2021-02-28

Après des journées de neige puis des températures négatives, une période de temps chaud annonce le printemps et toute la faune s’active.

Les abeilles sont éveillées et tiennent des conférences animées au bord de la ruche

Un bourdon terrestre s’active dans les fleurs d’hellébore.

Et, bien entendu, les prédateurs sont aussi sortis de leur léthargie hivernale, comme le lézard des murailles.

L’écureuil roux a repris son activité principale, le grignotage. La nourriture, à cette période, se trouve facilement à terre, surtout au pied des chataigniers, mais il faut être très vigilant pour ne pas succomber à une attaque de chat ou d’épervier.

Le voici justement, l’Epervier d’Europe, en repérage au-dessus des grands arbres.

Son passage déclenche des grésillements d’alerte chez les Grives draines. Elles ne s’envolent pourtant que sous une attaque franche de l’épervier, elles s’épuiseraient sinon.

Voici un Verdier d’Europe, quasiment invisible à Lugrin pendant les mois d’hiver.

La Mésange bleue montre que les oiseaux ont repris leur régime insectivore. Les habitudes de bain ne changent pas en hiver mais je suppose que quelques degrés en plus doivent rendre la séance plus agréable.

Les Etourneaux sansonnets ont revêtu leur plumage nuptial mais volent encore en groupe, comportement qui disparaît dès la nidification.

Chez le Grèbe huppé, il y a non seulement le plumage nuptial mais aussi les danses de parade. La dernière photo a été prise à l’embouchure dela Dranse dans le Léman et on voit bien la couleur verte de la rivière froide qui ne se mélange pas à l’eau bleue plus chaude du lac.

Les Fuligules morillons sont toujours dans la phase de formation des couples , ce qui agite passablement leur plan d’eau. Très occupés, ils se sont montrés moins méfiants qu’à l’habitude et j’ai pu saisir quelques photos d’assez près.

Depuis le même poste d’observation, j’ai aussi pu tirer le portrait d’une Foulque macroule. Elle casse un morceau de plante aquatique en secouant fortement la tête.

Les Nettes rousses sont restées un peu plus loin, dommage. Le mâle, à gauche sur la première photo arbore de belles couleurs et un superbe bec rouge.

Deux femelles de Harles bièvres sont venues s’ébrouer après avoir glissé le corps juste en dessous de la surface.

Deux Cygnes tuberculés immatures – bec terne et plumage encore marqué de beige – ont tenté de se poser sur le plan d’eau mais ont vite été écartés par les adultes : j’ai entendu les battements d’aile mais ils étaient alors hors de ma vue.

Le Grand cormoran peut être assez frustrant pour un photographe : lorsqu’il a choisi l’immobilisme, il peut rester longtemps fixe, avec à peine un mouvement de tête de temps à autre.

L’autre champion de l’immobilisme est le Héron cendré, souvent perché sur une seule patte.

Un de mes oiseaux préférés, le Pic épeichette – ici une femelle, avec son air un peu ronchon.

Une Mésange charbonnière en pleine séance de yoga ….

… et un Rougegorge familier observant le photographe intrus.

La migration des rapaces a débuté et même si le pic de passages est pour la mi-mars, le poste d’observation du Hucel à 950m permet de voir les oiseaux d’assez près. D’autres photos certainement la semaine prochaine.

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