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2019-06-09

Les prĂ©s passent progressivement Ă  leur Ă©tat estival. Les orchidĂ©es fanent petit Ă  petit, alors que les centaurĂ©es s’ouvrent au milieu des graminĂ©es.

Dans un coin de prairie fleuri de grandes tiges violettes, il y avait un Moro-sphinx ou Sphinx colibri (nom latin Macroglossum stellatarum) qui butinait Ă  toute vitesse d’une fleur Ă  l’autre. Encore un papillon migrateur, qui passe juin-aoĂ»t chez nous et va se rĂ©fugier en Espagne ou plus au sud encore pour les mois plus froids.

L’observation des chouettes hulottes est de plus en plus difficile : les jeunes remplacent leur duvet par des plumes et volent de plus en plus loin quand ils sentent la menace de l’objectif pointĂ©. Il y a tout de mĂȘme encore un adulte Ă  proximitĂ©.

A la loge des pics Ă©peiche, le jeune montre sa tĂȘte quand il en a assez d’attendre sagement le nourissage. Par contre les adultes ont vite criĂ© l’alarme et le petit s’est cachĂ©, un chat est venu rĂŽder peu aprĂšs que je me sois mis Ă  l’affut.

Cette Sittelle torchepot est peut-ĂȘtre un jeune de cette annĂ©e, au ventre trĂšs pĂąle.

Ce mĂąle de Serin cini s’est Ă©gosillĂ© en se perchant en hauteur Ă  plusieurs endroits dans un rayon de 5 Ă  6 mĂštres. Cherchait-il Ă  attirer une compagne ou affirmait-il les limites de son territoire, je ne sais pas.

Le mĂąle du Pinson des arbres, lui, chantait de toutes ses forces, en concurrence vocale avec plusiuers autres. Je n’ai pas vu le jury mais il a dĂ» remporter un prix !

Pendant que certains manifestent bruyamment, d’autres optent pour la discrĂ©tion, comme ce que je pense ĂȘtre un Pouillot vĂ©loce dans les rosiers de mon jardin.

Place aux rapaces avec une belle Buse variable qui s’est Ă©levĂ©e dans les thermiques, sans un battement d’ailes.

Un autre oiseau est venu profiter de la mĂȘme colonne d’air chaud : une BondrĂ©e apivore.

Ce Milan noir se perche non loin du nid que je surveille rĂ©guliĂšrement : partenaire de l’oiseau nicheur ?

Et la semaine s’achĂšve sur cette rencontre, d’abord faite par le chien : un blaireau. AprĂšs avoir ramenĂ© le chien Ă  la maison, je suis retournĂ© dans les prĂ©s le lendemain, sans grand espoir. Comme c’est un animal essentiellement nocturne, je ne pensais pas le retrouver en milieu d’aprĂšs-midi. Mais il doit y avoir des jeunes Ă  nourrir au terrier.

TrĂšs occupĂ© Ă  capturer des insectes ou des vers, il ne s’est pas prĂ©occupĂ© de ma prĂ©sence tant que j’Ă©tais loin. Puis il est parti Ă  travers les bois en me surveillant de temps Ă  autres, jusqu’Ă  son terrier.

Beaucoup de patience a été nécessaire pour obtenir ces quelques images.

2019-06-02

Pas de photos des jeunes chouettes hulottes, aperçues mais bien cachĂ©es derriĂšre le feuillage de plus en plus dense. Par contre, un adulte s’est montrĂ© plus coopĂ©ratif le temps d’un clichĂ© seulement.

Le nid de Milan noir est toujours occupĂ© : on peut encore voir le dos et un peu de la tĂȘte grise de l’adulte.

Chez les Sittelles torchepot, le nid photographié la semaine derniÚre est maintenant vide. Est-ce un jeune de cette nichée qui se fait maintenant nourrir dans les chùtaigniers ?

A la source, il y a toujours des oiseaux qui vont boire mais pour l’instant je n’y ai vu que des adultes.
Les MĂ©sanges Ă  longue queue…

les Serins cini (mĂąle trĂšs colorĂ© et femelle plus terne) …

les Fauvettes Ă  tĂȘte noire (mĂąle avec la calotte noire et femelle avec la calotte brune) …

les Chardonnerets Ă©lĂ©gants …

et les Etourneaux sansonnets.

Mais voici le clou de la semaine : un piaillement presque en continu venant d’un vieux cerisier m’a permis de repĂ©rer un nid de Pic Ă©peiche. En y retournant trois jours de suite, j’ai pu prendre le nourrissage par le mĂąle (bandeau rouge derriĂšre la tĂȘte) …

… puis par la femelle. Deux photos sont intĂ©ressantes : sur la premiĂšre on voit la longue langue du pic et sur la deuxiĂšme on voit que l’alimentation n’est pas exclusivement d’insectes. En postant ma photo sur un site d’aide aux identifications, j’ai reçu l’explication : les pics raffolent de cerises. Le jeune a donc eu son dessert !

