2019-04-21

Ce couple de faisans est une belle revanche de la nature sur la chasse : ces animaux sont achetés à des élevages, expédiés en caisse de bois puis lachés pendant l’hiver tout autour de Lugrin pour le plaisir de quelques chasseurs. Et ils survivent, se mettent en couple … et j’espère pouvoir bientôt photographier les petits !

Avec le printemps, la formation des couples est en cours pour de nombreuses espèces, dont les Grèbes huppés. L’accouplement est particulièrement agressif, très voisin d’une bagarre, jusqu’à ce que la femelle cède, la tête sous l’eau … La parade reste magnifique et cocasse avec les gestes en miroir des deux partenaires. Et ensuite il faut tout de même se sustenter.

Le mâle de la Nette rousse gonfle le plumage de sa tête pour impressionner la femelle et quand plusieurs mâles sont en concurrence, c’est à qui aura la plus grosse tête.

Les Milans noirs ont des parades nuptiales aériennes spectaculaires, avec simulacre de bagarre.

L’apparition d’un intrus dans l’espace aérien, ici un Milan royal, provoque tout de suite une bagarre bien réelle, jusqu’à la fuite de l’indésirable.

Comme l’an dernier, un couple de Canard colvert fuit l’agitation du bord du lac et cherche le calme dans un petit ruisseau. Ils semblent peu habitués aux remous et à la force du courant.

Il y a toujours du travail pour préparer ou entretenir les nids. Que ce soit le Grand cormoran, le Héron cendré ou la Corneille noire.

Le Héron cendré s’est d’ailleurs prété à une séance de portrait :

Les mésanges à longue queue ont fait de même :

De même que la Sittelle trochepot qui prend des positions acrobatiques pour boire plutôt que de se mouiller les pattes.

Les Fauvettes à tête noire, mâle ou femelle, ne se mouillent pas non plus les pattes et préfèrent s’étirer pour atteindre l’eau du bout du bec.

Enfin, quelques rencontres rares, comme ce Faucon pélerin. Il s’agit d’un individu de 2è année, qui a encore les stries juvéniles sur son corps, le plumage adulte viendra vers 18 à 20 mois m’ont expliqué des ornithologues.

Un passage rapide d’un Grimpereau des jardins.

Quelques Serins cini sont passés dans le quartier, dans les arbres ou sur le goudron de la rue.

Un oiseau discret mais bien établi depuis plusieurs semaines, le Pouillot véloce

Et quelques prises « au vol » : Buse variable, Grive draine, Faucon crécerelle, Pic vert dans un cerisier, Harle bièvre femelle, Rougequeue noir mâle et femelle et Pinson des arbres mâle.

Et encore quelques oiseaux du rivage ou du lac : Bergeronnette grise, Grand cormoran, Foulque macroule avec son bel oeil rouge et Fuligule morillon avec son ble oeil d’or.

Pour finir, la magie de la région du Léman où l’on peut voir des oiseaux de mer (Mouette rieuse) passer devant une montagne enneigée …

2019-04-07

La neige est venue freiner l’avancée du printemps mais ça n’a pas duré longtemps. Les insectes ont vite repris leur travail : butiner et polliniser.

En début de semaine, avant la neige, je suis parti en chasse au faucon. Je voulais voir si le Faucon crécerelle ou le Faucon pélerin étaient de retour dans les falaises des Mémises, qui se dressent sur près de 200m de haut.

Pas un seul rapace en vue. Quelques Grands corbeaux se poursuivaient dans le ciel. Par contre, j’ai eu le plaisir de voir un oiseau que j’ai rarement vu, deux fois dans le Jura et uen fois il y a deux ans dans cette falaise : le Tichodrome échelette. Il vit exclusivement dans les zones de rocaille et les falaises. Il sautille dans les murs de rochers et capture des insectes avec son bec long et recourbé.

Dans la même falaise, il y avait des Hirondelles de rochers. Je m’étais placé dans l’espèce de grotte que l’on voit sur la photo du haut et des hirondelles sont venues picorer de la boue à quelques mètres de moi, là où l’eau suinte de la roche.

Toujours au pied de la falaise, il restait des plaques de neige, sur lesquelles un Troglodyte mignon cherchait des insectes à picorer.

En me promenant dans les prés, je suis tombé sur une bande de merles et j’ai mis quelques instants à réaliser que c’étaient des Merles à plastron, que je n’avais jamais vus à Lugrin. En plus, c’était la sous-espèce « alpestris », une première pour moi ! L’autre sous-espèce « torquatus » est plus noire et c’est seulement le plastron blanc qui la distingue du Merle noir. Alpestris a un joli motif d’écailles sur le ventre. L’individu à la tête très noire est probablement un mâle et celui à la tête plus brune serait une femelle.

