2019-08-04

Au risque de rendre la suite moins spectaculaire, je débute cet article par les prises rares.

Pour débuter, les chauve-souris qui squattent dans le faible espace entre les panneaux d’isolant et le bardage du chalet (env. 1,5 cm d’épaisseur). J’ai guetté leur sortie plusieurs soirs de suite. Malheureusement, le flash condamne l’appareil à prendre au 1/250è, ce qui est trop lent pour faire des photos nettes. Il y a plus de quarante locataires qui sortent l’une après l’autre à la tombée de la nuit. Il s’agirait de Pipistrelles pygmées, environ 4 à 5 cm de la tête à la queue.

En attendant patiemment des oiseaux à la source où ils vont boire et se baigner, j’étais assis au sol, juste couvert par un filet de camouflage assez lâche. Il y a eu un peu de bruit dans les herbes et deux chevreuils sont venus pour boire. La femelle s’est reculée d’un bond en apercevant ma forme mais le mâle a pris le temps de boire pendant que je raccourcissais mon zoom avec d’infimies précautions. J’ai eu le temps de ces trois clichés avant qu’ils ne repartent en quelques sauts.

Une nouvelle venue dans ma collection d’observations : la Fauvette babillarde. Je lui en veux tout de même de mettre à mal les quelques prunes que j’espérais déguster ces jours-ci.

Un Rougequeue à front blanc, encore jeune.

Encore des jeunes, des poussins de Nette rousse. Apparemment, c’est la garderie, et plusieurs adultes sont venus s’en occuper, surtout des femelles mais aussi un mâle reconnaissable à son bec entièrement coloré. A cette saison, il est en « éclipse », c’est à dire qu’il a perdu son plumage nuptial, en particulier les plumes rousses sur sa tête, qui lui valent son nom. Sur la dernière photo, on voit que les châtiment corporels sont pratiqués chez les oiseaux …

Chez le Fuligule morillon, c’est plus paisible mais il est vrai que la famille est moins nombreuse.

Pour la Mouette rieuse, d’un naturel bruyant, les jeunes manifestent à pleine gorge leur besoin de nourriture.

La Fauvette à tête noire, mâle, semble encourager son petit à se débrouiller seul pour dénicher des insectes dans la végétation…

… alors que pour la Corneille noire, c’est par le dialogue que tout se passe.

Le Merle noir est encore en plumage juvénile mais il est totalement autonome, voire en concurrence avec les adultes pour fouiller un bout de jardin.

Les jeunes Buses variables passent, en migration vers le sud.

Les Milans noirs de Lugrin sont partis, adultes et jeunes, et ceux que l’on voit maintenant sont des individus en migration vers l’Espagne puis le Niger ou le Mali. Retour en février-mars 2020.

Les Pouillots sont encore là pour quelques semaines…

…de même que les Pie-grièches, ici une femelle…

… ou les Bergeronnettes des ruisseaux.

Il y a tout de même des résidents à l’année, comme le Geai des chênes ou le Chardonneret élégant.

La Sittelle torchepot reste aussi attachée à son terroir, été comme hiver.

Sujet de fascination renouvelée : les pattes du Foulque macroule.

Et quelques insectes, en débutant par une sauterelle.

Un Orthetrum brun, mâle

Quelques butineurs, un bourdon, un syrphe, une petite abeille sauvage et un insecte surprenant aux antennes démesurées, de la famille des Ichneumonidae, le Stauropoctonus bombycivorus.

Une punaise qui pourrait défiler à un carnaval

et quelques papillons

En clôture : un écureuil roux

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