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2020-05-03

Il fallait bien rattraper une quarantaine de jours de sécheresse : cette semaine a été pluvieuse, abondamment. Par conséquent, il y a peu de photos mais tout de même quelques situations et rencontres.

Du côté des Milans noirs, la couvaison se poursuit.

C’est la femelle qui couve, le mâle se charge du ravitaillement. De temps en temps, quand il fait beau, la femelle part se dégourdir les ailes. J’ai enfin repéré un oiseau avec des marques distinctives (dernière photo) mais j’ignore encore si « Bretelle » est un mâle ou une femelle et si c’est un oiseau qui fréquente un des nids que je surveille autour de la maison.

Parmi les nicheurs proches de la maison, il y a un couple de Geais des chênes et un couple de Merles noirs. Les deux espèces se chamaillent assez souvent, ce en quoi les merles n’ont pas tort puisque les geais sont bien capables d’aller manger leurs oeufs ou leurs poussins.

Un couple de Rougequeue noir a tenté plusieurs jours de suite d’installer un nid sur une poutre sous le toit. J’avais pourtant placé des nichoirs, de l’autre côté de la maison où ils avaient déjà fait une tentative l’année dernière. Je n’ai pu photographier que la femelle.

Un matin pendant une éclaircie, les Harles bièvre ont mené un grand tapage au bord du lac. Mâles et femelles se pourchassaient en vol. Puis des femelles sont allées se percher au sommet d’une cheminée, toujours à grands cris. A trois sur la cheminée, ça commençait à devenir serré… jusqu’à ce qu’un goeland vienne disperser tout ce monde.

Du canard à l’ail des ours, ça vous tente ? Mais non, laissons le rejoindre sa belle dans le ruisseau.

Chez les Corneilles noires, les nids sont maintenant cachés par les feuilles et on ne voit plus que les gardiens de la colonie.

Du Serin cini, je n’ai vu qu’une femelle. Ne devrait-elle pas être à sa nichée ?

Pour les Merles noirs, la première nichée est finie et un jeune de cette saison est venu se baigner et se gratter, devant mon objectif. Ensuite, un mâle au bec bien jaune est venu boire…

… suivi d’un Pinson des arbres, mâle.

Au détour d’un bois, un brocard (chevreuil mâle) a soupesé la menace que je représentais avant de partir tranquillement vers une autre futaie.

J’ai été témoin d’un meurtre : la coupable a été prise sur le fait avec sa victime encore entre les crochets. Il y a de nombreuses espèces d’araignées qui se mettent à l’affut dans la végétation, sans tisser de toile, et qui sautent sur leurs proies pour les capturer.

Après la pluie, il y aura de plus en plus d’orchidées dans les prairies. Pour l’instant, ce sont encore des fleurs très dispersées.

Au piège photo, placé au sec sous les sapins, il y a eu du passage.

2020-04-26

Un des effets secondaires du confinement, c’est que je connais beaucoup mieux mon jardin et ses occupants.

La migration des geais se poursuit …

… mais en observant depuis mon balcon, j’ai repéré deux oiseaux occupés à une tâche de sédentaires : la collecte de brindilles pour la fabrication du nid. En continuant à observer, j’ai vu quelques autres occupations, dont le partage de nourriture dans les branches d’un sorbier – malheureusement pas photographié. Les oiseaux, qui sont passés d’une cytise à un boule de neige puis un pommier et enfin dans le cognassier, sont très photogéniques.

Le geai est un animal très observateur, farouche et toujours aux aguets. Ceux que j’observe depuis le balcon se sont peu à peu habitués à ma présence avec le téléobjectif mais restent à plus de 10-15 mètres. Pour obtenir les photos suivantes, à une distance de moins de 5 mètres, au point d’eau dans les paturages, il m’a fallu plusieurs heures de patience, assis sans bouger sous mon filet de camouflage pendant les tentatives d’approche des oiseaux. Le résultat en valait la peine.