2019-05-26

Je commence la semaine avec un oiseau pensif qui admire, comme moi, la tombĂ©e du jour par un ciel pluvieux puis une orchidĂ©e – c’est plus gai – peut-ĂȘtre un Orchis militaire, avec ses fleurs casquĂ©es au-dessus des pĂ©tales en forme de petit bonhomme.

Ensuite viennent deux papillons du genre Argus. La 2 et la 3 sont du mĂȘme individu.

Comme je suis allĂ© me promener dans la rĂ©serve du Delta de la Dranse Ă  l’heure de l’ouverture, 8 heures, j’ai pu voir deux HĂ©rons cendrĂ©s faisant la grasse matinĂ©e : perchĂ©s sur une patte et la tĂȘte rentrĂ©e sous une aile.

Les Grand cormorans Ă©taient dĂ©jĂ  actifs, allant et venant entre l’eau et la cime des arbres, et certains perchĂ©s au-dessus de leur nid. C’est Ă©tonnant de voir que les populations de cormorans augmentent sans cesse alors que les nids sont de vagues entassements de branches mortes dans les fourches d’arbres plutĂŽt cassants comme les trembles ou les aulnes.

Une rencontre sympathique, le GoĂ©land cendrĂ©, que je vois pour la deuxiĂšme fois seulement. C’est un oiseau discret et assez rare comparĂ© au GoĂ©land leucophĂ©e qui crie tout autour du lac. Le premier indice qui le distingue est l’absence de tache rouge sur le bec.

Ce Goéland cendré restait paisiblement au pied des ilots envahis de Mouettes rieuses (ci-dessous) qui tournent au-dessus des nids en criant sans cesse, un vacarme assourdissant.

J’ai pu prendre d’assez prĂšs ce Foulque macroule. L’oiseau n’est pas particuliĂšrement beau, plumage noir, oeil rouge et caroncule blanche sur un bec rosĂątre, mais je suis fascinĂ© par les pattes vertes « feuillues » et non palmĂ©es comme les canards.

Dans les roseaux, encore quelques Verdiers d’Europe …

… ainsi que quelques Etourneaux sansonnets …

et encore un Rousserolle effarvate.

Deux Corneilles noires en discussion en fin de journée.

Au chapitre des habituels, une MĂ©sange Ă  longue queue, un Rougegorge familier, une Fauvette Ă  tĂȘte noire mĂąle ainsi qu’un Rougequeue noir mĂąle avec une proie pour sa nichĂ©e, que je n’ai pas repĂ©rĂ©e.

Encore un Grimpereau des bois, qui collecte des proies pour une probable nichĂ©e que j’aimerais bien observer aussi.

J’ai trouvĂ© un rassemblement de Milan noirs, plus d’une dizaine. Est-ce que ce sont des oiseaux qui n’ont pas trouvĂ© de partenaire pour nicher ? Je vais essayer de trouver l’information sur Internet. Par contre le Milan noir nicheur que je surveille est toujours prĂ©sent dans son nid. On devine son dos, malgrĂ© le feuillage qui devient plus dense de jour en jour.

Et la sĂ©rie se termine sur les Chouettes hulottes. J’avais pensĂ© en photographiant les petits que la lumiĂšre leur donnait une couleur tantĂŽt grise et tantĂŽt brune. Mais quand j’ai pu prendre un clichĂ© des deux en mĂȘme temps, il y a bien un petit gris et un petit brun… Ce sont des jeunes trĂšs curieux qui m’observent avec attention pendant que je les cherche et que je rĂšgle mon appareil. Il y en a un (photo 7) qui fait vivre pleinement l’expression « regarder par en dessous ». L’adulte (photos 8,9 et 10) reste farouche et distant.

2019-05-19

La direction de Lugrin, s’il vous plaĂźt ? C’est par lĂ  ….
Ce sont deux Hirondelles rustiques, femelle à gauche et mùle à droite : les « filets », longues plumes de la queue, sont caractéristiques du mùle.

