C’est l’automne qui prend enfin ses quartiers, avec un peu de pluie et un peu de froid et quelques champignons qui pointent le bout de leur chapeau. Ces coprins que j’ai photographiés ne sont pas comestibles.

Dans la journée on voit encore de insectes qui volent, comme la femelle du Grand cuivré …

… ou quelques guêpes affairées. Bon, celle-ci se repose.

Affairés, ce sont aussi les Ecureuils roux, qui parcourent les arbres et le sol à la recherche de provisions pour l’hiver.




Il existe, dans le nord du Japon je crois, une famille de corneilles qui a appris à poser les noix sur la route pour que les voitures les ouvrent en roulant dessus. Les Corneilles noires locales ne connaissent pas cette méthode et sont contraintes de taper du bec jusqu’à réussir à briser la coque.


Les Corneilles locales savent par contre très bien défendre leur territoire contre les intrus, que ce soit une Buse variable …

… ou un Pygargue à queue blanche. Celui-ci est venu se poser un soir – par faible lumière donc – d’abord sur un châtaignier puis dans les branches d’un sapin. Le lendemain matin, les corneilles l’ont houspillé jusqu’à son départ.
Extraits du site « Les Aigles du Léman » qui mène un programme d’élevage et de réintroduction :
« Le Pygargue à queue blanche est l’un des plus grands rapaces diurnes d’Europe. La longueur totale de l’oiseau adulte est de 70-100 cm, pour une envergure de 190-250 cm. Son poids varie d’environ 4 kg pour le mâle jusqu’à 6 kg pour la femelle. Le plumage des adultes est brun sauf la tête et le cou qui sont plus clairs. Les ailes sont longues et rectangulaires, leurs extrémités atteignent le bout de la queue. (…)Les juvéniles sont plus sombres, notamment à la tête, et présentent un manteau variablement moucheté de clair. La queue est en grande partie sombre, le bec est noir et l’iris assez sombre. (…) Les Pygargues, spécialisés dans la capture de poissons, disposent de tarses dénudés aux deux tiers, de soles plantaires couvertes de spicules rigides, de doigts plutôt courts et de serres très arquées leur permettant la capture et le maintien des poissons de forte taille. »



Quelques oiseaux de proportions et de présence plus habituelles.
Un mâle de Fauvette à tête noire …

… un Rougegorge familier …

… quelques Mésanges nonnettes …



… un Pouillot véloce …


… et un Troglodyte mignon.


Les Chardonnerets élégants sont rares cette année mais en voici une petite troupe d’adultes – rouge sur la face – et de jeunes de l’année – pas de rouge.




Sur les rives du lac, je continue d’être émerveillé par la qualité de camouflage du Héron cendré lorsqu’il se pose dans les arbres.

Malgré ses couleurs vives, le Martin pêcheur est aussi difficile à repérer quand il est posé dans la végétation, surtout s’il est de face. Il faut arriver à le suivre à l’aboutissement de son vol.


En montagne, la couleur grise et noire du Tichodrome échelette se fond avec la roche qu’il prospecte. On le repère d’abord à ses petits cris puis à la couleur de ses ailes lorsqu’il volette pour aller plus loin.




Un autre habitant des montagnes, l’Accenteur alpin a de jolies couleurs qu’on voit que par en-dessous. Sinon, le plumage du dos le rend presqu’impossible à voir sur fond de roche.

Fin de la promenade avec quelques femelles et jeunes bouquetins.