Un autre très bel oiseau, discret et farouche, m’a gratifié de son passage, le temps de prendre quelques images : le Bouvreuil pivoine, mâle.

C’est difficile aussi d’approcher la Bergeronnette grise sauf quand elle se concentre à la recherche de larves dans la boue.

Le Pinson des arbres, mâle, est aussi méfiant mais la présence de moineaux a peut-être distrait son attention et il n’a pas filé en entendant le déclencheur.

Comme d’habitude, d’autres oiseaux sont passés pour m’aider à patienter.

Un autre chardonneret est venu juste sous le balcon se percher quelques instants dans un pommier.

Les Pies se pourchassent en jacassant, probablement pour constituer des couples.

Les Cygnes tuberculés, sur le lac, en font autant avec de grands battements d’ailes sonores.

Les Corneilles noires, habituellement bruyantes ont maintenant un comportement très discret pour ne pas attirer l’attention sur leurs nids.

En allant vérifier l’occupation d’un des nids de Milan noir, je me suis fait contrôler par un oiseau venu se poser juste au-dessus de moi.

Voici quelques insectes, pour changer de sujet.

J’ai trouvé une exuvie de grillon, c’est à dire l’enveloppe vide de l’animal, avant de voir l’animal lui-même. Les insectes subissent des mues et ils « grandissent » en déchirant leur enveloppe derrière la tête. Le grillon aurait une dizaine de mues avant de parvenir au stade adulte.

Une seule image au piège photo cette semaine. La surveillance de deux nichoirs pour oiseaux de nuit, installés depuis plusieurs années, n’a donné aucune photo donc pas d’occupants… Le piège, remis sur une piste, a capturé plusieurs fois le chevreuil mais seule une image est valable.

2020-04-19

Confinement oblige, j’ai procédé à des tests de règlages pour prendre les oiseaux en vol. La migration des geais, avec des groupes de 5 à 30 oiseaux qui se succèdent devant mon balcon, a fourni de nombreuses occasions d’essais. J’en ai aussi profité pour photographier un individu au repos.

Depuis le balcon aussi, j’ai pu observer un écureuil venu grignoter les tout jeunes cônes sur un sapin.

Toujours depuis le balcon, je vois les Milans noirs de tout le quartier qui planent, se chamaillent ou, comme la dernière photo, font leur vol nuptial.

Quand le couple est formé (ou re-formé, il paraît que les partenaires se retrouvent au retour de la migration individuelle), il y a accouplements…

… et dans le même temps, la reprise des nids des saisons précédentes, en commençant par la collecte des matériaux. Le Milan ne ramasse pas les branches au sol mais pratique le vol acrobatique au milieu des arbres et casse du bois mort au vol, même d’assez grosses branches.

Au nid, il y a tout d’abord l’agencement des branches et du décor (souvent des morceaux de plastique coloré). Ce nid, pourtant décoré avec soin, n’a pas tenu, probablement trop exposé aux vents.

Ensuite vient la ponte et il ne reste plus qu’à couver, en faisant profil bas pour ne pas attirer les prédateurs, dont font partie la martre et la corneille. J’ai maintenant repéré trois nids occupés autour de chez moi.

Et voilà, Milan noir et Corneille noire, partageant dans un rare moment de trève, le même arbre.

Les corneilles se livrent aux mêmes tâches que les autres oiseaux et préparent leurs nichées.

C’est en allant à la recherche de nids de Milans dans le bois qui longe mon jardin que j’ai fait LA rencontre de la semaine : une Martre des pins, qui ne m’a pas vu. Gros comme 4 fois un écureuil mais presque aussi agile, c’est un animal que je vois pour la première fois. La distinction d’avec la fouine, mise à part l’observation diurne, se fait à la tache blanche sous la gorge qui ne va pas jusqu’aux pattes et le liseré blanc sur les oreilles. Comme la fouine a déjà été prise en photo de nuit, au piège photo, j’ai la certitude d’avoir les deux espèces comme proches voisines.