Au chapitre des rapaces, quelques Buses variables…

… et des Milans noirs. Ily a quelques prises d’un ballet aérien que je pense être un vol nuptial. Les oiseaux volaient ensemble, puis passaient à l’attaque mais sans agressivité, contrairement aux querelles territoriales. Leur agilité est magnifique.

Au bord du lac, j’ai rendu visite à l’une des héronnières que je connais. Difficile de voir si les oiseaux couvent déjà, mais il y a du monde dans les nids et sur les arbres aux alentours.

Un portrait rapproché d’un Grèbe huppé.

Retour aux oiseaux des bois et des prés : Pouillot véloce, Pinson des arbres mâle et Pigeon ramier.

Et pour terminer cette semaine, le Roitelet triple bandeau prenant son bain et un Etourneau sansonnet chanteur.

2019-03-31

La migration des rapaces se poursuit, comme le montre ce groupe de Milan royal profitant d’une ascendance.

Le printemps réveille les insectes et les première fleurs montrent leurs pétales.

L’Etourneau sansonnet arbore son plumage nuptial, ici probablement un mâle car la base de son bec est un peu bleutée.

Le Roitelet triple bandeau se donne en spectacle. La première photo, si elle manque de netteté sur l’oiseau, montre pourquoi il volette, alors que c’est habituellement un oiseau qui cherche les insectes dans les branches : une nuée d’insectes est à disposition pour son repas.

Le Rougegorge chante à gorge déployée, pour marquer son territoire ou pour attirer un ou une partenaire.

La Fauvette à tête noire photographiée est encore un mâle. Qu’on se rassure, j’ai enfin vu une femelle (tête rouille) même si je n’ai pas encore réussi de photo.

Chez le Rougequeue noir, mâles et femelles sont là. Il ne reste plus qu’à préparer les nids. Il me semble avoir repéré des préparatifs dans un garage, il faudra que je demande au propriétaire de me laisser regarder.

La fierté de la semaine est ici : une série du Grimpereau des jardins. C’est un oiseau d’une douzaine de centimètres difficile à voir, il suffit de regarder les photos où il est contre un tronc pour constater que son camouflage est très efficace. Mais dès que je l’ai vu, j’ai diffusé son chant enregistré sur mon téléphone portable, ce qui l’a attiré quelques instants à portée d’objectif.

Les Milan noir sont en migration pour certains et en cours d’installation pour d’autres. Nos voisins habituels ne sont toujours pas identifiables : ni « Marcel » avec sa bosse et ses plumes blanches sur le dos ni « Arthur » avec ses plumes blanches sur l’aile gauche. Si la première photo montre un individu agile qui mange en volant, la dernière montre un individu un peu mesquin dans sa participation à la création du nid. A ce train, le nid sera fini en septembre !

2019-03-24

Photo de la semaine : un couple de Canards souchet qui, outre les couleurs vives du plumage du mâle, se distingue par un bec long et large. Ils utilisent ce bec pour filtrer l’eau et retenir les nutriments (végétaux ou petits crustacés ?). Donc quand ils sont actifs, ils sont difficiles à photographier en entier car ils ont tout le temps le bec dans l’eau (un rapport avec l’expression ?).

Les Nettes rousses sont fréquentes sur le lac Léman mais ce sont surtout les mâles qui attirent l’attention avec leur tête colorée. Pourtant les femelles ont aussi de la classe.

Le Fuligule morillon a l’oeil d’or, une petite huppe, le bec bleu pâle et le ventre blanc, pour les mâles. Selon l’éclairage, la tête noire prend des reflets verts. Cette semaine j’ai eu la chance de capturer un vol qui montre que mâles et femelles ont en plus une belle bordure blanche sur les ailes.

Un premier Grèbe huppé faisait des ronds dans l’eau, peut-être en attente d’un poisson. Un autre, plus chanceux ou plus adroit, a réussi sa prise. Par contre, avaler le poisson est un exercice difficile, puisqu’il faut pouvoir tourner la proie de manière à pouvoir l’avaler.

La Sarcelle d’hiver femelle est discrète et terne sauf lorsqu’elle montre le miroir sur ses ailes.

Le Foulque macroule, que beaucoup de gens appellent « poule d’eau » – quelle hérésie – a, en plus de son oeil rouge, des pattes extraordinaires : pas palmées comme les canards mais plutôt « feuillues ».