La semaine derniÚre, il y avait des oiseaux transportant des matériaux pour leur nid.
C’est probablement ce que faisait ce Grimpereau des bois. Il diffĂšre un peu du Grimpereau des jardins prĂ©sentĂ© il y a quelques semaines, par le soucil blanc marquĂ©, par l’ongle postĂ©rieur long (difficile Ă  voir mĂȘme sur une photo), par des motifs particuliers du plumage mais surtout par le chant, quand il veut bien produire un son…

Il y a ceux qui transportent et il y a ceux qui lĂąchent. Ce Milan noir a fait passer un objet de ses pattes Ă  son bec puis l’a lĂąchĂ© : pas Ă  son goĂ»t, pas comestible, pas utile pour son nid ? Le nid est un entassement de branches, agrĂ©mentĂ© de quelques bouts de plastique colorĂ©. La photo est fortement agrandie pour montrer l’oiseau nicheur, donc bientĂŽt des poussins Ă  observer …

Un autre nid, de Sittelle torchepot. Les poussins ne sont pas encore visibles, sur la deuxiĂšme photo, c’est un adulte qui contrĂŽle s’il peut sortir sans risque. La preuve qu’il y a des poussins, c’est bien sĂ»r que les adultes entrent avec des proies dans le bec mais aussi qu’ils sortent avec un sac fĂ©cal (photo 3). Les dĂ©jections des poussins sont enveloppĂ©es de mucus, que les adultes peuvent Ă©vacuer facilement pour maintenir le nid propre.

La Chouette hulotte, quasiment invisible tout le reste de l’annĂ©e, est Ă  cette saison une rencontre rĂ©guliĂšre dans les bois. Les poussins sont trĂšs rapidement hors du nid et passent la journĂ©e dans les branchages en grinçant des appels pour du ravitaillement, de jour comme de nuit. Comme les adultes sont lĂ , les petits vont bientĂŽt ĂȘtre visibles, du moins je l’espĂšre.

Ceux-lĂ  ne sont pas encore prĂȘts Ă  nicher : ce sont les premiĂšres Pie-griĂšche Ă©corcheur que je vois cette saison et seulement des mĂąles avec le masque de cambrioleur caractĂ©ristique. Il faut encore que les femelles reviennent de la migration en Afrique tropicale.

PremiĂšre en photo : je n’avais jamais encore photographiĂ© de Fauvette des jardins, c’est fait !

La Fauvette Ă  tĂȘte noire, mĂąle, est habituelle dans mes articles mais prise dans le feuillage frais d’un noyer, elle est dans un dĂ©cor rare.

Le Troglodyte mignon est aussi un oiseau que je rencontre souvent,

tout comme les Mésanges à longue queue

ou comme le Verdier d’Europe. Pourtant je le vois plus souvent Ă  la cime des arbres que dans les roseaux au bord du lac.

Un oiseau dont l’habitat naturel est la roseliĂšre, c’est la Rousserolle effarvatte

Et puisque j’Ă©tais dans une roseliĂšre (Pointe Ă  la Bise, canton de GenĂšve), j’en ai profitĂ© pour observer un HĂ©ron cendrĂ© et une Aigrette garzette en chasse dans le marais.

Enfin, pour clÎturer la semaine, quelques orchidées :

2019-05-12

Cette sĂ©rie dĂ©bute avec quelques exemples de ce que j’aperçois, soit Ă  l’oeil nu, soit dans le viseur de l’appareil photo. Les images sont ici dĂ©jĂ  un peu agrandies et traitĂ©es pour accentuer la nettetĂ© ou les contrastes. C’est seulement dans un deuxiĂšme temps que, parfois, je parviens Ă  avoir une meilleure vue de l’animal repĂ©rĂ©. Dans l’ordre, il s’agit d’une Chouette hulotte dans un sapin, un HĂ©ron pourprĂ© dans les roseaux, un Bihoreau gris dans les branches mortes au bord du marais, un renard dans les fleurs de pissenlits, une Grande aigrette dans la roseliĂšre et une tortue de Floride qui se rĂ©chauffe sur un perchoir hors de l’eau. Bien entendu, voici maintenant de meilleures prises de ces animaux. Pardonnez un certain dĂ©sordre des photos dans les blocs, je ne parviens pas Ă  fixer un ordre d’apparition.

Le plus souvent ce sont des chants qui attirent mon attention mais parfois aussi des mouvements. Dans le cas de la Chouette hulotte, j’ai tout d’abord vu un oiseau s’envoler lorsque je suis passĂ© prĂšs d’un sapin. Ensuite, ce sont les merles qui ont lancĂ© des cris d’alerte dans tout un secteur du bois. Il me restait alors Ă  m’approcher avec le nez en l’air pour repĂ©rer les chouettes … car il y en avait deux. La troisiĂšme photo a Ă©tĂ© prise quelques jours plus tard, dans le mĂȘme secteur, mais lĂ  c’est l’appel de l’oiseau qui m’a prĂ©venu.

Le HĂ©ron pourprĂ© est moins rĂ©pandu que le HĂ©ron cendrĂ©. Je n’en ai vu que dans la rĂ©serve du Creux de Terre Ă  Chavornay (Suisse) ou dans la rĂ©serve de l’Etournel au bord du RhĂŽne Ă  cotĂ© de Bellegarde-sur-Valserine. Il est un peu plus petit que le HĂ©ron cendrĂ©, beaucoup plus discret et farouche.