Retour aux oiseaux plus communs avec une série d’une Sittelle torchepot qui m’a tourné autour, probablement à cause de la proximité d’un nid, que je n’ai pas trouvé.

Les autres oiseaux, habituels ou occasionnels.

Pourquoi l’appelle-t-on la Bergeronnette des ruisseaux ? Il suffit de regarder son environnement.

La rive du lac est toujours aussi paisible mais il n’y a pas de nouveauté à signaler. Pour l a première fois, j’ai vu un cormoran récolter des herbes aquatiques, sans doute pour garnir son nid.

Le Canard colvert est très commun. La tête du mâle passe du bleu au vert selon l’éclairage.

Un papillon dit « de nuit », Autographa gamma, dont la silhouette est censée le camoufler sur les écorces mais pas du tout sur les herbes.

Quelques habitants de mes rocailles, des Lézards des murailles. Leurs doigts et griffes sont impressionnants mais il faut bien ça pour grimper dans tous les sens.

Ma première observation d’orchidée de la saison. Les botanistes seront probalement offusqués de cette appellation trop générique mais la botanique n’est pas mon fort.

Des visiteurs pris devant mon piège photo : des sangliers et le renard à la queue mitée. Il me préoccupe parce qu’il a tout l’arrière train mité, peut-être la gale.

2020-04-12

Le calme printanier d’un arbre en fleur est soudain agrémenté d’un Milan noir.

La chaleur incite les lézards à sortir de leurs trous pour se chauffer au soleil.

Les écureuils courrent les arbres à la recherche de nourriture, pas encore très abondante : ils récupèrent des pommes de pins et des châtaignes de la saison précédente.

Si la Corneille noire a une allure paisible sur son perchoir, elle peut soudain partir en piqué pour chasser tout intrus de son territoire, surtout si c’est un rapace comme le Milan noir.

Milan noir qui, à ma connaissance, ne menace guère les corneilles et vit sa vie tranquillement, même si parfois il a des démangeaisons sur la joue.

L’occupation principale du Milan noir en ce moment c’est le réaménagement du nid de l’année dernière.

Et c’est la création du nid qui occupe la Mésange huppée, dans le tronc d’un sapin pourri. Ces petits oiseaux martèlent l’intérieur du tronc puis ressortent avec la sciure dans le bec pour la disperser plus loin.

Les Bergeronnettes des ruisseaux sont farouches alors, si elles préparent leur nichée, je n’ai pas encore vu de nid.

La migration du Geai des chênes bat son plein et il y a donc beaucoup plus de ces oiseaux visibles en ce moment, tant dans les arbres qu’autour des points d’eau.

Le Serin cini se place aux aguets dans les arbres avant d’aller boire au point d’eau.

Le Bruant zizi – dont je n’ai vu que le mâle – en fait autant. Son nom vient de l’onomatopée de son chant.

Les Fauvettes à tête noire sont nombreuses (mâle = calotte noire / femelle = calotte rousse) et partagent parfois leur flaque avec les moineaux ou un serin.

Des pouillots, je ne vois pour l’instant que le Pouillot véloce, aux pattes sombres.

Les Etourneaux sansonnets sont hyperactifs dans les arbres et dans les prés, avec probablement déjà des oisillons à nourrir, mais je n’ai pas encore repér de nid. Le mâle se distingue de la femelle, en plumage nuptial, par la base du bec bleutée.

Les Pinsons des arbres viennent boire, avec beaucoup de méfiance par rapport à d’autres oiseaux.

Un Chardonneret élégant est également venu au point d’eau mais sans diagner se tourner de face.

Autre individu isolé vu au point d’eau, un Verdier d’Europe mâle.

Le Merle noir mâle est celui que l’on voit partout. La femelle, brune, est toujours beaucoup plus discrète. Le jeune de l’année, roux et brun, est plus curieux que méfiant, il faut qu’il apprenne encore.

