instants. Elle fouillait le sol puis a trouvé un débris de plastique où des restes alimentaires étaient encore collés. Elle a tenté de racler le plastique avec le côté du bec puis a abandonné, heureusement sans ingurgiter ce débris.
Cette semaine, en suivant la météo, les comportements de la faune ont alterné entre hiver et printemps : les Grands corbeaux ont poursuivi leurs consolidations de couples, à grands cris rauques – activité d’hiver …
… les Grives litornes se regroupent par deux pour grésiller dans les arbres – activité d’hiver …
… pendant que quelques abeilles venues d’une ruche bien exposée au soleil commencent à butiner les chatons de noisetier, plutôt printanière comme activité.
Une paire de Canards colvert, femelle suivie d’un mâle, exhibent le miroir vert sur leurs ailes.
Alors que des bandes de Fuligules morillons vont d’un lieu de pêche à leur lieu de repos, apparemment encore peu occupés à la parade et à la formation de couples …
… chez les Grèbes huppés, il y a de très nettes amorces de parade. Sur les trois dernières photos, un des oiseaux n’a pas de collerette sur le cou. Rien à voir avec le sexe ou l’âge, il n’a juste pas encore son plumage nuptial, ce qui n’empêche en rien la séduction.
Bon, chez les Grèbes huppés, il y a aussi ceux qui préfèrent la sieste à la difficile recherche d’un ou une partenaire.
Les mâles de Harles bièvre ont leur plumage nuptial mais ils semblent s’occuper avant tout de pêcher, pourtant les femelles sont là avec leur brushing bien travaillé !
Des Hérons cendrés reviennent inspecter la cime des arbres où se trouvent les nids de l’année dernière. Je ne sais pas s’ils reprennent possession de leur nid année après année ou s’ils piratent le premier nid qu’ils trouvent à leur convenance.
Un Cincle plongeur est venu se poser sur un rocher et a chanté, trilles discrets mais mélodieux, soit pour affirmer sa présence soit pour attirer un congénère. Il m’a offert en tout cas de belles poses.
Un autre Cincle, posé aux aguets sur un muret, s’est lancé avec succès dans une séance de chasse-pêche.
Avec le décollage du Grand cormoran, quittons les oiseaux lacustres.
On commence par la cime des arbres avec un Grimpereau des jardins …
… et une Sittelle torchepot.
Plus bas dans les branchages, on trouve une Mésange à longue queue ou Orite …
… et une femelle de Pinson des arbres.
Les broussailles sont le domaine, entre autres, du Roitelet à triple bandeau.
On me taquine parfois sur mon comportement de voyeur vis à vis des oiseaux. Soyez rassurés, il y en a qui prennent leur revanche, comme ce Merle noir.
Et fin de la publication avec les rapaces, d’abord une Buse variable …
Les Grands corbeaux étaient encore présents cette semaine mais moins nombreux et moins acrobatiques dans le ciel.
Par contre, ils se sont montrés très territoriaux, comme a pu le constater le Milan royal venu se reposer dans un châtaignier. Il en a été vite chassé.
La même mésaventure est arrivée à un Autour des palombes, qui a été contraint à de nombreux changements de direction avant que son poursuivant ne lâche l’affaire.
J’avais déjà vu ce rapace en début de semaine, lors d’une tentative ratée de prédation sur un groupe de pinsons. La prise de vue avait rendu l’identification difficile mais les stries sur la poitrine sont celles d’un Autour des palombes en plumage juvénile.
Lorsque ce même type de rapace a été harcelé par le Grand corbeau, j’ai pu obtenir quelques images de meilleure qualité, c’est bien un Autour des palombes en plumage juvénile. Impossible de dire toutefois s’il s’agit du même individu.
On reste dans les rapaces, avec ces Milans royaux, dont le premier porte une balise. En juin 2023, 10 de ces oiseaux ont été équipé dans les Pyrennées et 21 autres dans les Vosges dans le cadre d’un programme de suivi. Pour plus d’infos sur les positions, copiez le lien dans un autre onglet de votre navigateur https://www.life-eurokite.eu/fr/carte-de-telemetrie.html. L’individu en deuxième photo semble porter une bague.