Beaucoup plus difficile Ă  observer que le HĂ©ron pourprĂ©, voici le Bihoreau gris. C’est un petit hĂ©ron de 65 cm de haut, nocturne, ce qui explique qu’il peut rester des heures sans bouger durant la journĂ©e. Un observateur que j’ai croisĂ© au bord des Ă©tangs du Creux de Terre m’avait indiquĂ© qu’il y avait un bihoreau sur la rive opposĂ©e. Il m’a fallu un bon moment d’inspection minutieuse de la rive au travers du tĂ©lĂ©objectif pour repĂ©rer un bout de patte jaunĂątre dans les branches mortes. Ensuite, je suis revenu Ă  plusieurs reprises au mĂȘme endroit entre 15 et 18 heures mais c’est seulement vers 19h que le bihoreau s’est Ă©tirĂ©, puis a fait quelques pas avant de prendre son envol. L’oiseau brunĂątre de la premiĂšre photo est un immature aperçu dans les marais de l’Etournel.

Le renard est tout d’abord passĂ© sur la rive de l’Ă©tang, assez loin derriĂšre le dortoir du bihoreau. C’Ă©tait donc une surprise pour moi d’en retrouver un (le mĂȘme ?) en contournant un bosquet plus loin dans la zone de rĂ©serve du Creux de terre. Il -ou elle- Ă©tait en compagnie de quatre renardeaux. MĂȘme en me plaquant rapidement au sol, j’ai tout de suite Ă©tĂ© repĂ©rĂ© : l’adulte s’est Ă©loignĂ© en terrain ouvert Ă  l’opposĂ© de la haie dans laquelle les renardeaux ont battu en retraite. J’Ă©tais tout de mĂȘme une source de curiositĂ© et deux des jeunes sont ressortis quelques instants pour humer l’air dans ma direction avant de retourner sagement Ă  l’abri de leur haie.

La Grande aigrette est encore une autre espĂšce similaire aux hĂ©rons. C’est un bel oiseau assez gracieux parce que tout blanc mais sa voix est un croassement peu harmonieux. De la mĂȘme couleur, en plus petit, le bec gris et les pattes jaune-vert fluo, il y a l’Aigrette garzette, ci-dessous.

La tortue de Floride s’est installĂ©e dans les marais de l’Etournel, Ă  partir de quelques individus relĂąchĂ©s dans la nature par des gens qui en avaient assez d’avoir cet animal dans un aquarium-terrarium Ă  la maison. MalgrĂ© les tempĂ©ratures plus froides de nos hivers que ceux de Floride, cette espĂšce se multiplie sans aucun prĂ©dateur naturel…

Maintenant quelques espĂšces apercues et vues sans difficultĂ© particuliĂšre d’approche, si ce n’est la patience d’attendre leur apparition ou la rapiditĂ© de visĂ©e et de mise au point Ă  leur passage.

Le Busard des roseaux, au Creux de Terre Ă  Chavornay. Avec les ailes gris clair Ă  la pointe noire, c’est un mĂąle. Avec le corps brun et la tĂȘte bicolore, c’est une femelle. C’est un grand oiseau (1m40 d’envergure) qui vole lentement au-dessus des plans d’eau et des roseliĂšres Ă  la recherche de proies.

Certains oiseaux ont fini de couver, d’autres couvent , d’autres encore sont actifs Ă  construire ou Ă  entretenir le nid. Successivement, un Milan noir, un Grand cormoran et une Mouette rieuse.

La femelle de Harle biĂšvre, photographiĂ©e il y a dix jours Ă  la cime d’un chĂątaignier montre oĂč ces canards vont nicher. DĂšs que les cannetons sont Ă©clos, la femelle les descend au lac, soit sur son dos soit en les poussant dans un ruisseau. Les petis sont immĂ©diatement actifs Ă  la recherche de proies avec la mĂȘme technique que les adultes : vigoureux coups de palmes pour avancer, avec la tĂȘte sous l’eau. Mais si le courant est trop fort, s’il y a un risque quelconque ou s’il y a un peu de fatigue, hop, les petits grimpent Ă  nouveau sur le dos de la mĂšre.

Chez les GrĂšbes huppĂ©s, il y a tous les stades : certains en sont encore Ă  la parade alors que d’autres sont en train de couver sur leur nid flottant.

Le Rougequeue noir est un familier de mes photos. Par contre le Rougequeue Ă  front blanc est moins frĂ©quent. Ces oiseaux au corps orangĂ© sont les mĂąles, de mĂȘme que les oiseaux Ă  tĂȘte noire sont les mĂąles du Rougequeue noir. Les femelles sont, comme l’oiseau de gauche de la troisiĂšme photo, presque identiques pour les deux espĂšces.

Les gobemouches sont de retour depuis quelques semaines mais je n’avais pas encore pu en faire des photos dĂ©centes. Ici deux mĂąles de Gobemouche noir.

