Sur les trois semaines écoulées, il y a eu une alternance de périodes chaudes (jusqu’à plus de 17°C) et des journées hivernales avec gel, neige ou grésil. Des insectes sont sortis, notamment des papillons, et ils n’auront probablement pas survécu aux rigueurs des jours suivants. Les petits oiseaux, comme les mésanges ou les moineaux, sont venus s’agglutiner à la mangeoire pour dévorer les boules de graisse et les graines. Les merles qui avaient commencé leur chant printannier sont redevenus silencieux en attendant un prochain rayon de soleil.
Pour commencer sur une note printanière, voici ci-dessus une Petite tortue qui butine les premières fleurs et ci-dessous deux migrateurs qui remontent vers leurs lieux de nidification : un Milan royal et une Buse variable.
Les grives font partie des oiseaux optimistes qui chantent le printemps au moindre rayon de soleil.
Chez les Fuligules morillons, les mâles ont tous acquis leur houpette mais certains plus que d’autres,
Les Fuligules milouins (4 mâles) font la sieste, tous alignés de la même manière, face au vent.
Des couples se forment, comme chez les Canards chipeau (mâle à gauche, femelle à droite)
Certains Grands cormorans commencent à blanchir et à prendre la crête noire au sommet de la tête, plumage nuptial.
Et voilà des « étrangers ». Certains Canards mandarins se sont échappés d’élevages ou de parcs. Ce couple, échappé récent ou redevenu sauvage depuis longtemps nul ne sait, s’est installé depuis quelques semaines dans la réserve du Delta de la Dranse. Le mâle est très soucieux de maintenir les distances avec les autres canards locaux et passe son temps à éloigner les intrus sur ce tronc d’arbre tombé.
Deux beaux oiseaux à l’envol : un Geai des chênes et une Sittelle torchepot.
Le Bouvreuil pivoine est toujours discret et c’est un plaisir d’en repérer un, surtout lorsque c’est une femelle, encore plus discrète que les mâles.
Au chapitre des oiseaux discrets, voici l’Accenteur mouchet. De dos, il peut passer pour un moineau mais la tête et la poitrine gris-bleu lui sont propres. Il y en a en ce moment deux qui viennent à la mangeoire d’hiver.
Les mésanges sont évidemment présentes en nombre à la mangeoire, que ce soit la Mésange bleue, la Mésange noire ou la Mésange charbonnière.
Le Pinson des arbres mâles a son plumage nuptial et, à cette saison où les arbres offrent peu de ressources alimentaires, il se nourrit au sol de toutes sortes de graines.
Une sortie hors sentiers dans la montagne des Mémises m’a mené presque nez à nez avec ce petit bouquetin. Ce ne sont pas des animaux farouches mais celui-ci a joué le modèle sans inquiétude aucune.
Par contre, le bouquetin s’est soudain figé en alerte, tendu prêt à bondir. Lorsque j’ai levé le nez, deux Aigles royaux passaient au-dessus de nous.
Le premier est un jeune adulte, qui a encore un peu de blanc sous les ailes. Le second, avec les grandes marques blanches sous les ailes est un jeune de 1er hiver. (merci au forum de Chassimages https://www.chassimages.com/forum/index.php/board,92.0.html )
Comme d’habitude, les dernières images sont celles prises par le piège photo, que je continue à déplacer pour essayer de voir d’autres bestioles. Il y a toujours du renard, une fouine (fourrure claire descendant vers l’intérieur de la patte avant, ce qui écarte la martre), qui porte une proie sur l’avant dernière photo. En dernière photo, un petit rongeur, souris ou mulot.