Les Hérons cendrés bricolent leurs nids depuis plus d’un mois mais j’ai pu prendre un individu en plein travail de « récolte » de branchage, dans des conditions d’équilibre précaire. Je n’ai pas pu résister à l’agrandissement de l’oiseau en vol juste au-dessus de l’appareil photo. Enfin, dans les étangs de Chavornay (Suisse), deux Hérons et une Grande aigrette se querellaient pour une proie que j’ai pu identifier, en grossissant fortement, comme un canard mort.

Je continue à espérer réussir une photo de Martin pêcheur. Pour l’instant je me contente de prises à distance, comme celle-ci.

Les Milans noirs reviennent en nombre depuis samedi 16 mars. Pour l’instant il est difficile de distinguer ceux qui ne font que passer de ceux qui vont rester pour la saison. Ca crie beaucoup dans les arbres et ça tournoie dans le ciel mais nos voisins habituels n’ont pas encore pointé le bout de leur bec.

Le Milan royal continue son passage migratoire, en grand nombre. Il est joliment mis en valeur par les crêtes du Jura enneigées.

Parmi les rapaces qui migrent vers le Nord, il y a l’Epervier d’Europe. La dernière photo montre un mâle, d’après les plumes rousses de sa gorge et son épaule.

La confusion entre l’Epervier d’Europe (au-dessus) et l’Autour des palombes (au-dessous) est possible. La distinction se fait surtout à la largeur des hanches.
Voici ce que commente un correspondant sur le site www.chassimages.com où je demande de l’aide à l’identification quand j’en ai besoin :
« La forme des ailes avec le bord d’attaque assez rectiligne et les faibles marques alaires sur les secondaires me font pencher pour un Autour des palombes, une femelle. »

La Buse variable doit son nom à la grande variété des colorations du plumage, depuis des individus presque blancs jusqu’aux individus très sombres.

Un Verdier d’Europe, mâle, et la femelle plus discrète en arrière-plan.

Toujours des rencontres sympathiques avec le Geai des chênes, quand il ne songe pas à alerter tout le quartier avec son cri d’alarme.

Un écureuil sauteur, aperçu et capturé en photo dans les cîmes de châtaigniers.

La Sittelle torchepot, vive et rapide montre qu’elle est aussi à l’aise sous les branches que dessus.

Parmi les revenants printaniers, la Bergeronnette des ruisseaux …

… le Rougequeue noir, dont le mâle porte mieux le nom que la femelle…

… le Bruant des roseaux, mâle, …

… le Pouillot véloce …

… et la Fauvette à tête noire, mâle.

Je ne me lasse pas de photographier les roitelets, ici le Roitelet triple bandeau, qui ont des faces formidables avec ce masque noir et les traits sous le bec qui leur donnent l’air de faire la gueule.

Viennent ensuite une Mésange à longue queue, une Grive draine, une Mésange bleue et un Moineau domestique

2019-03-10

Photo de la semaine : un magnifique Grand cormoran en plumage nuptial. Je découvre que cet oiseau a des yeux émeraude en plus d’une tête de guerrier !

Restons sur la couleur des yeux et admirez ceux or/ambre des Fuligules morillons, mâles ou femelles. Certains mâles ont développé une huppe bien marquée.

Chez le Fuligule milouin, le mâle à l’oeil rouge mais la femelle a l’oeil noir. Toréador, prends garde…

Le Grèbe huppé a l’oeil rouge, peu visible sur ces photos. Même si certains oiseaux en sont déjà à la parade nuptiale, d’autres comme celui qui a un poisson dans le bec, sont encore en plumage d’hiver.

Le Grèbe castagneux se fait remarquer par les taches vert fluo sur le côté de son bec.

Pour le Canard chipeau, pas de signe remarquable sinon la finesse du dessin du plumage. Il faut les voir en vol, hélas pas photographié pour découvrir des motifs colorés sur les ailes.

Le Canard pilet, ici une femelle, est aussi d’une élégance discrète.

Le Canard colvert démontre, après une bagarre aquatique, que c’est bien en vol que les couleurs sont frappantes.

Le Harle bièvre mâle est très élégant, tant dans l’eau qu’en vol.

La Sarcelle d’hiver présente de belles couleurs, surtout le mâle, mais ces deux individus n’ont pas daigné sortir de leur sieste pour que je puisse mieux les capturer en photo.

La Gallinule poule d’eau, que j’ai rarement vue hors de l’eau montre ses belles pattes vertes, couleur aussi des pattes des Foulques macroules occupées à aménager leur nid.