L’Epervier d’Europe, que je prĂ©sente rĂ©guliĂšrement puisqu’il en passe souvent au-dessus des prairies de Lugrin.

Les Chardonerets sont en ce moment trĂšs farouches. il est difficile d’obtenir des photos.

Les Bergeronnettes grises sont trĂšs rarement seules, ce sont des oiseaux qui se dĂ©placent au minimum en paires et souvent jusqu’Ă  cinq-six individus.

Les pouillots sont de petis oiseaux Ă  peu prĂšs gros comme le moineau. Les pattes claires et la longueur des grandes plumes des ailes, les primaires, indiquent pour les trois premiĂšres photos plutĂŽt du Pouillot fitis. La derniĂšre photo serait plutĂŽt un Pouillot vĂ©loce, j’ai entendu son chant.

Le Faucon crĂ©cerelle est visible presque partout oĂč il y a une prairie ou un champ Ă  la vĂ©gĂ©tation encore basse. Il vole en faisant du sur place pour guetter des petits rongeurs. La deuxiĂšme photo est celle d’un mĂąle, identifiable par les points noirs sur le plumage du dos.

J’ai tentĂ© des photos d’hirondelles en vol, en profitant qu’elles volaient au ralenti Ă  contre-vent au ras de la riviĂšre pour capturer des insectes. Ce sont toutes des Hirondelles rustiques (ce qu’on appelait dans le temps des hirondelles de cheminĂ©e).

La preuve que la Buse variable porte bien son nom est ici : deux plumages assez diffĂ©rents sur le corps. L’absence de barre noire terminale sur la queue indiquerait des individus pas encore adultes. je vais en demander confirmation.

J’aime beaucoup la Mouette rieuse dans son plumage nuptial : la tĂȘte brun chocolat et le cercle oculaire blanc lui confĂšrent un aspect d’oiseau de bande dessinĂ©e.

Puisqu’on en est aux bandes dessinĂ©es, la drague des grenouilles vertes avec les sacs vocaux gonflĂ©s tient aussi de la caricature. D’ailleurs l’Ă©tang oĂč j’ai pris ces photos rĂ©sonnait de croassements mais je n’ai vu aucun succĂšs Ă  ces appels bruyants.

Les papillons sont de plus en plus nombreux, comme le Machaon, l’Aurore (Ă  vĂ©rifier) ou le Damier.

C’est aussi la grande Ă©closion des orchidĂ©es des prairies. Je ne suis pas encore capable de les distinguer mais je me contente de les admirer en gros ou en dĂ©tail.

DĂšs qu’il y a eu quelques gouttes de pluie pour humidifier la terre, les morilles sont sorties… et les ramasseurs aussi. il faut presque se battre pour en trouver deux ou trois.

Et pour terminer, voici un Ă©cureuil, probablement malade, Ă  voir son goĂźtre …

Suite au prochain numéro !

2019-04-28

Cette semaine, les photos ne sont pas de bonne qualité. Ce sont surtout les animaux aperçus qui sont intéressants.

Pour débuter, un Faucon crécerelle avec une proie tenue dans une serre.

Ensuite un Faucon pélerin, qui a daigné se poser quelques secondes le long de la falaise. Il est reconnaissable à ses « moustaches » trÚs marquées et à la poitrine trÚs carrée.

On quitte les oiseaux le temps du bain de soleil d’une marmotte, la premiĂšre que je vois cette saison.

Les chamois sont assez communs dans mes montagnes mais la tĂȘte grise de celui qui est passĂ© en contrebas de mon chemin est inhabituelle. Quant Ă  l’Ă©nergumĂšne qui est allĂ© se poster tout au sommet de cette arrĂȘte rocheuse, on peut se demander ce qu’il avait dans la tĂȘte : simplement profiter du paysage, jouer au roi de la montagne ou peut-ĂȘtre encore qu’il a pris trĂšs au sĂ©rieux son rĂŽle de guetteur de la troupe.

L’Ecureuil roux peut ĂȘtre effectivement roux mais il peut aussi ĂȘtre brun sombre. C’est une premiĂšre pour moi que d’observer simultanĂ©ment deux Ă©cureuils de couleurs diffĂ©rentes. Ils ne se sont pas approchĂ©s l’un de l’autre, Ă  cause de ma prĂ©sence peut-ĂȘtre.

Une chauve-souris voletait en plein jour, chose rare aussi. Ce serait une Pipistrelle commune mais difficile d’en ĂȘtre certain.

Le Cassenoix mouchetĂ© est farouche mĂȘme si sa voix est forte, un peu comme le Geai.

Ma derniĂšre observation du Bec croisĂ© des sapins remonte Ă  l’hiver 2016-2017. Je suis content d’avoir revu cet oiseau mĂȘme si je n’ai vu que ce seul individu.

