2025-09-14

La chasse a ouvert ce samedi mais ce chevreuil Capreolus capreolus s’est enfui sans hésitation quand nous nous sommes rencontrés par hasard. Je lui souhaite longue vie …

Il y a les proies et bien sûr, il y a les prédateurs, comme les Goélands leucophée Larus michahellis. Mais chasser c’est fatiguant alors si des déchets de poisson tombent de la barque du pêcheur, c’est un repas gratuit, sans trop d’efforts.

Les autres prédateurs du lac, ce sont les Grands cormorans Phalacrocorax carbo. D’en voir une bande sous mes fenêtres, j’ai eu envie d’aller les observer de plus près.

Dans certains endroits, il y a presque la crise du logement, tellement ils sont nombreux, perchés dans les arbres ou au repos sur la rive.

Et d’ailleurs comment font-ils, avec les pattes palmées, pour se percher sur les branches ? Réponse en photo.

Certains cormorans ont le ventre plus ou moins blanc. Ce sont des oiseaux immatures, ils ne deviennent tout noirs qu’au bout de trois ans.

Comme je me suis approché d’un arbre perchoir sans que les oiseaux s’en inquiètent, j’en ai profité pour tirer quelques portraits.

Encore un peu de la vie des cormorans.
En vol, c’est un peu comme une boite avec des ailes …

… l’envol est laborieux, il faut courir tout en battant des ailes …

… et il faut passer pas mal de temps à sécher les ailes puisque c’est un des rares oiseaux aquatiques dont le plumage se mouille et s’alourdit lorsqu’il plonge. Et quand il n’y a plus de place sur la rive ou sur les arbres, on se sèche où on peut.

Pendant que certains se sèchent, d’autres prennent leur bain, ce qui permet de lisser le plumage, comme chez tous le oiseaux.

Et il y a ceux qui jouent ! Ce cormoran a plongé à plusieurs reprises, ressortant à chaque fois avec un galet, lâché au bout de quelques instants avant de replonger.

L’arrivée d’un renard Vulpes vulpes a bien sûr tout interrompu et les oiseaux ont patiemment attendu que le prédateur s’éloigne avant de reprendre possession de la rive.

En bord de lac, il y avait aussi des Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus, immatures aux ailes marqué de brun et adultes aux ailes grises et pointes noires.

Ce sont des oiseaux assez gracieux, tant qu’ils ne crient pas.

Les Grèbes huppés Podiceps cristatus se regroupent pour l’hiver, parfois plus d’une centaine d’oiseaux ensemble.

Les petits Grèbes castagneux Tachybaptus ruficollis se regroupent aussi mais en petits groupes d’une dizaine d’oiseaux généralement.

Derniers oiseaux du lac, les Hérons cendrés Ardea cinerea, dont une partie de la population migre alors que d’autres restent à l’année.

Il s’agit peut-être de migrateurs car il est rare de voir deux Eperviers d’Europe Accipiter nisus cercler ensemble pour prendre de l’altitude.

Dernier rapace de la semaine, une Buse variable Buteo buteo, dont j’admire la flexibilité des plumes.

Les Gobemouches noirs Ficedula hypoleuca sont encore présents, à la chasse aux insectes.

Ce Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus, femelle, était un peu éloigné mais comme je n’en vois pas souvent, je l’ai photographié pour vérifier l’identification.

Le Pinson des arbres Fringilla coelebs, ici une femelle, est un oiseau plutôt commun mais ils se sont faits très rares cet été.

C’est un Geai des chênes Garrulus glandarius qui clôture cette semaine;

2025-09-07

Le plus souvent, les oiseaux en vol que je présente sont des rapaces, comme cet Epervier d’Europe Accipiter nisus

… mais je capture parfois aussi des Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum.

C’est très rare que je réussisse à capter le Grosbec casse-noyaux Coccothraustes coccothraustes en plein vol.

J »ai profité de la présence en nombre des Gobemouches, noirs et gris pour figer les acrobaties qu’ils réalisent pour capturer les insectes en vol.

Pour reconnaître le Gobemouche gris Muscicapa striata, il faut regarder si la tête et la gorge sont striées, comme le dit le nom latin …

… alors que le Gobemouche noir Ficedula hypoleuca est caractérisé, en plumage internuptial, par le motif noir et blanc sur les ailes.

Curieusement, au milieu du ballet des Gobemouches capturant des insectes, un intrus s’était glissé discrètement, une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla.

