2019-08-04

Au risque de rendre la suite moins spectaculaire, je débute cet article par les prises rares.

Pour débuter, les chauve-souris qui squattent dans le faible espace entre les panneaux d’isolant et le bardage du chalet (env. 1,5 cm d’épaisseur). J’ai guetté leur sortie plusieurs soirs de suite. Malheureusement, le flash condamne l’appareil à prendre au 1/250è, ce qui est trop lent pour faire des photos nettes. Il y a plus de quarante locataires qui sortent l’une après l’autre à la tombée de la nuit. Il s’agirait de Pipistrelles pygmées, environ 4 à 5 cm de la tête à la queue.

En attendant patiemment des oiseaux à la source où ils vont boire et se baigner, j’étais assis au sol, juste couvert par un filet de camouflage assez lâche. Il y a eu un peu de bruit dans les herbes et deux chevreuils sont venus pour boire. La femelle s’est reculée d’un bond en apercevant ma forme mais le mâle a pris le temps de boire pendant que je raccourcissais mon zoom avec d’infimies précautions. J’ai eu le temps de ces trois clichés avant qu’ils ne repartent en quelques sauts.

Une nouvelle venue dans ma collection d’observations : la Fauvette babillarde. Je lui en veux tout de même de mettre à mal les quelques prunes que j’espérais déguster ces jours-ci.

Un Rougequeue à front blanc, encore jeune.

Encore des jeunes, des poussins de Nette rousse. Apparemment, c’est la garderie, et plusieurs adultes sont venus s’en occuper, surtout des femelles mais aussi un mâle reconnaissable à son bec entièrement coloré. A cette saison, il est en « éclipse », c’est à dire qu’il a perdu son plumage nuptial, en particulier les plumes rousses sur sa tête, qui lui valent son nom. Sur la dernière photo, on voit que les châtiment corporels sont pratiqués chez les oiseaux …

Chez le Fuligule morillon, c’est plus paisible mais il est vrai que la famille est moins nombreuse.

Pour la Mouette rieuse, d’un naturel bruyant, les jeunes manifestent à pleine gorge leur besoin de nourriture.

La Fauvette à tête noire, mâle, semble encourager son petit à se débrouiller seul pour dénicher des insectes dans la végétation…

… alors que pour la Corneille noire, c’est par le dialogue que tout se passe.

Le Merle noir est encore en plumage juvénile mais il est totalement autonome, voire en concurrence avec les adultes pour fouiller un bout de jardin.

Les jeunes Buses variables passent, en migration vers le sud.

Les Milans noirs de Lugrin sont partis, adultes et jeunes, et ceux que l’on voit maintenant sont des individus en migration vers l’Espagne puis le Niger ou le Mali. Retour en février-mars 2020.

Les Pouillots sont encore là pour quelques semaines…

…de même que les Pie-grièches, ici une femelle…

… ou les Bergeronnettes des ruisseaux.

Il y a tout de même des résidents à l’année, comme le Geai des chênes ou le Chardonneret élégant.

La Sittelle torchepot reste aussi attachée à son terroir, été comme hiver.

Sujet de fascination renouvelée : les pattes du Foulque macroule.

Et quelques insectes, en débutant par une sauterelle.

Un Orthetrum brun, mâle

Quelques butineurs, un bourdon, un syrphe, une petite abeille sauvage et un insecte surprenant aux antennes démesurées, de la famille des Ichneumonidae, le Stauropoctonus bombycivorus.

Une punaise qui pourrait défiler à un carnaval

et quelques papillons

En clôture : un écureuil roux

2019-07-21

La quinzaine écoulée a été fructueuse, surtout par la diversité des observations sur un territoire étendu : des rives de la Dranse jusqu’aux falaises de la Dent d’Oche, soit de 400 à 1880 m d’altitude.

Dans les prairies de Lugrin, les Pie-grièche écorcheur (mâle à gauche et femelle à droite) sont en pleine activité de chasse, avec probablement des nichées à nourrir.

Pour d’autres espèces les jeunes sont sortis des nids et doivent se débrouiller par eux-mêmes. Merle noir (2 individus assez différents), Buse variable, Bergeronnette des ruisseaux, Rougegorge, Grive draine et Serin cini, tous ces oiseaux sont des jeunes de l’année avec le plumage plus ou moins complet.