En observant un Etourneau sansonnet trĂšs proche de moi, j’ai dĂ©couvert avec surprise que cet oiseau est vraiment multicolore. En plus de l’irisation des plumes du cou, du corps mouchetĂ© et des plumes des ailes soulignĂ©es de brun, il a des plumes vertes et bleues sur les Ă©paules.

Pour terminer, un essai de macro : il n’y a pas que les abeilles qui se chargent de polliniser. Ces colĂ©optĂšres vont participer Ă  la fertilisation d’autres fleurs aprĂšs s’ĂȘtre gavĂ©s et couverts de pollen.

2019-04-21

Ce couple de faisans est une belle revanche de la nature sur la chasse : ces animaux sont achetĂ©s Ă  des Ă©levages, expĂ©diĂ©s en caisse de bois puis lachĂ©s pendant l’hiver tout autour de Lugrin pour le plaisir de quelques chasseurs. Et ils survivent, se mettent en couple … et j’espĂšre pouvoir bientĂŽt photographier les petits !

Avec le printemps, la formation des couples est en cours pour de nombreuses espĂšces, dont les GrĂšbes huppĂ©s. L’accouplement est particuliĂšrement agressif, trĂšs voisin d’une bagarre, jusqu’Ă  ce que la femelle cĂšde, la tĂȘte sous l’eau … La parade reste magnifique et cocasse avec les gestes en miroir des deux partenaires. Et ensuite il faut tout de mĂȘme se sustenter.

Le mĂąle de la Nette rousse gonfle le plumage de sa tĂȘte pour impressionner la femelle et quand plusieurs mĂąles sont en concurrence, c’est Ă  qui aura la plus grosse tĂȘte.

Les Milans noirs ont des parades nuptiales aériennes spectaculaires, avec simulacre de bagarre.

L’apparition d’un intrus dans l’espace aĂ©rien, ici un Milan royal, provoque tout de suite une bagarre bien rĂ©elle, jusqu’Ă  la fuite de l’indĂ©sirable.

Comme l’an dernier, un couple de Canard colvert fuit l’agitation du bord du lac et cherche le calme dans un petit ruisseau. Ils semblent peu habituĂ©s aux remous et Ă  la force du courant.

Il y a toujours du travail pour préparer ou entretenir les nids. Que ce soit le Grand cormoran, le Héron cendré ou la Corneille noire.

Le HĂ©ron cendrĂ© s’est d’ailleurs prĂ©tĂ© Ă  une sĂ©ance de portrait :

Les mĂ©sanges Ă  longue queue ont fait de mĂȘme :

De mĂȘme que la Sittelle trochepot qui prend des positions acrobatiques pour boire plutĂŽt que de se mouiller les pattes.

Les Fauvettes Ă  tĂȘte noire, mĂąle ou femelle, ne se mouillent pas non plus les pattes et prĂ©fĂšrent s’Ă©tirer pour atteindre l’eau du bout du bec.

Enfin, quelques rencontres rares, comme ce Faucon pĂ©lerin. Il s’agit d’un individu de 2Ăš annĂ©e, qui a encore les stries juvĂ©niles sur son corps, le plumage adulte viendra vers 18 Ă  20 mois m’ont expliquĂ© des ornithologues.

Un passage rapide d’un Grimpereau des jardins.

Quelques Serins cini sont passés dans le quartier, dans les arbres ou sur le goudron de la rue.

Un oiseau discret mais bien établi depuis plusieurs semaines, le Pouillot véloce

Et quelques prises « au vol » : Buse variable, Grive draine, Faucon crécerelle, Pic vert dans un cerisier, Harle biÚvre femelle, Rougequeue noir mùle et femelle et Pinson des arbres mùle.

Et encore quelques oiseaux du rivage ou du lac : Bergeronnette grise, Grand cormoran, Foulque macroule avec son bel oeil rouge et Fuligule morillon avec son ble oeil d’or.

Pour finir, la magie de la rĂ©gion du LĂ©man oĂč l’on peut voir des oiseaux de mer (Mouette rieuse) passer devant une montagne enneigĂ©e …

2019-04-07

La neige est venue freiner l’avancĂ©e du printemps mais ça n’a pas durĂ© longtemps. Les insectes ont vite repris leur travail : butiner et polliniser.

En début de semaine, avant la neige, je suis parti en chasse au faucon. Je voulais voir si le Faucon crécerelle ou le Faucon pélerin étaient de retour dans les falaises des Mémises, qui se dressent sur prÚs de 200m de haut.

Pas un seul rapace en vue. Quelques Grands corbeaux se poursuivaient dans le ciel. Par contre, j’ai eu le plaisir de voir un oiseau que j’ai rarement vu, deux fois dans le Jura et uen fois il y a deux ans dans cette falaise : le Tichodrome Ă©chelette. Il vit exclusivement dans les zones de rocaille et les falaises. Il sautille dans les murs de rochers et capture des insectes avec son bec long et recourbĂ©.