Voilà un Rougegorge familier Erithacus rubecula qui n’a pas été intimidé par mon téléobjectif.

Un Pouillot véloce Phylloscopus collybita, probablement en migration, s’est arrêté quelques instants avant de disparaître.

Les Pics épeiche Dendrocopos major sont très discrets à cette saison mais ils se trahissent quand ils frappent les troncs pour déloger les insectes.

Deux Corneilles noires Corvus corone se donnent des allures de gardiens du paysage.

Pour distinguer les grenouilles commune, rieuse ou de Lessona, il faut surtout le chant, à la période des séductions.Sinon, on compare la pupille, les taches sur les cuisses, la couleur des sac vocaux etc. mais tout cela peut être confus si on se trouve devant un hybride. Dans le doute, on utilise la dénomination Grenouille verte Pelophylax sp.

Je suis allé explorer une réserve le long du Rhône en aval de Genève, la réserve du Nant de Borbaz. On se trouve très haut sur les rives par rapport au fleuve, c’est donc peu pratique pour photographier les oiseaux comme les hérons, cormorans ou cygnes que l’on aperçoit sur cette photo même si le paysage est beau et inattendu si proche de la ville.

2025-08-31

Le Frelon asiatique Vespa velutina nigrithorax colonise lentement la Haute-Savoie et de gros efforts sont engagés pour la destruction des colonies dès qu’elles sont signalées. Voici un bel exemple d’une colonie difficile d’accès, dans le dernières branches du sommet d’un acacia, en bordure de Dranse. Le nid est de la taille d’un ballon de football.

Ces insectes, des punaises, sont en principe inoffensifs pour les potagers et jardins, bien que je n’aie pu identifier le deuxième. C’est probablement unjeune individu qui doit encore muer plusieurs fois avant de prendre sa forme adulte.

Il arrive parfois que je ne sois pas seul à attendre les oiseaux à leur point d’eau. Alors, comme je suis très territorial, je fais déguerpir cet intrus pour rester maître du terrain.

Et voilà ce que donne le point d’eau quand on y est tranquille :
comme toujours, de la Mésange bleue Cyanistes caeruleus

… une Mésange nonnette Poecile palustris, que je n’ai pas vue de tout l’été …

… une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, qui semble montrer comment faire à un jeune Chardonneret élégant Carduelis carduelis qui se jette à l’eau avec enthousiasme …

… rejoint ensuite par deux adultes et un autre jeune …

… une autre femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, qui attend le départ d’un Gobemouche noir Ficedula hypoleuca pour prendre son bain …

… les Gobemouche noirs Ficedula hypoleuca en question, qui exhibent leur magnifique plumage façon smoking …

… et un Rougegorge familier Erithacus rubecula, jeune de l’année, qui n’a pas encore son plumage coloré.

J’ai tenté de capter les Gobemouches noirs ou gris pendant leur chasse aux insectes volants mais ce sont des oiseaux très rapides.

Ce n’est guère plus facile de saisir au vol un Pic vert Picus viridis mais au moins l’oiseau est plus gros.

Retour aux oiseaux perchés, un mâle de Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus

… et une femelle de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros.

Images peu fréquentes d’une Buse variable Buteo buteo au repos mais oiseau farouche, elle part vite …

… comme ce deuxième individu qui cercle et crie à distance.

Les Corneilles noires Corvus corone commencent à se regrouper, même si on voit encore pas mal d’individus isolés.

Changement de décor et de faune : les bords du Léman et les rives de la Dranse. Ils sont là par milliers, les Grands cormorans Phalacrocorax carbo.

Le Héron cendré Ardea cinerea ne se laisse pas impressionner et se dresse de toute sa hauteur pour faire dégager devant lui.

Il y a quelques Goélands leucophée Larus michahellis, immature et adulte …

… et des Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus en plumage internuptial, juste une tache derrière l’oeil et non plus la tête brun-noir.

Les Canards colvert Anas platyrhynchos se reposent sur une patte, sur la rive.

Les Grèbes huppés Podiceps cristatus se reposent seulement quand leur progéniture est enfin endormie, toujours sur l’eau.

Chez les Grèbes huppés, les gestes de parade – collerette gonflée et mouvement de tête synchronisés – ont lieu presque tout au long de l’année.