Parmi les rapaces migrateurs qui passent encore, un Epervier d’Europe à gauche et un Autour des palombes femelle à droite. La distinction entre les deux se fait surtout à la largeur des hanches…

La Buse variable migre aussi encore.

Au piège photo, le Renard roux à la queue mitée est venu au point d’eau, ainsi qu’un blaireau et un sanglier. D’avoir posé le piège devant le point d’eau m’a donné plus de 200 photos de merles et autres petits oiseaux venus boire. Je teste donc pour la semaine prochaine un angle différent et un autre réglage pour n’avoir que les gros animaux.

2020-04-05

Encore une semaine de confinement pendant que les oiseaux chantent, délimitent leur territoire ou se font la cour et commencent la construction des nids.

Une Buse variable s’est posée dans un arbre pour prendre un instant de repos mais a été délogée et poursuivie par une Corneille noire.

Pas besoin de quitter la maison pour admirer le ballet aérien des Milans noirs. Difficile de savoir si ce sont des querelles de territoire, des escarmouches entre mâles ou des parades nuptiales. Il peut y avoir jusque 6 oiseaux qui tournent ensemble et se croisent jusqu’à s’empoigner par les serres et tomber en chute libre jusqu’au ras du sol.

Mais d’autres Milans noirs s’occupent de collecter des matériaux pour garnir le nid. Sur la première photo, en grossissant, il me semble que l’oiseau transporte une bogue de châtaigne, le nid ne sera pas si douillet que ça …

Et voici ce que je pense être un nid de Milan noir, à surveiller jusqu’à ce qu’il y ait des occupants, pour en être sûr.

Un Milan noir est passé très près de mon balcon et m’a offert un gros plan rare.

Il y a encore quelques passages de Milan royal mais le pic de la migration semble être passé.

Du côté de la Buse variable, il y a encore du monde qui traverse le ciel, souvent trop haut pour de belles photos.

Sur les rives désertées du lac, il y a aussi pas mal d’oiseaux. Plusieurs Hérons cendrés attendent chaque jour le retour du pêcheur qui pose et relève ses filets comme d’habitude.

La Bergeronnette grise, comme le Rougequeue noir (F) s’activent à la recherche d’insectes.

Je fréquente régulièrement les rives du lac mais c’est la semaine dernière que j’ai observé pour la première fois le Grèbe à cou noir. Et j’ai revu une petite troupe à nouveau cette semaine. Est-ce une conséquence heureuse de la grande quiétude des rives ces jours-ci ? L’étonnante couleur de l’oeil est réellement celle-ci, il n’y a aucun bricolage photographique !

Les arbres n’ayant pas encore leur feuillage, les petits oiseaux sont encore assez faciles à voir et à photographier. Le Tarin des aulnes et le Verdier d’Europe sont mes premières observations de cette saison.

Le manque de feuilles permet aussi d’apercevoir parfois un écureuil

Au sol viennent les premiers papillons et autres butineurs. Celui-ci se nomme le Satyre et en latin Lasiommata megera. Pourquoi de tels noms pour un insecte joli et inoffensif ?

Un spécialiste du vol stationnaire pendant qu’il pompe le nectar avec sa longue trompe, le Grand Bombyle. Il y en a souvent plusieurs sur un même massif de fleurs dans mon jardin. C’est un insecte diptère (deux ailes) comme les mouches. La femelle du grand bombyle pond ses œufs en volant à proximité des entrées des galeries souterraines des nids de certaines abeilles sauvages et guêpes. Après éclosion, les larves se dirigent dans le nid de leurs hôtes pour se nourrir de leurs oeufs ou larves.

Une « abeille » charpentière, le Xylocope violacé ou Xylocope irisé, vu la coloration des ailes. Ce sont de gros insectes (3 à 5 cm), solitaires, qui se nourrissent de nectar de fleurs et pondent leurs oeufs dans du bois dégradé.