Dans les précédents articles, vous avez pu voir des familles de Pic vert, un adulte en compagnie d’un ou deux jeunes. Enfin, un juvénile m’a fait l’honneur de prendre la pose à portée d’objectif.

Je continue tout de même à observer des oiseaux adultes, dont un Geai des chênes venu boire …

…ainsi qu’une Fauvette à tête noire mâle refusant de partager sa flaque d’eau avec un Moineau domestique. Pendant ce temps, la femelle s’occupe des quelques cerises qui ont résisté à la sécheresse.

Un Chardonneret élégant, what else ?

Et une « classe » d’Hirondelles rustiques. Interprétation totalement fantaisiste puisque l’individu de gauche est un juvénile.

Une Hypolaïs polyglotte en bordure de Dranse. Elle tient son nom du fait qu’elle intègre des chants d’autres oiseaux dans ses propres mélodies. A ce compte là, de nombreux oiseaux pourraient prétendre à cette appellation, dont les étourneaux ou les merles.

ainsi qu’un Cincle plongeur ressortant après être allé nourrir sa nichée.

En montagne, le mâle de Linotte mélodieuse est venu se poser à la cime d’un sapin, chantant et paradant avec ses belles couleurs. L’effet escompté s’est produit, une femelle est venue admirer, non, juste voir et bof, allons voir ailleurs.

Sur les rives de la Dranse, au rayon libellules, que des mâles : deux photos d’un Calopteryx vierge méridional avec les ailes noires, deux photos d’un Agrion élégant, un autre Agrion que je n’ai pu déterminer et deux prises d’un Orthetrum brun (pour une fois c’est la couleur de la femelle qui donne le nom à l’espèce).

Retour en montagne, où un petit plan d’eau qui se transforme progressivement en tourbière m’a réservé une belle surprise : des Tritons des Alpes. C’est assez rare et la mare en était bien peuplée. En passant, le nom latin Ichthyosaura alpestris va bien avec l’aspect un peu préhistorique de la bestiole. La coloration orangée de l’abdomen de la dernière bestiole pourrait indiquer un mâle.

Sinon, dans les bras morts de la Dranse, la chaleur fait proliférer les algues au point que même les grenouilles ont de la peine à se déplacer.

C’est en altitude, à partir de 1600m, que j’ai revu des orchidées et des lys martagon.

Mais c’est autour de Lugrin que j’ai photographié le Demi-deuil, le Robert-le-Diable aux ailes joliment ciselées ainsi que l’Hespérie, dont il reste à préciser l’espèce. Quand aux trois papillons (une Mélitée et deux Argus probablement) qui lèchent le béton à la recherche de sels minéraux probablement, c’est une prise en montagne.

Je me suis lancé dans des essais de photographie rapprochée (on ne parle pas encore de macro à cette distance). il y a deux petits diptères (mouches?), un bourdon, un coléoptère orangé et une sauterelle en tenue de camouflage mais tout cela mériterait d’être mieux identifié.

2019-07-07

Ici sont rassemblées des photos de la semaine finissant le 23 juin et de celle finissant le 7 juillet. Pour les fleurs ou les insectes, cet écart de temps ne change pas grand-chose mais pour les oiseaux il peut y avoir une évolution importante : des jeunes quittent le nid comme chez les Milans noirs, les Hirondelles rustiques ou les Pics verts.

Les toutes dernières orchidées à l’altitude de Lugrin, pour en voir d’autres il faut maintenant monter au-delà de 100m. Une fleur violette qu’il me faut encore identifier et une centaurée.

Quelques visiteurs des fleurs, à commencer par les papillons. Le premier est peut-être le « Moyen nacré », le deuxième reste à identifier. Vient ensuite une série de trois Demi-deuil, un Myrtil et enfin deux clichés de la Zygène commune (anciennement appelée Zygène de la filipendule jusqu’à ce qu’on constate que ce papillon n’avait qu’indifférence pour la filipendule – qui est une modeste plante des prés)

Deux magnifiques insectes aux antennes démesurées : ce sont des Adela reaumurella, qui font partie de la grande famille des papillons. Une découverte pour moi.

Quelques belles poses de Milan noir. Sur la dernière photo, il y a un adulte et un jeune de l’année. Oeil clair, c’est l’adulte, oeil sombre c’est le juvénile.

Une Buse variable croise le vol d’un Grand martinet

Le mâle de la Pie-grièche écorcheur guette les insectes depuis un perchoir peu naturel mais heureusement il en reste qui respectent les traditions.