Une après-midi à l’embouchure de la Dranse dans le Lémanm’a offert le ballet des Mouettes rieuses pêchant dans les remous. Les mouettes adultes ont les pattes rouges et, en plumage nuptial, la tête brun foncé. Ce jour la majorité des oiseaux adultes avaient la couleur encore mal finie. Les oiseaux aux pattes oranges et aux becs entre orange et rouge sont des jeunes de 1er hiver, des ados quoi.

Les Pouillots véloces reviennent de migration. Il étaient nombreux dans les roselières des Grangettes, réserve naturelle à l’extrémité amont du lac Léman.

Aussi de retour de migration, les Pipit mais ces oiseaux farouches sont difficiles à identifier quand ils sont loin.

Encore des retours de migration : les Hirondelles de rocher, reconnaissable à leur couleur brune et aux taches claires sur les plumes de la queue.

Le Tarier pâtre, comme les autres est migrateur et si le mâle est resté très éloigné, la femelle a été un peu plus facile à photographier.

La migration des Buses variables bat son plein, sous le trajet des migrateurs humains…

Les résidents habituels sont ici : Sittelle torchepot, Roitelet triple bandeau, Roitelet huppé, Bergeronnette grise, Pinson des arbres, Mésange bleue, Mésange charbonnière, Etourneau sansonnet.

Le Geai des chênes est en pleine période de chant amoureux. Cet oiseau connu pour ses cris d’alerte bruyants est capable d’un espèce de roucoulement feutré très doux et mélodieux. Quand je lui ai passé un enregistrement, celui-ci a entamé un espèce de dialogue et s’est laissé approcher.

Les pics, épeiche ou vert, se cachent quand on approche, d’où les photos prises à distance.

Enfin, pour nous convaincre que le printemps approche à grands pas, encore des papillons, cette fois la Grande tortue, et une première apparition du Lézard des murailles.

2019-03-03

Les rapaces migrateurs passent tous les jours depuis plusieurs semaines, à des altitudes variant en fonction de la météo et des ascendances. Précédées par le Milan royal, le premier à remonter vers le nord, ce sont maintenant les Buses variables qui remontent, parfois seules et parfois en groupes, jusqu’à huit individus. Ici deux Buses et un Milan royal.

Se percher à la cime d’un sapin est un art difficile, qui demande visiblement une grande concentration. Le vol est tout de même l’exercice qui convient le mieux à la Buse variable.

Impossible de savoir si cet Epervier d’Europe femelle est un migrateur ou un résident. Les autres oiseaux se sauvent à son approche puisqu’ils risquent de lui servir de repas.

Le Pic vert, malgré ses couleurs vives, sait se rendre peu visible en s’immobilisant contre un tronc d’arbre. Le Pic épeiche ne se cache pas. Par contre il s’enfuit dès qu’il est inquiet.

Le Roitelet triple bandeau (blanc-noir-orange) est un oiseau minuscule (9-10 cm) et très remuant. Le specimen des deux dernières photos, un mâle au vu de la couleur orange marquée, était très occupé à se toiletter et j’ai pu le photographier à moins de 3m.

Le Grosbec casse-noyaux m’a manqué en 2018. J’en ai vu quelques individus jeunes mais pas un seul adulte. Cette première observation de l’année est un plaisir!

Viennent ensuite les oiseaux familiers et réguliers : Mésange bleue, Rougegorge, Etourneau sansonnet et Mésange à longue queue.

Et pour terminer, un joli Syrphe. Pas du tout semblable aux abeilles malgré la couleur, c’est un diptère, comme les mouches.

2019-02-17

Un peu plus de variété cette semaine en terme de faune mais aussi particulièrement pour les oiseaux. La migration du Milan royal est bien entammée et la Buse variable commence aussi ses mouvements vers le nord, ce qui se traduit au dessus du Léman par un passage d’ouest en est puisque les migrateurs suivent la rive ou les crêtes qui la longent. Les Etourneaux sansonnet ont maintenant leur plumage nuptial, irisé de bleu-violet, mais leur becs sont encore sombres, le printemps n’est pas tout à fait là. Les premiers papillons, par contre, sont apparus : c’est la Petite tortue (Aglais urticae car les chenilles se développent sur les orties) qui ouvre le bal. D’après mon bouquin, la génération de fin d’été hiverne à l’abri et sort dès les premiers beaux jours.

En premier lieu, quelques photos prises au vol, ce qui est logique pour les oiseaux ou les insectes mais plus original pour le chamois. Autant pour le Roitelet triple bandeau que pour le chamois, la réussite de la photo doit beaucoup à la chance.

Une sortie en montagne a offert une belle opportunité de photographier un Aigle royal, venu chercher une ascendance juste au-dessus de moi

Pendant que l’Aigle tournait, les Chamois montaient la garde de très loin dans les falaises. Une autre troupe plus tard a été dérangée par un chien de chasse qui courait la montagne, seul.