Les Bergeronnettes des ruisseaux Motacilla cinerea sont timides et rapides. Il m’a fallu près d’une heure sous un filet de camouflage pour obtenir ces quelques photos …

… et j’ai eu droit en prime au passage d’un discret Chevalier guignette Actitis hypoleucos.

On se quitte avec l’unique photo prise en montagne cette semaine, un Chamois Rupicapra rupicapra en plein brouillard.

2025-08-24

C’est un vrai numéro de cirque burlesque qui ouvre cet article. Dans une commune de Charente maritime, l’éclairage public est constitué de beaux réverbères tout neufs et … glissants. Seul l’oiseau qui est bien positionné parvient à rester en place, pas les autres qui s’acharnent pendant de longues minutes pour rejoindre leur congénère.

Vous avez reconnu bien sûr les oiseaux au-dessus, des Hirondelles rustiques Hirundo rustica. Tout un groupe de celles-ci est venu sur un toit puis sous la goutière pour, apparemment, capturer des insectes.

Juste pour montrer la différence, une Hirondelle de fenêtre Delichon urbicum.

Toujours en Charente maritime, les Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris sont regroupés et vont piller le vignes car le raisin mûrit. Celui-ci serait un solitaire ? ou a-t-il tout bonnement le ventre plein ?

La Tourterelle turque Streptopelia decaocto est commune et pas besoin d’aller jusqu’en Charente pour en voir mais c’est là-bas que j’ai pu capter un passage devant la lune. Il faudra encore que je recherche l’origine du nom latin, surprenant.

La suite, ce sont des photos lugrinoises.
Quelques papillons pour commencer.

Ensuite, ce sont les rapaces, avec la Buse variable Buteo buteo

… des Milans noirs Milvus migrans

… des Faucons crécerelle Falco tinnunculus

… et un oiseau que je crois être un Autour des palombes Astur gentilis mais qui pourrait être un Epervier d’Europe Accipiter nisus. Les différences sont au niveau de la forme de l’arrière des ailes, de la largeur des hanches et la longueur de la tête. Les hanches parraissent très larges en photo 2 mais fines en 3 et 4, j’ai de la peine.

Presqu’un numéro de cirque encore, cette femelle de Merle noir Turdus merula sur un cerceau de ronce.

Pour qui ce mâle de Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus attrape-t-il un papillon ? Pour son jeune affamé bien sûr . Ensuite, un peu de repos sur un fil avant de repartir en chasse.

Le Rougequeue noir Phoenicurus ochruros est une autre espèce, parfois difficile à distinguer chez les femelles et les jeunes.

Un jeune Chardonneret élégant Carduelis carduelis isolé, ce qui est rare pour une espèce très grégaire.

C’est l’habituelle Mésange bleue Cyanistes caeruleus qui ouvre la série des oiseaux à la source …

… suivie d’une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla

… et d’un Pouillot véloce Phylloscopus collybita qui n’a pas de plumes à la queue, ce qui ne l’empêche pas de prendre son envol en moins d’un millième de seconde, vitesse de déclenchement de la troisième photo.

Les Gobemouches gris Muscicapa striata sont de passage …

… suivis quelques jours plus tard, par les Gobemouches noirs Ficedula hypoleuca, allez savoir pourquoi le nom latin est différent !

2025-08-03

Honneur aux jeunes !
Tout d’abord un Rougegorge familier Erithacus rubecula qui doit encore virer au rouge …

… un Serin cini Serinus serinus qui doit encore virer au jaune, même si c’est une femelle, …

… un Pic vert Picus viridis qui a la bonne couleur sur le dos mais pas encore sur la tête et les joues …

… des Chardonnerets élégants Carduelis carduelis à qui il manque encore l’élégance de la tête, comme les adultes des trois dernières photos …

… des Gobemouches gris Muscicapa striata, encore bien duveteux sur la tête …

…et des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, dont la jeunesse n’est visible qu’aux commissures marquées de jaune.

J’ai eu des difficultés à cerner l’oiseau des deux premières images mais c’est plus facile quand on peut comparer à une photo du même oiseau encore sec : Mésange bleue Cyanistes caeruleus.

Celui-ci aussi est un peu déroutant mais c’est un oiseau très commun, le Moineau domestique Passer domesticus.

Là, aucun doute, c’est une femelle de Pinson des arbres Fringilla coelebs.

Pour voir des Tariers des prés Saxicola rubetra, malgré leur nom, il faut monter dans les alpages au-delà de 1000m.