Un Gobemouche gris pose dans un encadrement beaucoup plus naturel et un autre s’est perché au sommet d’un bouleau pour capturer les insectes qui volent autour de sa tête.

Cette Sittelle torchepot est un jeune de l’année puisque la gorge est grise au lieu de rose orangé chez l’adulte.

Comme dans l’article précédent, une famille de Pic vert est de sortie : un jeune de l’année perché sur le piquet, un adulte et un autre jeune sont dans l’herbe en bas à gauche de la photo.

Chardonneret élégant adulte

Une Bergeronnette grise dans un de ses postes de chasse préférés : entre les sabots des vaches pour capturer les insectes qui se sauvent.

Un mâle de Fauvette à tête noire

Une femelle de Rougequeue noir

Une femelle de Serin cini

J’ai encore pu apercevoir le 18 juin deux jeunes Chouettes hulottes mais c’était sans doute la dernière prise de la saison.

Le Faisan de Colchide mâle survit, alors que les renards attaquent les poulaillers pour nourrir leurs rejetons.

Et puisqu’il est question de Renard, le voici : d’abord un adulte qui est passé non loin de moi. Il y a donc des jeunes quelque part, il fallait un peu de patience et d’observation pour voir les deux renardeaux, déjà de belle taille.

Pendant un de mes affûts où je guettais les oiseaux à la source, c’est un écureuil qui s’est promené sur un tronc très proche de moi. Je ne représente ni danger immédiat ni comestibilité, il est donc reparti tranquillement hors de ma vue.

Une exploration des rives de la Dranse de Thonon m’a permis de découvrir quelques bras morts aux eaux calmes et chaudes. Lieu idéal pour toutes sortes de libellules.
Les deux premières sont d’une femelle d’Anax empereur en train de pondre, la troisième peut-être un Agrion élégant. Ensuite, assez ressemblant mais avec l’abdomen plus bleu que noir, ce pourrait être un Agrion jouvencelle. L’Orthetrum bleuissant mérite un gros plan sur la « mécanique » des ailes. La dernière, un mâle, porte le nom poétique de « Petite nymphe au corps de feu »…

Enfin, pour ceux qui n’ont pas la phobie des reptiles, en cliqant sur la page Reptiles du menu vous verrez deux photos d’une Couleuvre à collier (vue dans un bras mort de la Dranse de Thonon)

2019-06-30

Une semaine en région toulousaine m’a apporté deux observations nouvelles en ornithologie.

En premier le Loriot d’Europe, ici deux prises d’un mâle. Oiseau de la taille d’un merle, il vit tout au sommet de grands arbres, ce qui le rend difficile à observer. Heureusement que sa couleur éclatante compense cette discrétion.

En second, le Cochevis huppé, qui fait partie des alouettes et qui se distingue par sa huppe qui reste toujours un peu dressée.

J’ai pu repérer un lieu fréquenté par les Martins pêcheurs mais les rives étant impraticables, j’ai du me contenter de photos à distance, au vol.

Un juvénile de Tarier pâtre

Une Aigrette garzette, reconnaissable à ses pattes jaune fluo.

et les Hérons garde-boeufs, très nombreux en été dans les prairies ou les champs fauchés. Les pattes sont noires, immenses par rapport à la tête et finalement peu pratiques quand il s’agit de se pose sur une clôture. Sur la dernière photo, l’individu au bec noir et au plumage blanc est un juvénile

Les Pic vert sont de sortie en famille : il y a un adulte (oeil noir et calotte rouge) et un juvénile plus terne.

Plusieurs Geai des chênes m’ont offert de belles poses

Une nouvelle observation, chez les rongeurs : un Ragondin. Ce sont des animaux échappés de captivité qui ont colonisé les berges des cours d’eau et qui prolifèrent en l’absence de prédateurs naturels.

Un animal plus familier : le lièvre

Quelques papillons : le Machaon, une Pièride et peut-être une Mélitée

Ces coléoptères à la couleur magnifique et aux cuisses de sumo sont des Hoplia coerulea. J’ai vite vu à quoi leur servaient ces pattes solides : si un intrus veut occuper le même perchoir, il y a bagarre jsuqu’à ce que l’un des deux tombe de la feuille et s’envole.