Avec le piège photographique, j’ai essayé deux nouveaux positionnements. Des traces de passage en dehors de mon terrain m’ont incité à tenter le coup sur la piste. Ensuite, je suis allé poser le piège au bord d’une mare, aussi marqué de nombreux piétinements. Et quelques visiteurs du quartier.

2020-03-29

Le mois se termine, on passe à l’heure d’été … et le confinement continue. Heureusement, le lac est tout près, les pâturages à peine plus loin et j’ai un gros chien à promener tous les jours. Comme c’est une période de retour des migrateurs, de formation des couples et de début des nichées, il y a du monde à photographier, même avec un temps limité en extérieur.

Les grands rapaces ne cessent de passer dans le ciel, tournoyant dans les ascendances. Chose qu’on ne voit guère qu’à cette saison : une Buse variable, un Milan noir et un Milan royal qui tournent ensemble.

Chez le Milan noir, il y a du passage et des « installés ». Impossible de dire si les individus qui sont revenus de chaque côté de chez nous sont les mêmes que l’année passée : je n’ai trouvé aucun signe distinctif dans le plumage. Ce qui est certain par contre c’est qu’ils ont reformé des couples : il y a eu des échanges de nourriture et quelques accouplements – malheureusement pas photographiés. La dernière photo montre un vol nuptial.

Le Milan royal ne s’arrête autour de la maison que pour prendre du repos avant de reprendre sa route. C’est un oiseau magnifique, pas étonnant qu’on l’ait qualifié de royal.

La Buse variable passe en grand nombre. Je n’ai pas encore repéré d’individu installé dans le quartier.

Quelques images de Rougequeue noir qui montrent que le nom est justifié, surtout chez le mâle.

La Bergeronnette grise, souvent cantonnée aux rives du lac en hiver, commence à être visible plus haut, le long des ruisseaux.

La Bergeronnette des ruisseaux, quant à elle est encore sur les bords du lac mais devrait se montrer bientôt sur les rives des torrents et ruisseaux.

Au point d’eau au-dessus du hameau, il y a du monde pour le bain et pour boire.

Comme tous les oiseaux, le Pinson des arbres a des démangeaisons malgré le bain et c’est un beau travail d’équilibre pour se gratter.

Un visiteur que je ne vois pas tous les ans : le Pipit des arbres

Le Pic épeichette se fait entendre régulièrement mais c’est rarissime de le voir ainsi, par en-dessus. la calotte rouge vif est le signe distinctif du mâle.

Le Pic épeiche, comme d’habitude, placé au-dessus de l’observateur…

Le Pigeon ramier est facile à observer, peu farouche et commun. C’est peut-être pour cette dernière raison que je le photographie rarement.

Un tout petit oiseau, le Roitelet triple bandeau.

Apercevoir un Pic vert, c’est déjà un plaisir mais en voir deux d’un coup, c’est un régal.

Tous les ans, on peut voir une Harle bièvre nicher au sommet d’un châtaigner. Ca y est, la nichée 2020 va débuter, si ce n’est déjà commencé. En des temps plus libres, je me serais mis à l’affût pour prendre de meilleurs clichés…

Le Héron cendré se perche au-dessus de son nid, vide pour l’instant.

Depuis la rive du lac, j’ai aperçu un groupe de petits canards. Ce n’est qu’en regardant les photos sur l’ordinateur que j’ai pu les identifier : Grèbes à cou noir. L’oeil rouge et les plumes jaune d’or à l’arrière de l’oeil sont caractéristiques. C’est la 158ème espèce cochée dans mon guide ornithologique.

Un G oéland leucophée est passé assez près,

de même qu’un Grand cormoran en plumage nuptial (arrière de la tête et cuisse blanches).

Les écureuils sont sortis de leur léthargie hivernale.

Au piège photographique, d’autres animaux, loir et hérisson, sont sortis de leur hibernation, en plus des visiteurs réguliers du bas du jardin.