Il ne reste plus qu’à afficher les autres observations de la semaine, plus courantes mais toujours agréables.

2019-02-10

Une semaine marquée par une faible fréquentation des oiseaux dans les lieux où je me suis promené. Alors je me suis rabattu sur les valeurs sûres, les oiseaux que je sais trouver à peu près fidèles à leurs postes habituels. Le Héron cendré qui médite face aux rochers, les Pics épeiche ou le Rougegorge familier qui tournent autour de leur bosquet territorial. J’ai pu y rajouter un passage de Milan royal en migration vers le Nord, un Epervier ou un Autour (distinction difficile à faire sur la seule photo) ou une Mésange à longue queue peu farouche.

2019-02-03

Une nouvelle coche dans ma liste d’oiseaux observés : le Râle d’eau. Entendu puis vu depuis l’observatoire de la réserve naturelle du Delta de la Dranse, au prix d’une longue attente. La diffusion de son « chant » (plutôt des cris répétés) sur mon téléphone portable l’a fait sortir à deux reprises des roseaux.

Aussi dans la réserve, un Geai des chênes est venu manger une purée de baies rouges (cynorrhodon ?) sur une branche assez près de moi.

Pour le reste, dans la réserve ou dans les prairies lugrinoises, ce sont les oiseaux habituels. Le cormoran freine avec les plumes de sa queue. La corneille a trouvé une noix. La Mouette rieuse baille à s’en décrocher la machoire et le Harle bièvre chasse en mettant juste la tête dans l’eau pour voir s’il y a du poisson. La Buse variable a laissé passer une averse de neige en bougeant à peine la tête, sans faire tomber son chapeau neigeux. Le Grèbe castagneux est bien un oiseau adulte, malgré son apparence de poussin : il est couvert de plumes duveteuses qui lui donne cet air mais il chasse les poissons en plongée et il est assez efficace.

2019-01-27

Enfin une semaine avec pas mal d’oiseaux. Et certains se sont laissés approcher pour quelques portraits sympathiques.

Premier passage de Milan royal en migration vers le Nord. Deux individus sont passés jeudi très haut au-dessus de Thonon, filant droit malgré le harcèlement d’une corneille protégeant son espace aérien.

Le Pic épeiche est présent toute l’année à Lugrin. Depuis quelques jours, lorsqu’il fait beau, ils tambourinent pour délimiter leurs territoires. J’en ai surpris un en train de creuser sa loge dans un vieil arbre fruitier. Le Pic épeichette, deux dernières photos, qui est aussi censé être présent toute l’année, est beaucoup plus difficile à voir (de la taille d’un moineau). Je ne l’ai jamais aperçu qu’en hiver quand les arbres sont dépouillés

Les hérons sont nombreux à hiverner au bord du Léman. Les adultes ont maintenant leur plumage nuptial, soit une longue plume noire qui descend sur la nuque (voir la semaine dernière). Cette semaine, j’ai pu photographier un « ado », né de l’été dernier donc nommé « 1er hiver » chez les ornithos – deuxième photo.

Chez les canards en général, le plumage nuptial est aussi présent. En témoignent les huppes arborées par les Fuligules morillons, mâles comme femelles. Les Harles bièvres commencent des esquisses de parades, qui consistent pour le mâle à pédaler frénétiquement pour filer sur l’eau en produisant la plus grosse vague possible : des ados avec leur scooter, je vous dis…

Chez les Pinsons, mâle et femelle sont aussi faciles à distinguer par les couleurs, même si le Pinson du Nord (photo 1) a la tête encore grise alors qu’elle sera bientôt noire en plein plumage nuptial.

Les Tarins des aulnes sont encore dans un plumage qui rend l’identification difficile. La femelle a la tête un peu grise et le mâle, en plumage nuptial, devrait être noir. Même si ceux que j’ai rencontré se sont laissés approcher, il m’est difficile de me prononcer.

Chez certains rapaces, comme l’Epervier d’Europe, il y a un dimorphisme sexuel mais pas de plumage nuptial. Exemple, cet Epervier d’Europe, femelle, qui est passé dans le jardin puis au-dessus de la maison, visant probablement les mésanges et moineaux qui viennent à la mangeoire que je leur ai confectionnée.

Enfin, il y a pas mal d’oiseaux chez qui la distinction n’est pas possible. En voici quelques uns, vus cette semaine.

Pour finir, le clou de la semaine : un Troglodyte mignon est venu se poser très près de moi, dans un beau rayon de soleil.