Dans la mĂȘme falaise, il y avait des Hirondelles de rochers. Je m’Ă©tais placĂ© dans l’espĂšce de grotte que l’on voit sur la photo du haut et des hirondelles sont venues picorer de la boue Ă  quelques mĂštres de moi, lĂ  oĂč l’eau suinte de la roche.

Toujours au pied de la falaise, il restait des plaques de neige, sur lesquelles un Troglodyte mignon cherchait des insectes Ă  picorer.

En me promenant dans les prĂ©s, je suis tombĂ© sur une bande de merles et j’ai mis quelques instants Ă  rĂ©aliser que c’Ă©taient des Merles Ă  plastron, que je n’avais jamais vus Ă  Lugrin. En plus, c’Ă©tait la sous-espĂšce « alpestris », une premiĂšre pour moi ! L’autre sous-espĂšce « torquatus » est plus noire et c’est seulement le plastron blanc qui la distingue du Merle noir. Alpestris a un joli motif d’Ă©cailles sur le ventre. L’individu Ă  la tĂȘte trĂšs noire est probablement un mĂąle et celui Ă  la tĂȘte plus brune serait une femelle.

Au chapitre des rapaces, quelques Buses variables…

… et des Milans noirs. Ily a quelques prises d’un ballet aĂ©rien que je pense ĂȘtre un vol nuptial. Les oiseaux volaient ensemble, puis passaient Ă  l’attaque mais sans agressivitĂ©, contrairement aux querelles territoriales. Leur agilitĂ© est magnifique.

Au bord du lac, j’ai rendu visite Ă  l’une des hĂ©ronniĂšres que je connais. Difficile de voir si les oiseaux couvent dĂ©jĂ , mais il y a du monde dans les nids et sur les arbres aux alentours.

Un portrait rapprochĂ© d’un GrĂšbe huppĂ©.

Retour aux oiseaux des bois et des prés : Pouillot véloce, Pinson des arbres mùle et Pigeon ramier.

Et pour terminer cette semaine, le Roitelet triple bandeau prenant son bain et un Etourneau sansonnet chanteur.

2019-03-31

La migration des rapaces se poursuit, comme le montre ce groupe de Milan royal profitant d’une ascendance.

Le printemps réveille les insectes et les premiÚre fleurs montrent leurs pétales.

L’Etourneau sansonnet arbore son plumage nuptial, ici probablement un mĂąle car la base de son bec est un peu bleutĂ©e.

Le Roitelet triple bandeau se donne en spectacle. La premiĂšre photo, si elle manque de nettetĂ© sur l’oiseau, montre pourquoi il volette, alors que c’est habituellement un oiseau qui cherche les insectes dans les branches : une nuĂ©e d’insectes est Ă  disposition pour son repas.

Le Rougegorge chante à gorge déployée, pour marquer son territoire ou pour attirer un ou une partenaire.

La Fauvette Ă  tĂȘte noire photographiĂ©e est encore un mĂąle. Qu’on se rassure, j’ai enfin vu une femelle (tĂȘte rouille) mĂȘme si je n’ai pas encore rĂ©ussi de photo.

Chez le Rougequeue noir, mĂąles et femelles sont lĂ . Il ne reste plus qu’Ă  prĂ©parer les nids. Il me semble avoir repĂ©rĂ© des prĂ©paratifs dans un garage, il faudra que je demande au propriĂ©taire de me laisser regarder.

La fiertĂ© de la semaine est ici : une sĂ©rie du Grimpereau des jardins. C’est un oiseau d’une douzaine de centimĂštres difficile Ă  voir, il suffit de regarder les photos oĂč il est contre un tronc pour constater que son camouflage est trĂšs efficace. Mais dĂšs que je l’ai vu, j’ai diffusĂ© son chant enregistrĂ© sur mon tĂ©lĂ©phone portable, ce qui l’a attirĂ© quelques instants Ă  portĂ©e d’objectif.

Les Milan noir sont en migration pour certains et en cours d’installation pour d’autres. Nos voisins habituels ne sont toujours pas identifiables : ni « Marcel » avec sa bosse et ses plumes blanches sur le dos ni « Arthur » avec ses plumes blanches sur l’aile gauche. Si la premiĂšre photo montre un individu agile qui mange en volant, la derniĂšre montre un individu un peu mesquin dans sa participation Ă  la crĂ©ation du nid. A ce train, le nid sera fini en septembre !