2020-03-22

Le confinement dans mon hameau laisse une large liberté de promenade dans les prés, hors du village et des rencontres avec d’autres bipèdes. Plus d’avions dans le ciel, quasiment plus une voiture sur les routes, le calme est propice à l’observation des oiseaux. Quelques mésanges pour commencer.

Le printemps est bien là : en témoignent les nombreux passages de migrateurs, passereaux comme rapaces. Certains transportent même déjà les matériaux pour construire les nids, comme le Milan noir de la première photo.

Les Buses variables sont nombreuses et certaines, par leur plumage, démontrent que la migration n’est pas qu’une simple affaire de planer dans les ascendances.

Parmi les petits migrateurs, le Rougequeue noir dont je n’ai capturé que la femelle. Pour le mâle il faudra attendre une prochaine publication.

Tourjours parmi les petits migrateurs, la Fauvette à tête noire, ici un mâle. Pour boire, les oiseaux doivent « pincer » une goutte d’eau dans le bec puis renverser la tête pour avaler. Il leur faut donc un lieu parfaitement calme.

Le Pinson des arbres reste toute l’année mais c’est maintenant que le mâle prend son plumage très coloré. Il y a même du vert, sur le croupion. La femelle, brune, ne montre ses plumes blanches qu’à l’envol.

Les Etourneaux sansonnets ont pris leur plumage nuptial et vont bientôt nicher. Mâle et femelle se ressemblent, le mâle a la base du bec marquée de bleu, ce qui semble être le cas de la dernière photo.

Les Pouillots véloces reviennent en nombre, méfiants comme tous les autres oiseaux avant d’aller boire ou se baigner.

Les buissons sont agités des sauts des roitelets mais cette semaine seul le Roitelet triple bandeau s’est laissé photographier.

Une Corneille noire est allée se baigner, observation rare, non pas que l’oiseau soit sale mais simplement parce qu’il s’assure qu’il n’y a aucun risque avant de s’ébrouer et qu’il a une très bonne vue.

Une autre observation, peu fréquente dans les pâtures de Lugrin, une Grive litorne.

Le Grand corbeau, résident à l’année, s’affaire à patrouiller son immense territoire, surveillant attentivement tous les intrus de son gabarit ou plus grand. Il a fort à faire en ce moment.

Le Pic épeiche est fréquent mais il n’aura peut-être bientôt plus de troncs à explorer. Le bostryche détruit les sapinières à grande vitesse et les arbres tombent maintenant à chaque coup de vent un peu fort.

Le Pic vert me surprend toujours par sa capacité à se camoufler. Le trouvez-vous dans la photo ?

Autre champion du camouflage, le Grimpereau. La distinction entre le grimpereau des jardins et le grimpereau des arbres se fait par le motif en crochet du plumage de l’aile et la longueur de l’ongle postérieur. Je vous laisse creuser…

Un oiseau très discret : la femelle du Merle noir. Les mâles, noirs au bec jaune, sont présents partout, dans les prés comme en forêt et passent leur temps à se pourchasser et à piailler l’alerte à chaque mouvement suspect. Les femelles sont plus difficiles à apercevoir.

La Sittelle torchepot prospecte les troncs à la recherche d’insectes.

La Bergeronnette grise recherche les insectes au sol.

Un Grosbec casse-noyaux, qui sera plus difficile à observer quand les arbres auront pris leurs feuilles.

Une photo qui n’est pas là pour la qualité mais pour la surprise de l’observation. Dans un grand cercle de rapaces très haut dans le ciel, j’ai distingué une silouhette différente : probablement une cigogne.

Et un papillon pour clore cette semaine : la Petite tortue ou Aglais urticae, dont les chenilles se nourrissent sur les orties, d’où son nom latin.

2020-03-15

Voici quelques photos annonciatrices du printemps.
Tout d’abord l’Etourneau sansonnet en plumage nuptial.