Les hirondelles sont encore présentes, comme l’Hirondelle rustique Hirundo rustica

… et l’Hirondelle de fenêtre Delichon urbicum.

Je soupçonnais la présence autour de chez moi d’un Faucon crécerelle Falco tinnunculus et j’ai fini par le trouver, aux aguets dans un arbre, en première photo. Mais pour en voir plus facilement, c’est aussi dans les alpages au dessus de 1000m, avec ou sans proie dans les serres (probablement une taupe).

Cette Buse variable Buteo buteo est venue se poser juste devant mon balcon mais est repartie très vite, je suis un voisin trop curieux.

Il n’y a plus de Milans noirs Milvus migrans « résidents » dans le quartier mais il y a encore beaucoup de passages migratoires.

Les Milans royaux Milvus milvus ont aussi entamé leur migration. celui-ci est un peu atypique par les marques blanches sur le bord d’attaque des ailes.

Et maintenant les stars de la semaine :
un mâle de Pie-grièche écorcheur Lanius collurio a pris la pose, de dos, de profil puis de face …

… mais la plus belle c’est la femelle, profil droit, trois quart gauche et profil gauche, un vrai travail de mannequin !

2025-07-27

Si certaines orchidées fleurissent encore en montagne, …

… de tout petits batraciens apparaissent, charmants par leur petite taille de quelques centimètres mais très boutonneux, ce sont des Crapauds communs Bufo bufo.

Les oiseaux les plus communs sont les Rougequeues noirs Phoenicurus ochruros

… ou les Rougequeues à front blanc Phoenicurus phoenicurus.

J’ai tenté de voir à nouveau le Merle à plastron Turdus torquatus déjà vu lors de randonnées précédentes, et j’en ai retrouvé. Le motif en écailles de la poitrine et du ventre est caractéristique de la sous-espèce alpestris.

En montagne encore, une femelle de chamois Rupicapra rupicapra, une éterle, était suivie par deux petits, des éterlous. Il arrive que des femelles fassent le « gardiennage » de plusieurs jeunes. Quand une autre femelle est apparue …

… le dernier petit a fait demi-tour pour vite la rejoindre et aller téter.

Sans transition, voici quelques oiseaux habitués des bords du lac. Un jeune Héron cendré Ardea cinerea

… et des Goélands leucophée Larus michahellis. Le dernier arrivant doit se faire une place, ceux déjà installés étant toujours réticents partager le perchoir.

Les Pie-grièches écorcheurs Lanius collurio sont devenues plus visibles depuis quelques jours, les jeunes sont sortis des nids, capables de voler. En observant bien les branches de cerisier, on voit qu’il y a jusque 4 oiseaux, probablement une femelle et trois jeunes.

Un peu plus loin, c’est le mâle de Pie-grièche écorcheur Lanius collurio qui supervise son environnement.

Voici les observations au point d’eau. Des mâles de Serin cini Serinus serinus et un jeune en dernière image …

… une jeune Merle noir Turdus merula ….

… une femelle de Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla puis deux images de jeunes …

… et la Mésange bleue Cyanistes caeruleus, toujours un des oiseaux les plus réguliers au bain.

Dans les herbes humides au bas du point d’eau, une Aeschne Aeschna sp, mais je ne sais pas distinguer laquelle, est venue pondre dans la vase. La libellule vole en stationnaire et abaisse son abdomen pour déposer un oeuf et répète la manoeuvre quelques centimètres plus loin.

Quelques autres oiseaux rencontrés ces derniers jours : une Bergeronnette grise Motacilla alba

… une femelle de Pic épeiche Dendrocopos major

… un Gobemouche gris Muscicapa striata

… un Geai des chênes Garrulus glandarius

… et une Corneille noire Corvus corone.

Les Pigeons ramiers Columba palumbus me semblent profiter de la baisse du nombre de rapaces dans le ciel pour se percher en toute quiétude. Une particularité de ces oiseaux est leur pupille, pas ronde et pas centrée dans l’oeil.

Voilà les rapaces dont les effectifs diminuent de jour en jour, au fur et à mesure des départs en migration. Ce sont les Milans noirs Milvus migrans, celui-ci est adulte qui semble porter un oisillon dans les serres …

… et ceux-ci sont les jeunes de l’année, reconnaissable au plumage « écailleux » du dos.

