2020-01-05

Bonne année 2020 ! J’en débute les photos par des natures « mortes » mais les images d’oiseaux et autres animaux viennent tout de suite.

Pour la période des fêtes, j’étais au nord de la Lorraine, proche de la frontière de l’Allemagne et du Luxembourg. C’est une région riche en gibier, surtout des chevreuils et des sangliers.
Les chevreuils sont visibles la plupart du temps à plusieurs centaines de mètres, au beau milieu des cultures. L’alerte est donnée lorsqu’ils perçoivent un mouvement, même lointain. Le signal de la fuite, c’est le miroir blanc sur l’arrière-train, où les poils se hérissent. Pas de miroir, c’est le signe que les animaux sont en confiance.

J’ai tout de même pu, en essayant d’approcher des oiseaux à l’abri d’une haie, photographier quelques chevreuils à moins d’une dizaine de mètres. Le mâle porte encore le velours sur ses bois, velours qu’il arrachera en frottant de la tête des troncs d’arbres pour marquer sa présence.

Les sangliers sont restés très lointains, même si j’ai levé un groupe qui siestait juste de l’autre côté d’une haie que j’ai longé. Mais le temps de trouver une trouée pour passer l’objectifs, ils étaient partis.

Les grands espaces cultivés conviennent au Busard Saint-Martin, grand rapace qui chasse en survolant prairies et cultures à quelques mètres du sol, malheureusement à des moments où la lumière faiblit. J’ai repéré au moins deux individus, femelles ou jeunes, dont l’un avait des plumes brisées à l’extrémité d’une aile.

Autre rapace, plus commun, le Faucon crécerelle. Là aussi deux individus au moins.

Comme la région est assez humide, de nombreux hérons et aigrettes restent en hivernage. Une Grande aigrette était quasiment tous les jours au même endroit, très occupée à rechercher insectes et vers mais trop méfiante pour être photographiée au sol.

La Grive litorne est un oiseau fréquent aussi autour des cultures, dont le dos gris vire presque au bleu selon l’éclairage.

Les haies et buissons sont souvent animés par les Bruants jaunes

Alors que les écorces des arbres sont explorées méthodiquement par les grimpereaux

Quelques autres oiseaux : Etourneau sansonnet, en bande – Pinson des arbres, au sol – Chardonneret élégant – Mésange bleue

A Lugrin, un Epervier d’Europe est venu attaquer, sans succès, les oiseaux qui viennent à la mangeoire d’hiver.

A proximité de la mangeoire, les mésanges bleues et nonnette m’ont accordé quelques portraits.

Les chamois ne se sont pas montrés dans les coins que j’ai explorés, ils sont restés très loin sur d’autres pentes.

Une Fauvette à tête noire, mâle, a fait des étirements dans un rayon de soleil.

Le Pouillot véloce prospecte autant le sol que les buissons à la recherche d’insectes.

Dans un fourré, au pied d’un arbre, gisait un blaireau, mort depuis peu.

Le Père Noël m’a apporté un piège photo : un appareil qui se déclenche automatiquement lorsqu’il y a un mouvement. Voici la première – et seule pour le moment – image correcte captée, en bas de mon jardin : passage d’un chevreuil femelle, un jour vers midi.

La difficulté est de placer l’appareil sur un passage d’animaux, orienté correctement sans quoi ça n’enregistre que le paysage sans l’animal qui a provoqué le déclenchement. Il faut apprendre. Il y aura certainement d’autres images ces prochains jours

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