Le fleurs de ronce servent de terrain de rencontre à d’autre coléoptères

Les rives de l’Ariège au confluent avec la Garonne sont classées en réserve naturelle et les rives hébergent de nombreuses espèces de libellules.
Tout d’abord le Calopteryx occitan, dont le mâle a les ailes partiellement noires. En quatrième photo, une femelle de Calopteryx vierge. En dernière photo, il y a aussi deux couples d’Agrions en train de pondre.

Pourquoi cette libellule s’appelle le Gomphe à pinces septentrional? Gomphe, je ne sais pas mais pinces on voit tout de suite. C’est un mâle.

Celle-ci est un Orthetrum à stylets blancs, mâle.

Et celle-ci serait une femelle d’un autre Orthetrum, pas encore déterminé

Un Agrion, encore à préciser.

Cette libellule, que j’aurais aimé appeler « barbie », au vu des couleurs est une femelle de Calopteryx occitan

La série toulousaine se clôt sur un lézard curieux qui semble se demander qui de nous deux doit céder le passage à l’autre.

2019-06-09

Les prés passent progressivement à leur état estival. Les orchidées fanent petit à petit, alors que les centaurées s’ouvrent au milieu des graminées.

Dans un coin de prairie fleuri de grandes tiges violettes, il y avait un Moro-sphinx ou Sphinx colibri (nom latin Macroglossum stellatarum) qui butinait à toute vitesse d’une fleur à l’autre. Encore un papillon migrateur, qui passe juin-août chez nous et va se réfugier en Espagne ou plus au sud encore pour les mois plus froids.

L’observation des chouettes hulottes est de plus en plus difficile : les jeunes remplacent leur duvet par des plumes et volent de plus en plus loin quand ils sentent la menace de l’objectif pointé. Il y a tout de même encore un adulte à proximité.

A la loge des pics épeiche, le jeune montre sa tête quand il en a assez d’attendre sagement le nourissage. Par contre les adultes ont vite crié l’alarme et le petit s’est caché, un chat est venu rôder peu après que je me sois mis à l’affut.

Cette Sittelle torchepot est peut-être un jeune de cette année, au ventre très pâle.

Ce mâle de Serin cini s’est égosillé en se perchant en hauteur à plusieurs endroits dans un rayon de 5 à 6 mètres. Cherchait-il à attirer une compagne ou affirmait-il les limites de son territoire, je ne sais pas.

Le mâle du Pinson des arbres, lui, chantait de toutes ses forces, en concurrence vocale avec plusiuers autres. Je n’ai pas vu le jury mais il a dû remporter un prix !

Pendant que certains manifestent bruyamment, d’autres optent pour la discrétion, comme ce que je pense être un Pouillot véloce dans les rosiers de mon jardin.

Place aux rapaces avec une belle Buse variable qui s’est élevée dans les thermiques, sans un battement d’ailes.

Un autre oiseau est venu profiter de la même colonne d’air chaud : une Bondrée apivore.

Ce Milan noir se perche non loin du nid que je surveille régulièrement : partenaire de l’oiseau nicheur ?

Et la semaine s’achève sur cette rencontre, d’abord faite par le chien : un blaireau. Après avoir ramené le chien à la maison, je suis retourné dans les prés le lendemain, sans grand espoir. Comme c’est un animal essentiellement nocturne, je ne pensais pas le retrouver en milieu d’après-midi. Mais il doit y avoir des jeunes à nourrir au terrier.

Très occupé à capturer des insectes ou des vers, il ne s’est pas préoccupé de ma présence tant que j’étais loin. Puis il est parti à travers les bois en me surveillant de temps à autres, jusqu’à son terrier.

Beaucoup de patience a été nécessaire pour obtenir ces quelques images.

2019-06-02

Pas de photos des jeunes chouettes hulottes, aperçues mais bien cachées derrière le feuillage de plus en plus dense. Par contre, un adulte s’est montré plus coopératif le temps d’un cliché seulement.

Le nid de Milan noir est toujours occupé : on peut encore voir le dos et un peu de la tête grise de l’adulte.

Chez les Sittelles torchepot, le nid photographié la semaine dernière est maintenant vide. Est-ce un jeune de cette nichée qui se fait maintenant nourrir dans les châtaigniers ?