Il y a aussi quelques passages de Milan royal Milvus milvus.

Celui-ci est un jeune Faucon hobereau Falco subbuteo. Il a les « culottes » pâles alors que les adultes ont les culottes rouille.

Un Faucon crécerelle Falco tinnunculus a élu domicile dans mon quartier mais il est difficile à voir, plus souvent perché dans les branches feuillues.

Quelques papillons pour clôturer, une Piéride Pieris, un Vulcain Vanessa atalanta et un Tircis Pararge aegeria.

2025-07-13

Si dans les derniers jours de juin, il y avait encore des jeunes Milans noirs Milvus migrans dans les nids, ils ont pris leur envol depuis …

… comme le montrent ces quelques images de jeunes de l’année au plumage plus clair que celui des adultes …

… adultes qui se sont encore adonnés à des rassemblements, de la voltige et des attaques, simulées ou non difficile à dire.

Avant de quitter les Milans noirs, voyons quelques bizarreries : pourquoi l’oiseau en première photo a-t’il des fleurs de châtaignier dans le bec et dans les serres ? Puis, c’est assez fréquent de voir un oiseau se gratter la joue en plein vol mais c’est la première fois que j’en vois un se gratter le dos sans dévier de sa trajectoire.

Encore une étrangeté : des stalactites se sont formées sous la voûte d’un pont. Une Mésange charbonnière Parus major est venue s’y suspendre. Y avait’il un insecte à picorer ?

Un mystère à élucider : que viennent faire ces Martinets noirs Apus apus sous l’avant-toit d’une maison ? J’avais déjà vu ce manège l’an dernier. Les martinets ne semblent pas nicher là mais viennent souvent frôler les poutres. Y a-t’il des insectes ?

Dernière curiosité : ces jours-ci, des chauves-souris sont apparues autour du chalet en plein jour. Les abris sont-ils surpeuplés ou trop chauds ?
Pour identifier ces animaux, il faut mesurer la fréquence de leurs cris. Je ferai peut-être l’acquisition d’une « bat box » pour vérifier si ce sont bien des Pipistrelles communes.

Parmi les oiseaux et les comportements « normaux », voici quelques Hirondelles de fenêtre Delichon urbicum

… des Rougequeues noirs Phoenicurus ochruros, mâle puis femelle et jeune sur la gauche des deux dernières images …

… une Mésange nonnette Poecile palustris

… une Mésange bleue Cyanistes caeruleus

… des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle puis mâle …

… des Chardonnerest élégants Carduelis carduelis

… une Grive draine Turdus viscivorus

… une Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea, jeune de l’anée …

… ainsi qu’un mâle de Pie-grièche écorcheur Lanus colluria.

J’ai eu la chance de croisier un bel Ecureuil roux Sciurus vulgaris mais je ne sais pas s’il venait pour les cerises ou si l’arbre luis servait seulement de passerelle.

Fin de cette publication avec deux papillons, le Demi-deuil Melanargia galathea et le Flambé Iphiclides podalirius.

20025-06-29

Le plus souvent mes photos de Buse variable Buteo buteo sont celles d’oiseaux en vol …

… mais j’ai profité de la fauche d’un pré pour guetter la venue d’un rapace qui tente de profiter des rongeurs ou insectes avant qu’ils ne se remettent à l’abri.

Outre la buse, des Milans noirs Milvus migrans ont cerclé au-dessus du pré mais aucun d’eux n’est venu se poser.

Je suis toujours surpris de la discrétion des oiseaux lorsqu’ils sont dans leur habitat. Le Serin cini Serinus serinus, pourtant jaune éclatant, est difficile à distinguer dans les branches du bouleau.

Les jeunes oiseaux nés cette année commencent à se montrer, comme ces Mésanges bleues Cyanistes caeruleus. C’est la tête encore grise qui les distingue des adultes.

Au bord du lac, c’est une jeune Bergeronnette grise Motacilla alba qui picore les insectes sur la rive.

Chez les Cygnes tuberculés Cygnus olor, il n’est pas difficile de reconnaître ceux nés cette année.

Certains Grands cormorans Phalacrocorax carbo partent pêcher seuls et d’autres en groupe, je ne sais pourquoi. Ce qui est certain, c’est l’odeur particulièrement soutenue de vieux poisson qui règne autour des nids.

Nids que les adultes continuent d’entretenir tout au long de la saison, malgré la difficulté de voler avec de grandes branches.