Mais où est-ce que j’ai mis ma carte de crédit ? Au jeu des légendes, il pourrait y avoir une foule de possibilités pour cette image d’un Pigeon ramier.
A cette saison les Roitelets huppés sont très difficiles à voir car ils passent leur temps dans les branches des sapins ou courent dans les lierre.
D’autres oiseaux, heureusement, préfèrent la cime des arbres, comme le Grosbec casse-noyaux …
… les Pinsons du Nord …
… ou les Grives litornes.
Les mésanges ou le rouge-gorge se promènent à tous les étages, en fonction de la présence d’insectes à picorer.
Cette semaine est placée sous le signe du Grand corbeau. On le voit habituellement en montagne, à partir de 1000m, mais en hiver des groupes d’oiseaux viennent plus bas chercher de la nourriture là où la neige est peu épaisse. En plus, les oiseaux commencent les parades nuptiales. Tout d’abord, pour se faire une idée de la taille de l’oiseau, voici une photo qui montre deux Corneilles noires à gauche et un Grand corbeau à droite. Son envergure est donnée entre 115 et 130 cm, soit l’envergure d’une Buse variable.
Maintenant, les photos de Grand corbeau posé ou en vol et les acrobaties des couples – unis pour la vie – ou des couples en formation. Il y a souvent un troisième oiseau qui suit les vols synchronisés de deux « amoureux ». Est-ce un prétendant qui tente sa chance ?
En même temps que les Grands corbeaux et pour la même raison, recherche de nourriture, ce sont les Grives litornes qui ont fait leur apparition à basse altitude. Elles ont reconnaissables à la tête grise, la poitrine rousse et le ventre presque blanc. Les Grives draines, brunes et ventre tacheté, ne se formalisent pas de la concurrence.
La neige a aussi fait réapparaître les Pinsons du Nord, à la poitrine orangée et la tête grise …
… là aussi sans que cela ait l’air de déranger les Pinsons des arbres.
Le Pic noir est aussi un oiseau plutôt montagnard et forestier. J’en ai vu plusieurs à basse altitude mais extrêmement farouches et difficiles à photographier.
J’ai toujours du plaisir à revoir des oiseaux absents de mes observations depuis un moment. C’est le cas des Grosbec casse-noyaux, très discrets et peu fréquents.
Il y a eu plusieurs passages de Faucon pélerin, dont un qui semblait se diriger vers l’est du lac, c’est à dire sur l’itinéraire de la migration de printemps. Mais il est vrai que la plaine du Rhône en amont du lac bénéficie d’un temps plus clément en ce moment, pratiquement sans neige.
Plusieurs Milans royaux sont aussi passés en direction de l’est, probablement en migration, ce qui n’est pas exceptionnel pour cette espèce.
Pour cette première publication de l’année, c’est une série de photos datant de la dernière semaine de 2023, prises en Charente maritime, qui ouvre la page.
Les chevreuils sont nombreux et se montrent en plein jour. Leur ouïe est extrêmement fine mais leur vue est moins aiguisée. Si on s’immobilise, ils peuvent parfois se détendre et reprendre leur pâturage. Le groupe que j’ai croisé s’est éloigné sans précipitation et m’a observé depuis l’orée d’un bois.
Un peu plus tard, lorsque j’étais sur le chemin du retour, plusieurs chevreuils sont sortis du bois et sont passés devant moi, tout de même un peu inquiets comme en témoignent les poils hérissés de l’arrière-train.
Il y a plus nombreux que les chevreuils, ce sont les Etourneaux sansonnets qui s’abattent en nuées dans les champs et jachères.
Les oiseaux en vol sont difficiles à identifier mais je crois que ceux-ci sont des Pipits, farlouse ou spioncelle probablement. Seul l’oiseau posé, avec son ongle postérieur démesuré, est très certainement un Pipit farlouse.
Ce petit oiseau aux pattes roses et au ventre tacheté est une femelle de Bruant zizi.
De retour à Lugrin, j’ai retrouvé les occupants habituels, Pinson des arbres mâle …
… Geai des chênes …
… ou Sittelle torchepot.
Impossible de dire si cette Buse variable est de passage ou locale.
La Mouette rieuse est surtout présente en hiver mais certaines sont établies à l’année sur le Léman et n’ont peut-être jamais gouté à l’eau de mer.