A la source, il y a toujours des oiseaux qui vont boire mais pour l’instant je n’y ai vu que des adultes.
Les Mésanges à longue queue…

les Serins cini (mâle très coloré et femelle plus terne) …

les Fauvettes à tête noire (mâle avec la calotte noire et femelle avec la calotte brune) …

les Chardonnerets élégants …

et les Etourneaux sansonnets.

Mais voici le clou de la semaine : un piaillement presque en continu venant d’un vieux cerisier m’a permis de repérer un nid de Pic épeiche. En y retournant trois jours de suite, j’ai pu prendre le nourrissage par le mâle (bandeau rouge derrière la tête) …

… puis par la femelle. Deux photos sont intéressantes : sur la première on voit la longue langue du pic et sur la deuxième on voit que l’alimentation n’est pas exclusivement d’insectes. En postant ma photo sur un site d’aide aux identifications, j’ai reçu l’explication : les pics raffolent de cerises. Le jeune a donc eu son dessert !

2019-05-26

Je commence la semaine avec un oiseau pensif qui admire, comme moi, la tombée du jour par un ciel pluvieux puis une orchidée – c’est plus gai – peut-être un Orchis militaire, avec ses fleurs casquées au-dessus des pétales en forme de petit bonhomme.

Ensuite viennent deux papillons du genre Argus. La 2 et la 3 sont du même individu.

Comme je suis allé me promener dans la réserve du Delta de la Dranse à l’heure de l’ouverture, 8 heures, j’ai pu voir deux Hérons cendrés faisant la grasse matinée : perchés sur une patte et la tête rentrée sous une aile.

Les Grand cormorans étaient déjà actifs, allant et venant entre l’eau et la cime des arbres, et certains perchés au-dessus de leur nid. C’est étonnant de voir que les populations de cormorans augmentent sans cesse alors que les nids sont de vagues entassements de branches mortes dans les fourches d’arbres plutôt cassants comme les trembles ou les aulnes.

Une rencontre sympathique, le Goéland cendré, que je vois pour la deuxième fois seulement. C’est un oiseau discret et assez rare comparé au Goéland leucophée qui crie tout autour du lac. Le premier indice qui le distingue est l’absence de tache rouge sur le bec.

Ce Goéland cendré restait paisiblement au pied des ilots envahis de Mouettes rieuses (ci-dessous) qui tournent au-dessus des nids en criant sans cesse, un vacarme assourdissant.

J’ai pu prendre d’assez près ce Foulque macroule. L’oiseau n’est pas particulièrement beau, plumage noir, oeil rouge et caroncule blanche sur un bec rosâtre, mais je suis fasciné par les pattes vertes « feuillues » et non palmées comme les canards.

Dans les roseaux, encore quelques Verdiers d’Europe …

… ainsi que quelques Etourneaux sansonnets …

et encore un Rousserolle effarvate.

Deux Corneilles noires en discussion en fin de journée.

Au chapitre des habituels, une Mésange à longue queue, un Rougegorge familier, une Fauvette à tête noire mâle ainsi qu’un Rougequeue noir mâle avec une proie pour sa nichée, que je n’ai pas repérée.

Encore un Grimpereau des bois, qui collecte des proies pour une probable nichée que j’aimerais bien observer aussi.

J’ai trouvé un rassemblement de Milan noirs, plus d’une dizaine. Est-ce que ce sont des oiseaux qui n’ont pas trouvé de partenaire pour nicher ? Je vais essayer de trouver l’information sur Internet. Par contre le Milan noir nicheur que je surveille est toujours présent dans son nid. On devine son dos, malgré le feuillage qui devient plus dense de jour en jour.

Et la série se termine sur les Chouettes hulottes. J’avais pensé en photographiant les petits que la lumière leur donnait une couleur tantôt grise et tantôt brune. Mais quand j’ai pu prendre un cliché des deux en même temps, il y a bien un petit gris et un petit brun… Ce sont des jeunes très curieux qui m’observent avec attention pendant que je les cherche et que je règle mon appareil. Il y en a un (photo 7) qui fait vivre pleinement l’expression « regarder par en dessous ». L’adulte (photos 8,9 et 10) reste farouche et distant.

2019-05-19

La direction de Lugrin, s’il vous plaît ? C’est par là ….
Ce sont deux Hirondelles rustiques, femelle à gauche et mâle à droite : les « filets », longues plumes de la queue, sont caractéristiques du mâle.