Un peu plus loin, c’est une scène de repos avec Héron cendré Ardea cinerea, Grand cormoran Phalacrocorax carbo de dos et Canard colvert Anas platyrhynchos au premier plan.

Les Fuligules morillons Aythya fuligula ont débuté leurs parades en mars et manifestent encore leurs espoirs d’accouplement en poursuivant les femelles avec insistance.

Du côté des Nettes rousses Netta rufina, je ne vois plus de femelles, probablement en train de couver, et les mâles apparaissent encore de temps à autre.

Les Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus sont moins nombreuses cette année que les années précédentes et semblent avoir déserté un ilôt où elles venaient nicher tous les ans, peut-être à cause du grand nombre de cormorans tout autour.

2025-06-22

En ouverture, voici un papillon que je vois de temps à autre mais sur lequel il me reste à mettre un nom.

Le point d’eau est peu fréquenté aux heures où j’y vais mais il est vrai que mon chien va se rafraîchir dès qu’il peut, ce qui nuit certainement à la discrétion de mon approche.
Voici tout de même des Fauvettes à tête noire Sylvia atricapilla, femelle et mâle.

Un Héron cendré Ardea cinerea, jeune à la tête grise, survole le lac pendant qu’un adulte cherche un équilibre confortable à la cîme d’un arbre.

Il devait y avoir un petit banc de poissons car des Goélands leucophée Larus michahellis et des Milans noirs Milvus migrans tournaient au-dessus de l’eau. Techniques de pêche très différentes. Les goélands plongent la tête dans l’eau sans hésiter alors que les milans sont contraints de tenter d’attraper le poisson avec leurs pattes. Pas de réussite, match nul pour les deux espèces.

Je me suis demandé si les Milans noirs Milvus migrans, déçus d’une pêche infructueuse, pouvaient se consoler avec quelques cerises. Non, l’arbre n’a servi que de perchoir occasionnel. Autre interrogation, en dernière photo la chose blanche en bas de l’image semble être un T-shirt d’enfant. Rapporté par un des oiseaux ou déposé par un des grands coups de vent lors d’un orage ?

Une belle orchidée marque la transition entre plaine et montagne. Il faut monter au-dessus de 1500m pour en voir encore.

La montagne est le domaine estival du Grand corbeau Corvus corax. Celui-ci, bien que seul, a effectué un vol animé d’acrobaties, tout en émettant des vocalises sonores.

Les migrateurs d’été ont repris leurs places en montagne, comme les Tariers des prés Saxicola rubetra

… les Linottes mélodieuses Carduelis cannabina

… ou le Traquet motteux Oenanthe oenanthe. Dans cette image, il s’agit de l’oiseau en haut. Celui en bas à gauche est un Tarier des prés Saxicola rubetra, je crois.

Lors de mes précédentes randonnées, j’avais déjà photographié le Merle à plastron Turdus torquatus mais seulement le mâle. En première image, il y a le mâle en haut à droite et la femelle en bas à gauche, puis en deuxième image la femelle seule.

C’est toujours très joli de voir un bouquetin, surtout dans les rhododendrons des Alpes qui commencent à fleurir. Mais qu’on ne me demande pas de le suivre!

Un des oiseaux les plus communs en montagne est le Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, grand consommateur d’insectes.

Derniers oiseaux de montagne, des Martinets à ventre blanc Apus melba

… qui se distinguent nettement des Martinets noirs Apus apus qui chassent en famille en plaine. Ces derniers n’ont que le menton marqué de clair.

La surveillance des nids de Milans noirs Milvus migrans ne montre de petit que dans un seul nid. Avec la chaleur, la boule de duvet ne bouge que très peu et il m’est impossible de voir s’il y a encore deux poussins ou plus qu’un seul.

Clôture de cette semaine sur une fleur très fine et délicate, vue en montagne.

2025-06-15

Cet article est découpé sur trois régions : Lugrin, Fontenilles-Fonsorbes en Haute-Garonne et Varaize- Fouras-La Fumée en Charente-Maritime.

Lugrin
Un des nids de Milans noirs Milvus migrans est occupé par deux poussins. Un autre nid a été abandonné, l’amas de branchages ayant glissé et un troisième nid est devenu invisible dans la végétation. Les adultes recherchent de la nourriture ou volent en grands cercles dans les thermiques.

