2020-11-15

Encore confinés, les sorties se limitent donc aux rives du lac ou aux prairies au-dessus du village. Pourtant, il y a une variété d’oiseaux à observer.

Le Troglodyte mignon fouille les tas de branchages au sol. C’est par le mouvement des brindilles que je le soupçonne avant de le voir à sa sortie. Il mesure moins de 10 cm et pèse à peine 8 grammes.

Un peu plus petit avec ses 5 à 7 grammes, le Roitelet huppé est plus facile à apercevoir car il chasse les insectes dans les branchages, souvent dans les conifères. Un de ceux que j’ai observés cette semaine est allé se percher, chose rare, sur un fil de clôture.

En restant très calme au bord du lac, j’ai fini par pouvoir approcher un Cincle plongeur. La distance de fuite est généralement assez grande : je repère le ou les oiseaux à la tache blanche de leur gorge, comme sur la première photo, où l’on voit deux oiseaux – un au premier plan et un tout au fond. L’oiseau n’est pas gros – 20 cm – mais il est plus lourd que d’autres oiseaux de la même taille – jusque 70 grammes – ce qui lui facilite la plongée. Le Cincle est farouche et s’envole au moindre signe inquiétant. Il chasse des petits crustacés, soit en marchant dans l’eau soit en nageant.

La plus farouche du rivage, c’est la Bergeronnette des ruisseaux, qui s’envole déjà si l’on approche à une vingtaine de mètres

Pas facile non plus d’approcher les Grands cormorans qui sont toujours en alerte mais, plus grands, ils ont plus faciles à photographier.

Le bord du lac offre d’autres coups d’oeil sur des oiseaux bruyants, comme les Mouettes rieuses. Sur l’avant-dernière photo un reflet de l’eau donne un effet hollywoodien à un oiseau sinon quelconque. La mouette de la dernière photo semble avoir une patte blessée puisqu’elle n’est pas rentrée en position aérodynamique.

Et quelques Goélands leucophée pour compléter le tableau.

Les Harles bièvres sont de retour pour l’hiver, qu’ils prolongeront par les nids. Il n’y a pratiquement plus aucun de ces oiseaux sur les rivages de Lugrin entre août et novembre.

Si les Hérons cendrés sont présents toute l’année autour du Léman, ça faisait plusieurs mois qu’ils s’étaient faits très discrets sur la portion de rive visible depuis chez moi.

Un Grèbe huppé, au sortir d’une plongée.

Ces deux Cygnes tuberculés sont passés, déjà en posture de parade nuptiale, probablement un effet secondaire d’une après-midi bien ensoleillée. Toutefois, en ornithologie, deux oiseaux ne font pas un couple mais une paire, tant qu’on n’a pas de preuve – accouplement ou nidification.

C’est le cas de cette paire de Buses variables qui sont venues se poser quelques secondes avant de repartir, probablement en migration.

Chez les Rougegorge familiers, à part le bain, c’est la période de délimitation des territoires avant l’hiver. Il s’agit de chanter très fort tout autour du territoire et de chasser tout intrus en fonçant droit dessus.

La source qui sert aux bains est aussi fréquentée par les Pinsons des arbres …

… et par différentes mésanges …

… ou encore par les Chardonnerets élégants.

La Sittelle torchepot continue ses chasses aux insectes dans l’écorce des arbres …

… tout comme le Grimpereau.

Parmi les « grands » oiseaux, voici la Corneille noire …

… le Geai des Chênes …

… et le Pic vert, toujours étonnant de discrétion malgré son plumage vert et sa calotte rouge.

La chasse a repris, malgré le confinement : il faut bien « réguler » les populations de gibier comme sanglier, cerf et chevreuil. Au moins ce Faisan de Colchide survit, pour l’instant. Là aussi, malgré le plumage de la tête, l’animal est assez discret une fois à couvert.

Dès qu’il y a des fruits tombés, on voit des Vulcains.

Quand le soleil apparaît, il y a encore des bourdons en activité mais les gelées au sol sont pour bientôt. Ils vont alors s’enterrer pour passer les semaines les plus froides.

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