La semaine dernière, il y avait des oiseaux transportant des matériaux pour leur nid.
C’est probablement ce que faisait ce Grimpereau des bois. Il diffère un peu du Grimpereau des jardins présenté il y a quelques semaines, par le soucil blanc marqué, par l’ongle postérieur long (difficile à voir même sur une photo), par des motifs particuliers du plumage mais surtout par le chant, quand il veut bien produire un son…

Il y a ceux qui transportent et il y a ceux qui lâchent. Ce Milan noir a fait passer un objet de ses pattes à son bec puis l’a lâché : pas à son goût, pas comestible, pas utile pour son nid ? Le nid est un entassement de branches, agrémenté de quelques bouts de plastique coloré. La photo est fortement agrandie pour montrer l’oiseau nicheur, donc bientôt des poussins à observer …

Un autre nid, de Sittelle torchepot. Les poussins ne sont pas encore visibles, sur la deuxième photo, c’est un adulte qui contrôle s’il peut sortir sans risque. La preuve qu’il y a des poussins, c’est bien sûr que les adultes entrent avec des proies dans le bec mais aussi qu’ils sortent avec un sac fécal (photo 3). Les déjections des poussins sont enveloppées de mucus, que les adultes peuvent évacuer facilement pour maintenir le nid propre.

La Chouette hulotte, quasiment invisible tout le reste de l’année, est à cette saison une rencontre régulière dans les bois. Les poussins sont très rapidement hors du nid et passent la journée dans les branchages en grinçant des appels pour du ravitaillement, de jour comme de nuit. Comme les adultes sont là, les petits vont bientôt être visibles, du moins je l’espère.

Ceux-là ne sont pas encore prêts à nicher : ce sont les premières Pie-grièche écorcheur que je vois cette saison et seulement des mâles avec le masque de cambrioleur caractéristique. Il faut encore que les femelles reviennent de la migration en Afrique tropicale.

Première en photo : je n’avais jamais encore photographié de Fauvette des jardins, c’est fait !

La Fauvette à tête noire, mâle, est habituelle dans mes articles mais prise dans le feuillage frais d’un noyer, elle est dans un décor rare.

Le Troglodyte mignon est aussi un oiseau que je rencontre souvent,

tout comme les Mésanges à longue queue

ou comme le Verdier d’Europe. Pourtant je le vois plus souvent à la cime des arbres que dans les roseaux au bord du lac.

Un oiseau dont l’habitat naturel est la roselière, c’est la Rousserolle effarvatte

Et puisque j’étais dans une roselière (Pointe à la Bise, canton de Genève), j’en ai profité pour observer un Héron cendré et une Aigrette garzette en chasse dans le marais.

Enfin, pour clôturer la semaine, quelques orchidées :

2019-05-12

Cette série débute avec quelques exemples de ce que j’aperçois, soit à l’oeil nu, soit dans le viseur de l’appareil photo. Les images sont ici déjà un peu agrandies et traitées pour accentuer la netteté ou les contrastes. C’est seulement dans un deuxième temps que, parfois, je parviens à avoir une meilleure vue de l’animal repéré. Dans l’ordre, il s’agit d’une Chouette hulotte dans un sapin, un Héron pourpré dans les roseaux, un Bihoreau gris dans les branches mortes au bord du marais, un renard dans les fleurs de pissenlits, une Grande aigrette dans la roselière et une tortue de Floride qui se réchauffe sur un perchoir hors de l’eau. Bien entendu, voici maintenant de meilleures prises de ces animaux. Pardonnez un certain désordre des photos dans les blocs, je ne parviens pas à fixer un ordre d’apparition.

Le plus souvent ce sont des chants qui attirent mon attention mais parfois aussi des mouvements. Dans le cas de la Chouette hulotte, j’ai tout d’abord vu un oiseau s’envoler lorsque je suis passé près d’un sapin. Ensuite, ce sont les merles qui ont lancé des cris d’alerte dans tout un secteur du bois. Il me restait alors à m’approcher avec le nez en l’air pour repérer les chouettes … car il y en avait deux. La troisième photo a été prise quelques jours plus tard, dans le même secteur, mais là c’est l’appel de l’oiseau qui m’a prévenu.

Le Héron pourpré est moins répandu que le Héron cendré. Je n’en ai vu que dans la réserve du Creux de Terre à Chavornay (Suisse) ou dans la réserve de l’Etournel au bord du Rhône à coté de Bellegarde-sur-Valserine. Il est un peu plus petit que le Héron cendré, beaucoup plus discret et farouche.