2019-03-24

Photo de la semaine : un couple de Canards souchet qui, outre les couleurs vives du plumage du mĂąle, se distingue par un bec long et large. Ils utilisent ce bec pour filtrer l’eau et retenir les nutriments (vĂ©gĂ©taux ou petits crustacĂ©s ?). Donc quand ils sont actifs, ils sont difficiles Ă  photographier en entier car ils ont tout le temps le bec dans l’eau (un rapport avec l’expression ?).

Les Nettes rousses sont frĂ©quentes sur le lac LĂ©man mais ce sont surtout les mĂąles qui attirent l’attention avec leur tĂȘte colorĂ©e. Pourtant les femelles ont aussi de la classe.

Le Fuligule morillon a l’oeil d’or, une petite huppe, le bec bleu pĂąle et le ventre blanc, pour les mĂąles. Selon l’Ă©clairage, la tĂȘte noire prend des reflets verts. Cette semaine j’ai eu la chance de capturer un vol qui montre que mĂąles et femelles ont en plus une belle bordure blanche sur les ailes.

Un premier GrĂšbe huppĂ© faisait des ronds dans l’eau, peut-ĂȘtre en attente d’un poisson. Un autre, plus chanceux ou plus adroit, a rĂ©ussi sa prise. Par contre, avaler le poisson est un exercice difficile, puisqu’il faut pouvoir tourner la proie de maniĂšre Ă  pouvoir l’avaler.

La Sarcelle d’hiver femelle est discrĂšte et terne sauf lorsqu’elle montre le miroir sur ses ailes.

Le Foulque macroule, que beaucoup de gens appellent « poule d’eau » – quelle hĂ©rĂ©sie – a, en plus de son oeil rouge, des pattes extraordinaires : pas palmĂ©es comme les canards mais plutĂŽt « feuillues ».

Les HĂ©rons cendrĂ©s bricolent leurs nids depuis plus d’un mois mais j’ai pu prendre un individu en plein travail de « rĂ©colte » de branchage, dans des conditions d’Ă©quilibre prĂ©caire. Je n’ai pas pu rĂ©sister Ă  l’agrandissement de l’oiseau en vol juste au-dessus de l’appareil photo. Enfin, dans les Ă©tangs de Chavornay (Suisse), deux HĂ©rons et une Grande aigrette se querellaient pour une proie que j’ai pu identifier, en grossissant fortement, comme un canard mort.

Je continue Ă  espĂ©rer rĂ©ussir une photo de Martin pĂȘcheur. Pour l’instant je me contente de prises Ă  distance, comme celle-ci.

Les Milans noirs reviennent en nombre depuis samedi 16 mars. Pour l’instant il est difficile de distinguer ceux qui ne font que passer de ceux qui vont rester pour la saison. Ca crie beaucoup dans les arbres et ça tournoie dans le ciel mais nos voisins habituels n’ont pas encore pointĂ© le bout de leur bec.

Le Milan royal continue son passage migratoire, en grand nombre. Il est joliment mis en valeur par les crĂȘtes du Jura enneigĂ©es.

Parmi les rapaces qui migrent vers le Nord, il y a l’Epervier d’Europe. La derniĂšre photo montre un mĂąle, d’aprĂšs les plumes rousses de sa gorge et son Ă©paule.

La confusion entre l’Epervier d’Europe (au-dessus) et l’Autour des palombes (au-dessous) est possible. La distinction se fait surtout Ă  la largeur des hanches.
Voici ce que commente un correspondant sur le site www.chassimages.com oĂč je demande de l’aide Ă  l’identification quand j’en ai besoin :
« La forme des ailes avec le bord d’attaque assez rectiligne et les faibles marques alaires sur les secondaires me font pencher pour un Autour des palombes, une femelle. »

La Buse variable doit son nom Ă  la grande variĂ©tĂ© des colorations du plumage, depuis des individus presque blancs jusqu’aux individus trĂšs sombres.

Un Verdier d’Europe, mĂąle, et la femelle plus discrĂšte en arriĂšre-plan.

Toujours des rencontres sympathiques avec le Geai des chĂȘnes, quand il ne songe pas Ă  alerter tout le quartier avec son cri d’alarme.

Un écureuil sauteur, aperçu et capturé en photo dans les cßmes de chùtaigniers.

La Sittelle torchepot, vive et rapide montre qu’elle est aussi Ă  l’aise sous les branches que dessus.

Parmi les revenants printaniers, la Bergeronnette des ruisseaux …

… le Rougequeue noir, dont le mĂąle porte mieux le nom que la femelle…

… le Bruant des roseaux, mĂąle, …

… le Pouillot vĂ©loce …

… et la Fauvette Ă  tĂȘte noire, mĂąle.

Je ne me lasse pas de photographier les roitelets, ici le Roitelet triple bandeau, qui ont des faces formidables avec ce masque noir et les traits sous le bec qui leur donnent l’air de faire la gueule.

Viennent ensuite une Mésange à longue queue, une Grive draine, une Mésange bleue et un Moineau domestique