La Bergeronnette des ruisseaux est parfois visible en hiver mais la Bergeronnette grise est bien un oiseau de retour avec la nouvelle saison.

Un oiseau qui était assez commun dans le temps et que je vois pour la première fois, en migration printannière : l’Alouette lulu.

Le Milan royal a été très discret durant le mois de février et encore ces derniers jours. Pourtant, il migre souvent très tôt, parfois dès janvier.

La grande migration des Buses variables a débuté. On peut en voir jusqu’à une dizaine cercler dans les ascendances avant de se laisser glisser vers le nord.

Les oiseaux « résidents » sont toujours visibles. Les Pies se rassemblent, jacassent bruyamment puis se séparent.

Les Mésanges huppées, plutôt montagnardes, vont certainement remonter en altitude ces prochains jours.

Une Grive, peut-être « musicienne ». La Grive draine et la Grive musicienne se distinguent par le chant (quand elles donnent de la voix) et par la forme des taches du plumage.

Un Merle noir, mâle, va se baigner.

Les Geais prospectent le sol à la recherche de châtaignes ou de glands restants de l’automne. Le deuxième oiseau a probablement échappé à un chat, en y laissant toutes les plumes de sa queue.

Un autre habitant des bois recherche les châtaignes restantes : l’Ecureuil roux.

Devant le piège photographique dans mon jardin aussi, les écureuils furettent à la recherche de pommes de pin ou de graines.

Et de nuit passent le sanglier et le blaireau, comme toujours.

2020-03-01

Sur les trois semaines écoulées, il y a eu une alternance de périodes chaudes (jusqu’à plus de 17°C) et des journées hivernales avec gel, neige ou grésil. Des insectes sont sortis, notamment des papillons, et ils n’auront probablement pas survécu aux rigueurs des jours suivants. Les petits oiseaux, comme les mésanges ou les moineaux, sont venus s’agglutiner à la mangeoire pour dévorer les boules de graisse et les graines. Les merles qui avaient commencé leur chant printannier sont redevenus silencieux en attendant un prochain rayon de soleil.

Pour commencer sur une note printanière, voici ci-dessus une Petite tortue qui butine les premières fleurs et ci-dessous deux migrateurs qui remontent vers leurs lieux de nidification : un Milan royal et une Buse variable.

Les grives font partie des oiseaux optimistes qui chantent le printemps au moindre rayon de soleil.

Chez les Fuligules morillons, les mâles ont tous acquis leur houpette mais certains plus que d’autres,

Les Fuligules milouins (4 mâles) font la sieste, tous alignés de la même manière, face au vent.

Des couples se forment, comme chez les Canards chipeau (mâle à gauche, femelle à droite)

Certains Grands cormorans commencent à blanchir et à prendre la crête noire au sommet de la tête, plumage nuptial.

Et voilà des « étrangers ». Certains Canards mandarins se sont échappés d’élevages ou de parcs. Ce couple, échappé récent ou redevenu sauvage depuis longtemps nul ne sait, s’est installé depuis quelques semaines dans la réserve du Delta de la Dranse. Le mâle est très soucieux de maintenir les distances avec les autres canards locaux et passe son temps à éloigner les intrus sur ce tronc d’arbre tombé.

Deux beaux oiseaux à l’envol : un Geai des chênes et une Sittelle torchepot.

Le Bouvreuil pivoine est toujours discret et c’est un plaisir d’en repérer un, surtout lorsque c’est une femelle, encore plus discrète que les mâles.

Au chapitre des oiseaux discrets, voici l’Accenteur mouchet. De dos, il peut passer pour un moineau mais la tête et la poitrine gris-bleu lui sont propres. Il y en a en ce moment deux qui viennent à la mangeoire d’hiver.

Les mésanges sont évidemment présentes en nombre à la mangeoire, que ce soit la Mésange bleue, la Mésange noire ou la Mésange charbonnière.