Beaucoup plus difficile à observer que le Héron pourpré, voici le Bihoreau gris. C’est un petit héron de 65 cm de haut, nocturne, ce qui explique qu’il peut rester des heures sans bouger durant la journée. Un observateur que j’ai croisé au bord des étangs du Creux de Terre m’avait indiqué qu’il y avait un bihoreau sur la rive opposée. Il m’a fallu un bon moment d’inspection minutieuse de la rive au travers du téléobjectif pour repérer un bout de patte jaunâtre dans les branches mortes. Ensuite, je suis revenu à plusieurs reprises au même endroit entre 15 et 18 heures mais c’est seulement vers 19h que le bihoreau s’est étiré, puis a fait quelques pas avant de prendre son envol. L’oiseau brunâtre de la première photo est un immature aperçu dans les marais de l’Etournel.

Le renard est tout d’abord passé sur la rive de l’étang, assez loin derrière le dortoir du bihoreau. C’était donc une surprise pour moi d’en retrouver un (le même ?) en contournant un bosquet plus loin dans la zone de réserve du Creux de terre. Il -ou elle- était en compagnie de quatre renardeaux. Même en me plaquant rapidement au sol, j’ai tout de suite été repéré : l’adulte s’est éloigné en terrain ouvert à l’opposé de la haie dans laquelle les renardeaux ont battu en retraite. J’étais tout de même une source de curiosité et deux des jeunes sont ressortis quelques instants pour humer l’air dans ma direction avant de retourner sagement à l’abri de leur haie.

La Grande aigrette est encore une autre espèce similaire aux hérons. C’est un bel oiseau assez gracieux parce que tout blanc mais sa voix est un croassement peu harmonieux. De la même couleur, en plus petit, le bec gris et les pattes jaune-vert fluo, il y a l’Aigrette garzette, ci-dessous.

La tortue de Floride s’est installée dans les marais de l’Etournel, à partir de quelques individus relâchés dans la nature par des gens qui en avaient assez d’avoir cet animal dans un aquarium-terrarium à la maison. Malgré les températures plus froides de nos hivers que ceux de Floride, cette espèce se multiplie sans aucun prédateur naturel…

Maintenant quelques espèces apercues et vues sans difficulté particulière d’approche, si ce n’est la patience d’attendre leur apparition ou la rapidité de visée et de mise au point à leur passage.

Le Busard des roseaux, au Creux de Terre à Chavornay. Avec les ailes gris clair à la pointe noire, c’est un mâle. Avec le corps brun et la tête bicolore, c’est une femelle. C’est un grand oiseau (1m40 d’envergure) qui vole lentement au-dessus des plans d’eau et des roselières à la recherche de proies.

Certains oiseaux ont fini de couver, d’autres couvent , d’autres encore sont actifs à construire ou à entretenir le nid. Successivement, un Milan noir, un Grand cormoran et une Mouette rieuse.

La femelle de Harle bièvre, photographiée il y a dix jours à la cime d’un châtaignier montre où ces canards vont nicher. Dès que les cannetons sont éclos, la femelle les descend au lac, soit sur son dos soit en les poussant dans un ruisseau. Les petis sont immédiatement actifs à la recherche de proies avec la même technique que les adultes : vigoureux coups de palmes pour avancer, avec la tête sous l’eau. Mais si le courant est trop fort, s’il y a un risque quelconque ou s’il y a un peu de fatigue, hop, les petits grimpent à nouveau sur le dos de la mère.

Chez les Grèbes huppés, il y a tous les stades : certains en sont encore à la parade alors que d’autres sont en train de couver sur leur nid flottant.

Le Rougequeue noir est un familier de mes photos. Par contre le Rougequeue à front blanc est moins fréquent. Ces oiseaux au corps orangé sont les mâles, de même que les oiseaux à tête noire sont les mâles du Rougequeue noir. Les femelles sont, comme l’oiseau de gauche de la troisième photo, presque identiques pour les deux espèces.

Les gobemouches sont de retour depuis quelques semaines mais je n’avais pas encore pu en faire des photos décentes. Ici deux mâles de Gobemouche noir.

L’Epervier d’Europe, que je présente régulièrement puisqu’il en passe souvent au-dessus des prairies de Lugrin.

Les Chardonerets sont en ce moment très farouches. il est difficile d’obtenir des photos.