Je croise très souvent une Buse variable Buteo buteo mais si elle a un nid dans les parages, je ne l’ai pas reperé.

Parmi les petits oiseaux, voici des Serins cini Serinus serinus

… une Mésange nonnette Poecile palustris

… un très noir male de Rougequeue noir Phoenicurus ochruros

… le premier Gobemouche gris Muscicapa striata de la saison …

… et un Martinet noir Apus apus.

En Haute-Garonne, au sud-ouest de Toulouse.
Une sauterelle- ou un criquet – dont les couleurs pourraient inspirer des designers automobiles.

Quelques libellules, que je dois encore tenter d’identifier.

Un Bourdon terrestre.

Quelques papillons, qui doivent encore être identifés.

Au-dessus des champs de céréales, des Milans noirs Milvus migrans viennent capturer dans leurs serres des insectes. En deuxième photo on distingue des antennes qui dépassent des pattes.

Je ne suis pas certain de l’identité de cet oiseau, ce pourrait être un Bruant proyer Emberiza calandra.

Et celui-ci pourrait être une Fauvette grisette Sylvia communis.

Pour celui-là, aucun doute, c’est le mâle du Tarier pâtre Saxicola torquatus.

Au bord d’un plan d’eau, plusieurs Aigrettes garzettes Egretta garzetta, aux pattes jaunes, chassent dans l’eau peu profonde …

… sous le regard un peu méprisant des Goélands leucophées Larus michahellis.

Une petite population de Mouettes rieuses Chroicocephalus ridibundus quadrille le plan d’eau à la recherche de petites proies, insectes ou petis poissons.

Mais quand apparaît cet oiseau différent, aux proportions inhabituelles, il a fallu qu’il fasse plusieurs aller-retours au-dessus du plan d’eau pour que je le voie bien et que je puisse l’identifier : une Guifette noire Chlidonias niger.

Et on quitte la Haute-Garonne, sur le museau d’une catastrophe écologique, la Tortue de Floride.

En Charente-Maritime, entre Saint-Jean d’Angely dans les terres et Fourras en bord de mer
Des orchidées, dont l’Orchis bouc aux fleurs très étranges

Deux papillons , différents mais beaux tous deux.

Une Tourterelle turque Streptopelia decaocta et une Tourterelle des bois Streptopelia turtur.

Cet oiseau est, je crois, un Pipit des arbres Anthus trivialis.

Un Faucon crécerelle Falco tinnunculus en chasse m’offre une belle attitude en piqué, les ailes repliées pour atteindre un maximum de vitesse.

Gros plan sur un Chardonneret élégant Carduelis carduelis, chantant non loin de son nid.

Gros plan aussi sur une Hirondelle rustique Hirundo rustica. Son bec marqué de blanc, ce qu’on retrouve sur les pattes, semble être la corne qui s’épluche, peut-être une maladie.

Un jeune Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, la base du bec est encore jaune.

Partage de ligne, une Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla et un Merle noir Turdus merula, tous deux des mâles.

Un mâle de Tarier pâtre Saxicola torquatus.

Une Bergeronnette grise Motacilla alba et une Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea.

C’est seulement la deuxième fois que j’aperçois cet oiseau très particulier, l’Oedicnème criard Burhinus oedicnemus. Il est facilement identifiable, par son cri bruyant d’abord , par sa sihouette ensuite et enfin par le dessin de son visage. Il disparaît rapidement dans les champs en se coulant sous les plantes.

En bord de mer, ces grands canards colorés sont des Tadornes de Belon Tadorna tadorna.

Les Aigrettes garzettes Egretta garzetta se trouvent aussi bien en bord de mer …

… que plus à l’intérieur des terres dans les zones humides de paturages entrecoupés de canaux.

Plus grande que l’Aigrette garzette, il y a la Spatule blanche Platalea leucorodia reconnaissable à son bec.

Plus petit que l’Aigrette garzette, il y a le Héron garde-boeuf Bubulcus ibis.

Une Aigrette garzette, venue se poser non loin de moi, a démontré ses talents à la pêche. Je ne suis malheureusement pas capable d’identifier ce qu’elle a capturé.

La région abrite de très nombreuses Cigognes blanches Ciconia ciconia, mais nidifiant dans les espaces naturels de préférence aux zones habitées.

Fin de la visite en Charente-Maritime avec ses escargots abrités de la chaleur dans une grosse fleur.