Le Pinson des arbres mâles a son plumage nuptial et, à cette saison où les arbres offrent peu de ressources alimentaires, il se nourrit au sol de toutes sortes de graines.

Une sortie hors sentiers dans la montagne des Mémises m’a mené presque nez à nez avec ce petit bouquetin. Ce ne sont pas des animaux farouches mais celui-ci a joué le modèle sans inquiétude aucune.

Par contre, le bouquetin s’est soudain figé en alerte, tendu prêt à bondir. Lorsque j’ai levé le nez, deux Aigles royaux passaient au-dessus de nous.
Le premier est un jeune adulte, qui a encore un peu de blanc sous les ailes. Le second, avec les grandes marques blanches sous les ailes est un jeune de 1er hiver. (merci au forum de Chassimages https://www.chassimages.com/forum/index.php/board,92.0.html )

Comme d’habitude, les dernières images sont celles prises par le piège photo, que je continue à déplacer pour essayer de voir d’autres bestioles. Il y a toujours du renard, une fouine (fourrure claire descendant vers l’intérieur de la patte avant, ce qui écarte la martre), qui porte une proie sur l’avant dernière photo. En dernière photo, un petit rongeur, souris ou mulot.

2020-02-09

Le printemps n’est pas encore là mais des journées à 17-19°C ont réveillé des plantes et des insectes.

Pour autant, la glace revient souvent la nuit et parfois la neige, donnant de beaux spectacles.

Certains oiseaux ont commencé les parades. Ces deux cygnes se sont d’abord accouplés (occasion de photo ratée) puis ont exécuté quelques postures de parade. Impressionnant, en raison du gabarit des oiseaux.

Les Corneilles noires, dont les couples seraient unis à vie, ont des démonstrations de reconnaissance plutôt élaborées. L’oiseau de gauche était installé sur la branche et a accueilli l’arrivée de l’oiseau de droite en déployant ses plumes et avec de nombreux hochements de tête.

Retour sur les cygnes, dont le format est particulièrement perceptible chez cet individu qui m’a survolé. L’autre image est plus classique mais j’aime la goutte au nez..

Maintenant que je sais où passent les Martin-pêcheurs dans la réserve de la Dranse, j’en repère au moins un à chaque visite du lieu. Ce n’est pas pour autant que je peux en approcher, la chance joue beaucoup.

Je photographie peu les mésanges, que l’on voit partout, tout au long de l’année. Ce soont tout de même de beaux oiseaux qui fournissent de beaux portraits quand on peut les approcher : Mésange noire, Mésange charbonnière et Mésange bleue

Les premiers rapaces migrateurs, en principe les Milans royaux, ne se montrent guère. je crois en avoir vu deux durant la semaine mais sans certitude. par contre, il y a eu plusieurs passages de Buse variable, dont cet individu, chassé de son perchoir de repos par des Geais.

Quelques autres oiseaux vus ces derniers jours : un Fuligule morillon mâle qui s’ébroue, une Bergeronnette des ruisseaux femelle dans les graviers, un Grosbec casse-noyaux perché très haut dans un arbre, un Grand corbeau, un Troglodyte mignon venu chanter son territoire au-dessus de ma tête, une Sittelle trochepot à sa « forge » (fente dans une écorce où elle coince les graines ou les noisettes pour pouvoir les décortiquer), un Pic épeiche femelle et un rassemblement de Pies bavardes.

Pour terminer, les prises au piège photographique. Un renard, celui à la queue un peu galeuse, est passé un jour à 11h45. Un écureuil est sorti, un jour de chaleur. Un chevreuil est passé de nuit, ainsi qu’un sanglier, ce qui est une fouine ou une belette puis deux photos d’un blaireau – peut-être. En dernière photo, ce doit être un renard qui est venu se poser jsute devant l’appareil pour guetter je ne sais quoi, il y avait toute une série de clichés d’une oreille.
Si vous voulez voir une interprétation possible de la photo mystère du 26 janvier, consultez l’article précédent.