Les Bergeronnettes grises sont très rarement seules, ce sont des oiseaux qui se déplacent au minimum en paires et souvent jusqu’à cinq-six individus.

Les pouillots sont de petis oiseaux à peu près gros comme le moineau. Les pattes claires et la longueur des grandes plumes des ailes, les primaires, indiquent pour les trois premières photos plutôt du Pouillot fitis. La dernière photo serait plutôt un Pouillot véloce, j’ai entendu son chant.

Le Faucon crécerelle est visible presque partout où il y a une prairie ou un champ à la végétation encore basse. Il vole en faisant du sur place pour guetter des petits rongeurs. La deuxième photo est celle d’un mâle, identifiable par les points noirs sur le plumage du dos.

J’ai tenté des photos d’hirondelles en vol, en profitant qu’elles volaient au ralenti à contre-vent au ras de la rivière pour capturer des insectes. Ce sont toutes des Hirondelles rustiques (ce qu’on appelait dans le temps des hirondelles de cheminée).

La preuve que la Buse variable porte bien son nom est ici : deux plumages assez différents sur le corps. L’absence de barre noire terminale sur la queue indiquerait des individus pas encore adultes. je vais en demander confirmation.

J’aime beaucoup la Mouette rieuse dans son plumage nuptial : la tête brun chocolat et le cercle oculaire blanc lui confèrent un aspect d’oiseau de bande dessinée.

Puisqu’on en est aux bandes dessinées, la drague des grenouilles vertes avec les sacs vocaux gonflés tient aussi de la caricature. D’ailleurs l’étang où j’ai pris ces photos résonnait de croassements mais je n’ai vu aucun succès à ces appels bruyants.

Les papillons sont de plus en plus nombreux, comme le Machaon, l’Aurore (à vérifier) ou le Damier.

C’est aussi la grande éclosion des orchidées des prairies. Je ne suis pas encore capable de les distinguer mais je me contente de les admirer en gros ou en détail.

Dès qu’il y a eu quelques gouttes de pluie pour humidifier la terre, les morilles sont sorties… et les ramasseurs aussi. il faut presque se battre pour en trouver deux ou trois.

Et pour terminer, voici un écureuil, probablement malade, à voir son goître …

Suite au prochain numéro !

2019-04-28

Cette semaine, les photos ne sont pas de bonne qualité. Ce sont surtout les animaux aperçus qui sont intéressants.

Pour débuter, un Faucon crécerelle avec une proie tenue dans une serre.

Ensuite un Faucon pélerin, qui a daigné se poser quelques secondes le long de la falaise. Il est reconnaissable à ses « moustaches » très marquées et à la poitrine très carrée.

On quitte les oiseaux le temps du bain de soleil d’une marmotte, la première que je vois cette saison.

Les chamois sont assez communs dans mes montagnes mais la tête grise de celui qui est passé en contrebas de mon chemin est inhabituelle. Quant à l’énergumène qui est allé se poster tout au sommet de cette arrête rocheuse, on peut se demander ce qu’il avait dans la tête : simplement profiter du paysage, jouer au roi de la montagne ou peut-être encore qu’il a pris très au sérieux son rôle de guetteur de la troupe.

L’Ecureuil roux peut être effectivement roux mais il peut aussi être brun sombre. C’est une première pour moi que d’observer simultanément deux écureuils de couleurs différentes. Ils ne se sont pas approchés l’un de l’autre, à cause de ma présence peut-être.

Une chauve-souris voletait en plein jour, chose rare aussi. Ce serait une Pipistrelle commune mais difficile d’en être certain.

Le Cassenoix moucheté est farouche même si sa voix est forte, un peu comme le Geai.

Ma dernière observation du Bec croisé des sapins remonte à l’hiver 2016-2017. Je suis content d’avoir revu cet oiseau même si je n’ai vu que ce seul individu.

En observant un Etourneau sansonnet très proche de moi, j’ai découvert avec surprise que cet oiseau est vraiment multicolore. En plus de l’irisation des plumes du cou, du corps moucheté et des plumes des ailes soulignées de brun, il a des plumes vertes et bleues sur les épaules.

Pour terminer, un essai de macro : il n’y a pas que les abeilles qui se chargent de polliniser. Ces coléoptères vont participer à la fertilisation d’autres fleurs après s’être gavés et couverts de pollen.