Deux semaines se sont écoulées depuis la dernière publication et nous voici confinés à nouveau, par une météo moins clémente qu’au printemps. Comme au printemps, la faune va certainement en profiter, même si des chasses de régulation seront encore exceptionellement autorisées pour « éviter les dégâts aux cultures » par sangliers et chevreuils.
En voilà déjà un qui a toutes les chances de survivre quelques semaines, le mâle du Faisan de Colchide.
Moins de passage dans les prés et les lisières de bois, les champignons prolifèrent.
Après la fauche, il reste des endroits qui recèlent encore de plantes automnales….
… pour le plus grand plaisir des Mésanges nonnettes, par exemple.
Parmi les oiseaux qui se nourrissent des graines de toutes sortes d’herbes et de plantes, il y a les Chardonnerets élégants. Pas toujours faciles à approcher, j’ai tout de même fini par en prendre un de près, en me cachant dans des broussailles.
Avec la chute progressive des feuilles, les Pics épeiches redeviennent visibles.
Le Rougegorge familier ne se cache guère, c’est une saison où il délimite son territoire en lançant des cris ou ses grésillements – on ne peut pas vraiment parler de chant – depuis des branches bien en vue.
Le Pouillot véloce reste timide et discret mais pour lui aussi la chute des feuilles enlève une partie de la protection.
Rien de particulier à dire des Mésanges bleues, si ce n’est que, comme les autres mésanges, elle passe progressivement d’un régime insectivore d’été à un régime granivore d’hiver. Belle adaptation aux conditions saisonnières.
A l’automne, il y a des passages fréquents de Vulcains (Vanessa atalanta) en migration vers le sud. Ces beaux papillons s’arrêtent souvent sur les fruits tombés pour se restaurer avant de repartir. Le dessous des ailes, malgré des zones oranges et bleues les camoufle assez bien s’ils se posent sur une écorce.
Toutes les photos qui suivent ont été prises en région toulousaine, où j’ai passé quelques jours avant le nouveau confinement.
Une Buse variable
Un Autour des palombes
Un Faucon crécerelle
Un Cochevis huppé, de la famille des alouettes.
Une série de bruants, probablement du Bruant proyer
Une Bergeronnette grise
Un Tarier des prés
Un Héron cendré
Quelques Etourneaux sansonnets
Une Corneille noire
Une Pie bavarde
et dans le même champ, une Perdrix rouge. Le plumage des flancs apparaît flou : ce n’est pas un défaut de la photo, c’est un effet naturel du plumage. Plutôt rondouillet, l’oiseau devient très svelte et agile quand il s’enfuit en courant.
Et pour clore cet article, une Mante religieuse, dernière apparition avant les jours froids auxquels elle ne survivra pas.


























































