
Je commence la semaine avec un oiseau pensif qui admire, comme moi, la tombée du jour par un ciel pluvieux puis une orchidée – c’est plus gai – peut-être un Orchis militaire, avec ses fleurs casquées au-dessus des pétales en forme de petit bonhomme.

Ensuite viennent deux papillons du genre Argus. La 2 et la 3 sont du même individu.
Comme je suis allé me promener dans la réserve du Delta de la Dranse à l’heure de l’ouverture, 8 heures, j’ai pu voir deux Hérons cendrés faisant la grasse matinée : perchés sur une patte et la tête rentrée sous une aile.

Les Grand cormorans étaient déjà actifs, allant et venant entre l’eau et la cime des arbres, et certains perchés au-dessus de leur nid. C’est étonnant de voir que les populations de cormorans augmentent sans cesse alors que les nids sont de vagues entassements de branches mortes dans les fourches d’arbres plutôt cassants comme les trembles ou les aulnes.
Une rencontre sympathique, le Goéland cendré, que je vois pour la deuxième fois seulement. C’est un oiseau discret et assez rare comparé au Goéland leucophée qui crie tout autour du lac. Le premier indice qui le distingue est l’absence de tache rouge sur le bec.

Ce Goéland cendré restait paisiblement au pied des ilots envahis de Mouettes rieuses (ci-dessous) qui tournent au-dessus des nids en criant sans cesse, un vacarme assourdissant.

J’ai pu prendre d’assez près ce Foulque macroule. L’oiseau n’est pas particulièrement beau, plumage noir, oeil rouge et caroncule blanche sur un bec rosâtre, mais je suis fasciné par les pattes vertes « feuillues » et non palmées comme les canards.

Dans les roseaux, encore quelques Verdiers d’Europe …
… ainsi que quelques Etourneaux sansonnets …

et encore un Rousserolle effarvate.

Deux Corneilles noires en discussion en fin de journée.

Au chapitre des habituels, une Mésange à longue queue, un Rougegorge familier, une Fauvette à tête noire mâle ainsi qu’un Rougequeue noir mâle avec une proie pour sa nichée, que je n’ai pas repérée.
Encore un Grimpereau des bois, qui collecte des proies pour une probable nichée que j’aimerais bien observer aussi.
J’ai trouvé un rassemblement de Milan noirs, plus d’une dizaine. Est-ce que ce sont des oiseaux qui n’ont pas trouvé de partenaire pour nicher ? Je vais essayer de trouver l’information sur Internet. Par contre le Milan noir nicheur que je surveille est toujours présent dans son nid. On devine son dos, malgré le feuillage qui devient plus dense de jour en jour.
Et la série se termine sur les Chouettes hulottes. J’avais pensé en photographiant les petits que la lumière leur donnait une couleur tantôt grise et tantôt brune. Mais quand j’ai pu prendre un cliché des deux en même temps, il y a bien un petit gris et un petit brun… Ce sont des jeunes très curieux qui m’observent avec attention pendant que je les cherche et que je règle mon appareil. Il y en a un (photo 7) qui fait vivre pleinement l’expression « regarder par en dessous ». L’adulte (photos 8,9 et 10) reste farouche et distant.
