Le Cincle plongeur est assez territorial et fréquente les rives du Léman pendant l’hiver. Celui-ci est régulièrement présent autour de la plage de Pont Rouge à Lugrin.
En dernière photo, voici un Troglodyte mignon qui fait surface après avoir fouillé les herbes couchées au sol.
Voici les dernières photos de l’année, prises sur une étendue géographique allant de Lugrin jusqu’aux rives atlantiques en passant par la région toulousaine. Les conditions météo n’étaient pas toujours idéales, avec un ciel bas et gris, voire de la brume de mer au bord de l’océan.
Vous prendrez bien une coupe ? Certaines mousses produisent des formes assez originales.
Les observations lugrinoises sont : un Pouillot véloce …
… un Pic épeiche …
… un Faucon pélerin de passage …
… des Pies bavardes jacassantes …
… des Pinsons des arbres ….
… une Mésange charbonnière …
… quelques Mésanges bleues …
… une Sittelle torchepot …
… et des Grives draines qui se pourchassaient dans les arbres.
Ces rapaces entr’aperçus à Lugrin sont probablement des Eperviers, les Autours qui leur ressemblent sont en principe partis depuis longtemps.
Un Milan royal est encore passé en direction du sud.
Ce Troglodyte mignon s’est livré à ce que j’interprète comme un bain de chaleur dans le creux de l’écorce d’un arbre bien exposé au soleil d’après midi. S’il y a un autre explication à ce comportement, je suis intéressé à la connaitre.
A Fontenilles, au sud ouest de Toulouse, les Pinsons des arbres étaient présents en grands groupes.
J’ai aussi vu des Bruants zizi mais un seul s’est laissé photographier de loin.
Ce Pic vert, surpris, est parti à grands cris.
Certains Hérons garde-boeufs, présents en nombre en été, restent, malgré les conditions hivernales.
Enfin, un rapace en chasse m’a intrigué. Il s’agit d’un Elanion blanc, encore peu fréquent dans le sud de la France mais dont la population progresse vers le nord année après année. C’est tout de même étonnant de le voir en hiver.
Sur le littoral atlantique, j’ai passé une journée entière dans la baie de Bonne anse, non loin de Royan. Le nombre et la variété d’oiseaux sont impressionnants.
Bien entendu, il y a les habituels échassiers, comme le Héron cendré …
… l’Aigrette garzette, qui déguste un crabe en dernière photo …
… ou la Spatule blanche avec son bec aplati.
Le Courlis cendré apprécie les grandes étendues d’eau calme et vaseuse où il se nourrit avec son grand bec recourbé.
Beaucoup d’espèces viennent sur le rivage atlantique passer l’hiver avant de repartir vers le grand nord pour la saison de reproduction. Sur cette photo on voit un Grand gravelot – avec son collier sombre, un Bécasseau variable – plutôt brun, et un Bécasseau sanderling, plus gris.
Le Tournepierre à collier est petit et discret dans les vasières. En ce qui concerne le pluviers, bécasseaux et tournepierres, ils sont en plumage internuptial, donc beaucoup plus terne que ce qu’ils arborent au printemps.
Les Bécasseaux variables se nourrissent dans le sable humide ou dans l’eau peu profonde.
Les Bécasseaux sanderling en font autant mais les groupes semblent plus nombreux.
Voici des Pluviers argentés.
Ces gros oiseaux sont des Bernaches cravant, qui viennent aussi en hivernage. Lorsque les oiseaux sont posés dans les herbes, ils sont presque indétectables, leur présence se manifeste seulement quand ils relèvent la tête pour surveiller les alentours.
Dans les hautes herbes se cachent aussi de petits oiseaux, tels le Bruant des roseaux …
… ou les Chardonnerets élégants, visibles seulement lorsqu’ils volent.
Ce goéland, différent de ceux qu’on voit sur le Léman, est un Goéland argenté.
Je n’ai pu le voir au sol mais seulement brièvement en vol, le Chevalier gambette.
Ma grande surprise vient de ces petits oiseaux au bec jaune et au plumage étonnamment coloré. Eux aussi sont venus passer l’hiver sur la côte, leur habitat d’été étant soit la haute montagne soit les toundras nordiques, ce sont les Bruants des neiges.